Focus
15/10/2006
Bienvenue à la maternité !
Ca y est, vous voilà assise à l'arrière de la voiture, les mains sur le ventre respirant en rythme avec votre homme agrippé à son volant. La maternité n'est plus qu'à quelques mètres..
Une fois la porte de l'établissement franchie ensemble, une aide-soignante (ou une infirmière) va vous diriger en salle de consultation ou salle de pré-naissance, tout dépend de l'urgence de la situation. Monsieur peut vous suivre s'il le souhaite ou peut, par exemple, s'occuper de l'enregistrement administratif de votre présence. N'oubliez pas d'emporter avec vous les papiers qui lui seront demandés : carte d'identité, de groupe sanguin, carte de sécurité sociale, bon de pré-admission à la maternité, dossier médical complet (avec vos derniers examens) et livret de famille (pour la déclaration de naissance).
Les examens avant l'accouchement L'examen clinique peut varier d'un établissement à l'autre mais il se déroule généralement selon les étapes suivantes : mesure du poids, de la température, de la tension artérielle et souvent analyses d'urine (pour déceler une éventuelle anomalie de taux de sucre et d'albumine). Si le dossier ne comporte pas de bilan sanguin récent,il faut ajouter à cette liste une prise de sang pour un bilan de péridurale, une vérification du groupe sanguin et du taux de plaquettes. La pose du monitoring La sage-femme installe le monitoring soit dans la même chambre soit en salle de naissance si le travail est avancé (quand la dilatation du col atteint 4 cm). Une ceinture surmontée de deux "soucoupes" reliées à un appareil entoure le ventre de la maman. Elle mesure et enregistre la fréquence des contractions de l'utérus et leur concordance avec le rythme cardiaque fœtal. Vous pouvez rester allongée sur la table d'accouchement. Tant que la péridurale n'est pas posée et que le monitoring n'est pas branché en continu, vous pourrez vous lever et même marcher un peu.
Toutes les heures environ, la sage-femme passera vous voir et contrôlera l'avancée du travail. C'est aussi le moment de vous perfuser. Cela permet d'intervenir rapidement en cas de chute de tension ou d'hémorragie mais aussi d'injecter un produit (les ocytocines) qui augmente si nécessaire l'efficacité des contractions.
À l'hôpital, dans la quasi-totalité des cas, la femme enceinte ne verra pas de gynécologue obstétricien de garde ! Ils seront appelés par la sage-femme si la grossesse présente des risques : accouchement prématuré ou sous césarienne, anesthésie générale ou extraction au forceps, grossesse multiple, pathologie maternelle (diabète, hypertension…). Même chose si la situation se complique : tension élevée, albumine dans les urines, troubles du rythme cardiaque du bébé... En clinique, la situation change un peu : le médecin a pour habitude d'assister à la toute fin de l'accouchement. En revanche dans tous les cas, si la future maman souhaite (ou doit subir sous avis médical) une péridurale, elle recevra la visite du médecin anesthésiste lors de son installation en salle de travail. Le docteur peut agir quand la dilatation du col s'échelonne de 2 à 10 cm. Autre précision à noter à propos de l'équipe qui entoure la patiente : les sages-femmes, les infirmières comme les médecins travaillent dans un système de garde. Il se peut que vous tombiez au moment du roulement et que les intervenants changent.
Pour que votre séjour se déroule sans soucis, demandez à votre maternité de quel matériel vous disposerez sur place. Il se pourrait en effet que vous soyez obligée d'ajouter à vos effets personnels quelques affaires de première importance non fournies par certains établissements : serviettes hygiéniques XXL, culottes jetables, serviettes de toilette, filet de maintien pour le pansement du cordon ombilical, bavoirs et enfin biberon si vous ne souhaitez pas allaiter. En savoir plus Les indispensables pour la maternité
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