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Dossier
15/02/2008
Comment régler les problèmes de la cour de récré
La cour d'école est-elle vraiment un univers impitoyable ? Oui, il y a de vraies méchancetés dans les cours d'école. C'est un univers très rude. Quel que soit le sexe de l'enfant. Les filles par exemple peuvent-être de vraies petites pestes ! Dès qu'un petit arrive en maternelle, il a un gros travail d'adaptation au groupe à faire. Cela n'a rien d'évident à trois ans. L'attitude qu'il aura dans la cour est donc révélatrice de sa personnalité. Quels types de personnalités trouve-t-on dans les cours ? Il y a d'abord le "chef de bande" qui sait mener son monde et s'adapte parfaitement à ce milieu. Ensuite, on trouve ce que j'appellerais "l'enfant tout puissant". C'est celui qui n'a pas assimilé les règles de la vie de groupe, peut-être parce que ses parents ont été trop flous sur celles-ci. Ainsi, confronté au désir de "l'autre" qui contredit le sien, il peut facilement tomber dans l'agressivité. Enfin, il y a le timide, celui qui est démuni face au groupe et qui ne se sent pas suffisamment fort pour répondre. En tant que parent, comment aider chacun d'entre eux ? Pour le chef de bande, il n'y a pas vraiment de souci, il faut juste le freiner s'il abuse de son "pouvoir". Pour l'enfant tout-puissant, les parents doivent s'interroger sur la façon dont ça se passe à la maison : cèdent-ils trop facilement à ses désirs ? Il leur faut rappeler les interdits, souligner que toute transgression fera l'objet d'une sanction. En changeant leur comportement à la maison, ils améliorent celui de leur enfant dans la cour. Quant au "timide", il faut le rassurer et lui donner confiance. On peut par exemple l'amener au parc pour qu'il soit en contact avec d'autres enfants ou inviter un ou deux de ses camarades à goûter... mais pas forcément quinze tout de suite ! Quels sont les signes qui doivent nous inquiéter ? A partir de quand intervenir ? Quand un enfant a mal au ventre ou à la tête le matin ou pleurniche avant d'aller à l'école, c'est qu'il y a un souci. Un enfant qui n'a pas de copains, ce n'est pas normal non plus. Quand il est le souffre-douleur, il faut l'aider. Le rassurer en lui disant qu'on va intervenir, qu'en tant qu'adulte on est là pour le protéger. Dans tous les cas,la première personne à aller voir est l'instituteur ou le professeur principal.
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