Dossier
11/12/2006
Ils ont réussi à se mettre d'accord : ils racontent
La preuve par l'expérience
"Pour notre fils, je voulais Boris et mon mari Adrien. Jusqu'au jour où il a entendu une animatrice appeler un enfant qui s'éloignait de son groupe. La prononciation "Aaaadriiiiiiiiiiienenen" lui a tellement déplue qu'il a cédé pour Boris! "
Le compromis de la contraction
"Il proposait Aloïs. Je rêvais de Louise, Elisa ou Elise... En additionnant ces suggestions, on est tombé sur Eloïse avec bonheur."
De l'art de la persuasion
"Mon époux, d'origine catalane aimait le prénom Salomé. Moi, je voulais que notre fille s'appelle Marlène. Mon premier argument : ce prénom se prononce de la même manière dans toutes les langues notamment en catalan, ce qui évite que les espagnoles le traduisent comme ils le font avec le mien. Mon deuxième argument : ma fille devait naître en janvier et selon la numérologie, ce prénom lui convenait parfaitement. Troisième argument : je ne me sentais pas du tout en harmonie avec l'histoire que véhicule le prénom Salomé. Finalement j'ai accouché plus tôt que prévu et nous n'étions toujours pas d'accord. J'appelais ma fille "Béba", surnom inventé en féminisant le mot bébé. Après 4 jours et le malaise que provoquait cette absence de prénom (notamment chez nos amis en visite à la clinique), mon mari l'a prise dans ses bras et l'a tout doucement appelée Marlène..."
Vous avez dit pragmatique ?
"J'ai fait une liste des prénoms qui me plaisaient. Il a barré ceux qu'il n'aimait pas. Il restait Mathilde, Marie et Juliette. Comme ces deux derniers correspondaient au prénom d'une de nos grands-mères respectives nous avons gardé Mathilde en premier et les deux autres en second et troisième."
Inspiration quand tu nous tiens ! Véronique (32 ans), maman d'Olympe (1an et 4 mois), Hyères
"Il adorait Sécotine, la fiancée pot de colle de Spirou... Pour moi, c'était impensable ! Bref, on ne parvenait pas à se mettre d'accord sur un prénom. Puis un jour, alors que j'étais au cinquième mois de grossesse, nous nous sommes arrêtés dans un charmant village où Olympe Versini (chef cuisinier) tenait autrefois un restaurant. Ce n'était ni le choix de l'un ni le choix de l'autre mais une évidence : notre petite puce porterait ce prénom. "
Rien ne vaut le hasard...
"Mon mari défendait Brian que je trouvais trop américain. J'avais le coup de coeur pour Enzo qu'il trouvait trop courant. Alors nous avons décidé de tirer au sort. Le 31 décembre 2005 à minuit, nous avons fait trois papiers avec Enzo et trois avec Brian. Nous nous sommes donnés la main et nous avons pioché ensemble... C'est Brian qui l'a emporté."
A celui qui cédera le premier...
"Nous étions d'accord sur une chose : notre fils porterait un prénom d'origine étrangère et avec une sonorité douce. Mon mari a proposé Liam, un prénom issu de la mythologie grecque qui signifie volonté et protection. Moi, je trouvais qu'à la prononciation, le prénom se "mangeait lui-même" et je préférais Noam qui signifie en arabe et en hébreux "sucré, doux". Après plusieurs discussions et propositions pour le faire céder, j'ai déclaré quelques jours avant la césarienne "on se décidera quand on verra son visage". Mais en entrant à l'hôpital le personnel a insisté pour connaître son prénom avant la naissance. J'ai donc arrêté de faire ma mauvaise tête (moi !) et j'ai accepté Liam."
La fin justifie les moyens
"Le papa aimait deux prénoms : Manon et Lison. Mais nous habitons un village avec plusieurs sources et la rivière principale s'appelle le Lison... Je trouvais donc ces options un peu "too much" et je préférais Juliette ou Adélaïde. Le jour de l'accouchement, quand mon homme a vu comme je souffrais, je l'ai regardé en lui disant "Juliette, c'est bien, non ?" et il a craqué ! Je sais, c'est petit, mais ce prénom si mignon valait bien un petit coup bas, non ?"
Le pouvoir de belle maman...
"Nous n'arrivions pas à choisir un prénom pour notre fils. Subitement le prénom Yannick m'est venu à l'esprit. Mais son père n'aimait pas. Je n'ai parlé à personne de notre conversation. Quelques jours après, nous avons reçu un coup de fil de ma belle-mère et, hasard ou transmission de pensée, elle nous raconte qu'elle a rêvé de notre futur petit garçon et qu'il portait le prénom Yannick ! Promis juré, elle n'était pas au courant. En revanche le prénom était décidé..."
"Mon mari souhaitait le prénom Karl que je trouvais franchement trop "dur". Quant à moi j'aimais beaucoup Quentin mais, hélas, ce nom là lui rappelait un de ces camarades de classe. Bref on tournait en rond. On a donc décidé de changer radicalement d'idée en épluchant le calendrier. Thomas est née le 28 février 1999..."
Donner votre avis sur les prénoms Katrin Acou-Bouaziz, Journal des Femmes
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