Rentrée scolaire

En savoir plus

Et les devoirs dans tout ça ?

Votre enfant est un grand, presque un ado, qui entre en 6e, plus besoin donc d'être vigilant quant aux devoirs ? Surtout pas ! Jean-Luc Aubert est clair sur ce point : "Il faut assurer des étapes de transition. Ce n'est parce qu'il est en 6e qu'il faut le lâcher et lui dire qu'il est assez grand pour se débrouiller... Dans un premier temps, on va toujours l'accompagner et puis on verra petit à petit, en fonction des choses qu'il est à même de faire tout seul. Cela peut se faire sous forme d'un petit contrat "Je te laisse un petit quart d'heure et je vérifie". Ce sont des stratégies de parents".

Par contre, il peut y avoir un problème lorsque les parents ne sont pas en mesure d'accompagner leur enfant dans leurs révisions et exercices. "Là, ils devront être assez clairs et lui dire qu'ils ne peuvent pas l'aider. Mais, souvent, ce que demande l'enfant, c'est juste une présence ou un regard intéressé et bienveillant par rapport aux devoirs, sans forcément que le parent soit à côté, à lui tenir le stylo", raconte le psychologue.

 

collège1
 
Dès la 6e, pensez à l'orientation ! © Getty Images
 

La dure question de l'orientation : quand faut-il s'en préoccuper ?

Vous vous dites que votre enfant ne rentre qu'en sixième et que l'orientation est loin d'être à l'ordre du jour, qu'il faut attendre la troisième pour cela ? Détrompez-vous, il n'est jamais trop tôt pour s'intéresser à ce vaste et difficile sujet. Il ne s'agit évidemment pas de demander directement à votre enfant ce qu'il veut faire plus tard et le tour est joué, non. A 11 ou 12 ans, s'il y a bien une chose qui peut sembler abstraite et lointaine à un collégien, c'est bien la question de son futur métier. L'orientation ne s'aborde ni à la légère, ni à la dernière minute. Jean-Luc Aubert nous donne quelques conseils à ce propos : "Il faut familiariser son enfant assez tôt à un large champ de professions, en en parlant positivement, en expliquant en quoi celles-ci consistent. L'enfant en fera ce qu'il voudra mais il aura devant lui un éventail de "possibles". Si on en parle tranquillement, à l'occasion d'une visite, d'un reportage vu à la télé par exemple, alors les choses se feront très naturellement et les choix seront simplifiés. Il ne s'agit surtout pas d'attendre la dernière minute. Un des symptômes de l'intelligence est d'anticiper".

 

Il n'est pas bien en classe : reconnaître les signes d'un malaise

Votre enfant ne vous dit rien sur ce qu'il pense de l'école, s'il s'y sent bien ou mal ? Jean-Luc Aubert nous donne quelques pistes pour repérer les symptômes inquiétants. "Si l'enfant n'est pas bien, cela se traduira par des somatisations, des maux de ventre, de tête à répétition. Il pourra dire qu'il ne veut pas aller à l'école. C'est la répétition ou l'intensité qui fait devenir le symptôme inquiétant. Ce n'est pas parce qu'un matin il se lèvera en disant qu'il ne veut pas aller à l'école qu'il faut s'inquiéter..."

 Comment réagir ? "S'il n'y a pas de dialogue entre les parents et l'enfant, il faut essayer de le rétablir d'une manière ou d'une autre. Puis, il faut venir en parler au prof principal pour savoir comment l'école perçoit son malaise. Et sinon, il est bien d'en parler au médecin de famille qui pourra éventuellement donner son avis, mais peut-être pas à un psychologue tout de suite", conseille Jean-Luc Aubert.

Magazine Famille Envoyer Imprimer Sélectionner Haut de page
Votre avis sur cette publicité