Jeu du foulard, du torero ou encore de la tomate : ces noms vous disent vaguement quelque chose ? Pas étonnant puisqu'ils font régulièrement la une des journaux dans la rubrique faits divers. Pourquoi ? Parce que ces jeux dangereux mettent justement la vie des adolescents... en jeu.
Le problème est que parents comme enfants ignorent bien souvent les risques encourus. Certes, les ados veulent tester leurs limites, mais de là à approcher la mort, il n'y a qu'un pas ou plutôt quelques secondes qui font toute la différence.
Des jeux qui peuvent tourner au drame
Les jeux d'asphyxie sont les plus connus de ces amusements de mauvais goût. En tête des plus pratiqués : le jeu du foulard. Ce dernier consiste à ralentir l'irrigation du cerveau par un foulard ou des pouces et se pratique seul ou à deux.
Rechercher des sensations inédites et avoir des hallucinations sont les raisons qui poussent les ados à s'adonner à ce jeu. Malheureusement, quelques secondes de trop suffisent pour couper le cerveau et le cœur d'oxygène. Et les conséquences sont dramatiques car elles peuvent entraîner une paralysie voire la mort.
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| | Un enfant plus faible ou meilleur à l'école peut être victime de ces jeux © Getty Images | |
Les victimes sont souvent des garçons qui ne sont ni dépressifs, ni envahis par des idées suicidaires.
Pourquoi le font-ils ? Pour prouver aux autres ce dont ils sont capables, pour tester leurs limites physiques ou même pour appartenir à un groupe via un rituel de passage. Cela peut être notamment le cas du jeu du torero qui consiste à traverser les voies ferrées juste avant le passage d'un train.
Quand la violence entre à l'école
La violence gratuite sévit aussi de plus en plus dans les cours de récréation. La victime est la plupart du temps une personne en retrait (timide, anxieuse...) ou au contraire qui attise la jalousie (bonnes notes à l'école...). Il s'agit généralement de violences perpétrées par un groupe sur un jeune, un peu en marge des autres. Parce qu'il porte des vêtements de telle couleur ou parce qu'il a dit ça à tel moment, l'enfant est frappé par ses camarades.
Parmi les actes de violence gratuite, figure aussi le "happy slapping". Le but : gifler une personne gratuitement.
Autre cas de figure : la victime participe à un jeu dont elle sait que l'issue est la violence. C'est notamment le cas du jeu de la canette. Ce dernier consiste à lancer un ballon entre les jambes écartées d'un camarade. S'il ne le rattrape pas, l'enfant est roué de coups. Aller à l'école devient pour certains, un véritable calvaire de la peur.