Parmi les conduites à risque des adolescents, on trouve la consommation d'alcool. Mais que les parents se rassurent, celle-ci est moins importante qu'il y a quelques années.
En effet, selon la dernière enquête de l'Institut de Recherches Scientifiques sur les Boissons (2009), les Français de 13 à 24 ans ont une "relation majoritairement sage avec l'alcool". L'étude ne montre pas d'évolution majeure au cours de ces dernières années. Le niveau d'ivresse est même plus faible qu'il y a dix ans. Cependant, l'âge de la première consommation a baissé.
L'alcool : moins d'alarmisme
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| | L'alcool touche tous les jeunes, surtout ceux venant d'un milieu social élevé © Getty Images | |
"Nos résultats vont sans doute un peu à l'encontre de l'impression générale mais ils montrent que six jeunes sur dix ont une expérience nulle ou exceptionnelle de l'ivresse ou du binge drinking", explique Marie Choquet, directrice de recherche à l'Inserm et présidente du comité scientifique de l'Ireb.
Le "binge drinking" ou encore "biture express" qui fait de plus en plus d'adeptes Outre-manche, reste assez marginal en France. Boire le plus vite, le plus possible semble ne pas faire trop de ravages en France.
Et contrairement aux idées reçues, ce sont les jeunes venant des classes sociales favorisées qui boivent le plus. L'argent détermine en effet le passage à une consommation plus excessive. Une étude réalisée en Haute-Normandie confirme également ce fait : les jeunes boivent plus dans les familles aisées que dans les ZEP. Pour Marie Choquet, cela vient également de l'interdit religieux qui est plus fort dans ces dernières.