Dossier
11/12/2006
Choisir à deux le prénom de bébé...
Se forger une opinion Chacun doit se poser les bonnes questions. Qu'est-ce qui est essentiel pour moi dans un prénom ? L'harmonie avec le nom de famille, la simplicité d'écriture, la mélodie, l'origine, sa cote en 2007 ? N'ai-je pas envie de donner à mon enfant le même prénom que moi ou celui d'une personne chère disparue ? Ai-je des blocages particuliers sur les prénoms mixtes, composés, anglo-saxons, courts ? Les futurs parents ont tout intérêt à s'aider des nombreux ouvrages à leur disposition et à surfer sur notre service prénom pour avoir une vue d'ensemble et connaître la signification, l'histoire et les tendances des prénoms. Tout ceci leur permettra de faire le tri dans leurs idées et de tenir une position plus claire. Élire ses saints patrons Une feuille blanche, une colonne "prénoms fille" et une "prénoms garçon". Deux à quatre prénoms par sexe. Si vous en proposez moins, vous fermez le débat et donnez l'impression à votre interlocuteur de ne pas du tout pouvoir participer, de subir votre décision. Si vous en proposez plus, vous noyez le discernement de Monsieur dans un flot de propositions. Essayez, dans la mesure du possible, de lister des prénoms que vous aimez mais qui appartiennent à des univers différents afin d'ouvrir plusieurs pistes de réflexions... Enfin, notez dans la marge une réserve de prénoms classiques qui vous plaisent, même s'ils ne vous transcendent pas. Chasser les vieux prénoms Chacun d'entre nous associe spontanément des images aux prénoms. Une personne, une chanson, une époque de l'histoire, un livre... Ces références peuvent avoir un écho positif ou négatif qu'il faut prendre en compte, vue la fréquence d'utilisation du prénom d'un enfant au quotidien ! Exemple : si votre moitié propose le prénom Laurent (cf. votre premier chagrin d'amour), exprimez votre désapprobation. Sinon, vous risqueriez de le regretter bien vite : sanglotante, votre bébé Laurent dans les bras, et d'avouer cette tragique boum où le prince charmant vous quittait. Bref, annoncez votre black list dès le départ. Et que votre homme en fasse autant. Savoir dire non Une autre technique à adopter d'emblée pour éviter les conflits, apprenez à dire "je n'aime pas ce prénom", sans pour autant vous justifier de manière rationnelle. Et oui, les meilleurs arguments du monde ne valent rien à côté de la portée symbolique de nos goûts et de la part d'affect qu'ils contiennent. Au contraire, un discours trop théorique peut devenir vexant ! Exemple : "Oh non pas Margot, ça fait vraiment trop bourgeois". Alors que Bibi et tout son arbre généalogique sont originaires de Versailles.... Conclusion : utilisez la formule polie et surtout la plus appropriée dans ce genre de situation : "Ah tu sais, les goûts et les couleurs..." Organiser la conversation L'homme, s'il a lu cet article ou accepté de vous imiter, se trouve maintenant face à vous prêt à dégainer sa short-liste à lui. Ici encore, faites jouer la politesse en lisant chacun votre tour un prénom à haute voix et en mettant des notes sur les propositions sans faire de commentaires à chaud... Réfléchissez chacun de votre côté pendant quelques minutes et passez au debriefing. Quels prénoms ont obtenu les meilleures notes et pourquoi ? Flattez au passage l'imagination de Monsieur, même s'il vous a tendu un post-it estampillé de "Pierre Paul et Jacques" et au dos son préféré : "Casimir". Lesquels sont définitivement hors concours ? Ainsi, par élimination et avec l'immense avantage de s'exprimer autant l'un que l'autre sur le sujet et donc de ne provoquer ni colère ni frustration, ainsi, calmement autour d'un bon repas, le prénom idéal pour votre descendance apparaît devant vos yeux émerveillés par tant de sagesse et de facilité. A moins que ce scénario ne marche pas et que vous ne soyez obligés de vous reporter au dernier paragraphe pour trouver un terrain d'entente... Sortir l'artillerie lourde Vous disposez de plusieurs stratégies pour convaincre le futur papa et ce, sans même qu'il s'en aperçoive. Sa fierté sauve, il ne le vous fera jamais payer. Donner votre avis sur les prénoms Katrin Acou-Bouaziz, Journal des Femmes
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