Sommaire

 

En savoir plus

L'affaire de l'Arche de Zoé a fait la une de la presse pendant plusieurs mois. Plus qu'une crise diplomatique et juridique avec le Tchad, l'histoire des tribulations de cette ONG a mis en lumière les difficultés liées à l'adoption et ce désir d'enfant à tout prix. Les couples n'hésitent plus non plusà consulter lorsque le bébé tarde à venir. La procréation médicalement assistée (PMA) fait désormais partie des mœurs des Français.

Femme enceinte
 
Chaque année, 7 000 bébés naissent grâce à la procréation médicalement assistée. © Getty
 

L'adoption : le dernier recours

Johnny et Laetitia Hallyday, Brad Pitt et Angelina Jolie, et 30 000 couples français sont dans l'attente de pouvoir adopter un enfant. En 2006, 3 997 enfants venant de l'étranger et 804 originaires de France ont été adoptés dans l'Hexagone. Des chiffres en légère baisse par rapport aux années précédentes, alors même que le nombre de demandes d'adoption, 10 000 en 2006, a doublé en 15 ans.

Neuf demandes sur dix sont faites par des couples. Pour les trois quarts d'entre eux, c'est l'impossibilité d'avoir un bébé naturellement qui motive leur désir d'adoption. Il leur faut en moyenne 9 mois pour obtenir l'agrément qui les rend aptes à adopter. Une fois ce dernier obtenu, la procédure d'adoption prend encore des années, ce qui explique qu'un tiers de ces couples abandonnent en cours de route, lassés d'attendre et d'espérer, ou bien se jugeant trop vieux pour élever un enfant. En moyenne, la mère adoptante a 38 ans et demi, c'est huit ans de plus que l'âge moyen de la première maternité.

En 2006, 4 enfants adoptés en France sur 5 sont nés à l'étranger. La plupart des naissances étant aujourd'hui désirées, le nombre d'enfants français adoptables est en constante diminution. S'il y a trente ans, la grande majorité des enfants adoptés, via l'adoption internationale, étaient originaires de Corée, aujourd'hui, ils se répartissent assez équitablement entre les différents continents.

Adoption
 
Plus de 5 000 enfants ont été adoptés en France en 2006. © Getty
 

La médecine au service des mamans

Lenteur de la procédure d'adoption, désir d'avoir un enfant à l'image de soi... Le couple demande également de plus en plus à la médecine un coup de pouce pour faciliter l'arrivée du bébé. Fécondation in vitro, insémination artificielle, micro-injection… Trente ans après la naissance du premier "bébé-éprouvette", Louise Brown, la procréation médicalement assistée s'est développée et banalisée. Elle concerne aujourd'hui 7 000 naissances par an.

Environ un couple sur dix rencontre des difficultés à avoir des enfants et ils sont de plus en plus nombreux à consulter pour ce problème. D'une part, parce que la stérilité n'est plus un sujet tabou, et d'autre part, parce que les femmes décident d'être mères plus tard. Cette maternité tardive, au-delà de 30 ans, a des conséquences sur la fécondité. Dès 25 ans, celle-ci diminue. Il est donc fréquent que ces femmes fassent appel à un coup de pouce de la médecine pour tomber enceinte. La Sécurité sociale rembourse aujourd'hui quatre tentatives de FIV aux couples et jusqu'à six essais pour l'insémination artificielle. La procréation médicalement assistée n'est donc plus le recours des couples aisés et s'est diffusée dans l'ensemble de la société.

 

Vous avez adopté un enfant ?
Adopter un enfant demande de la réflexion, de la détermination, de l'organisation et beaucoup de temps. Racontez-nous votre histoire. Participez


Autoriser les mères porteuses ?
La pratique des mères-porteuses, aussi appelée "gestation par autrui", est interdite en France, mais autorisée aux Etats-Unis par exemple. Qu'en pensez-vous ? Participez

 

» Lire la suite : "Maman travaille..."

 


Magazine Savoir Envoyer Imprimer Haut de page