Josette Francia Bouchet
Oui. Effectivement un retour aux sources serait salutaire !
Pour ma part, je n'ai connu que l'école primaire. Nous étions à l'époque
40 voire 42 par classe ! Nous avons eu la même institutrice pendant un bon nombre d'années. Une main solide dans un gant de velours. Telle était
cette personne qui, avec mes parents, m'ont appris le respect. Notion oubliée de nos jours ! C'est regrettable...
Christiane
L'éducation est d'abord l'affaire des parents ! Moins de pub avec des enfants vedettes, et plus d'émissions télévisées intelligentes concernant l'éducation... Dont celle de la petite enfance, de 0 à 4 ans, qui est déjà déterminante pour la personnalité future de l'être. Il faut une nouvelle prises de conscience pour la génération à venir: Un enfant n'est pas un joujou, ni un ange... Mais c'est un petit d'homme qui a tout à apprendre, dont le respect de la vie, et de l'adulte, et de la nourriture... Etc... Et l'adulte doit déjà respecter sa progéniture dés la conception car c'est une création merveilleuse ! En premier redonnons l'amour et la valeur à la famille ! (père-mère-enfant = base de la société)
Anne Marie Gernot
A mon avis, la violence à l'école provient directement de la violence éducative ordinaire, celle que l'on inflige aux enfants sous prétexte de les éduquer, de leur apprendre à vivre. "Une paire de claque n'a jamais fait de mal à personne" dit-on généralement... De mal physique peut-être, mais elle transmet simplement le message que lorsqu'on est à bout d'argument, on a droit de frapper, que les plus fort peuvent cogner sur les plus petits, que les grands sont autorisés à humilier les petits... Alors, la violence se propage en souterrain et à l'école, ça va très vite.
Et la violence verbale à l'école... Rappelez vous es propos des enseignants à votre encontre ou à celle de vos copains: "tu ne fais jamais rien de bien"... "encore toi, ça ne m'étonne pas"... "le plus nul de la classe c'est... " etc... Je suis d'accord pour dire que l'éducation non violente passe par l'école si celle ci s'en donne les moyens mais avant de penser à la violence des jeunes, il est bon de s'interroger sur la violence des adultes envers les enfants, dès leur plus jeune âge. Les petits sont bousculés, grondés, malmenés... On leur bouche le bec avec leur sucette et gare au premier qui pleure... J'habite devant une école maternelle et chaque matin je suis témoin de plus d'une scène de violence envers les petits. C'est cela à mon avis, la principale source de la violence à l'école et ailleurs
Maryse Behar
La violence n'est pas spécifique au monde scolaire ; il n'est que de traverser le 93, par exemple, pour voir qu'elle y est devenue quotidienne. Et pas seulement dans ce département. Rappelons nous l'affaire Fofana qui cumule meurtre, racisme et stupidité radicale. La violence est entretenue ou suscitée par un tas de gens qui incitent à la haine et au mépris de l'autre. Sans doute la faute en est partagée aussi par les familles qui laissent faire leurs enfants, quand elles ne les encouragent pas, et qui savent qu'ils n'encourent pas grand chose, voire se posent en victimes dépassées, et certains élus locaux qui font du clientélisme électoral en accueillant sur leur commune un nombre excessif de personnes ne pouvant ou ne voulant s'insérer normalement. Sans oublier la crise actuelle, qui empêche bien des gens de vivre normalement et dignement et permet de reporter la responsabilité du mal être social sur l'Ecole. Que faire ? Virer Darcos pour son incompétence ne peut faire de mal. Puis maintenir les emplois de fonctionnaires formés convenablement à encadrer et éduquer les jeunes, au lieu de les supprimer et de vouloir les remplacer par des agents précaires et peu compétents. Quant à donner un avenir à tous, meilleur moyen de réduire la violence, cela passe par la relance de l'emploi et de la solidarité, par une réelle priorité à l'éducation et la recherche publique, et non par des cadeaux aux riches (allègements d'impôts, stock options pour quelques-uns, doublement de la rémunération du président...) Dans l'immédiat, éviter les phrases méprisantes et provocatrices, (nettoyage au karcher, "casse-toi pauvre con"), médiatiser les efforts et les réussites obtenues dans la lutte contre les violences à l'école et ailleurs, restituer à l'Ecole publique les moyens d'éduquer et de former tous les jeunes, voire les adultes, mais aussi punir efficacement les auteurs de violences dès lors qu'elles sont graves et répétées: l'éloignement du milieu pathogène devrait être privilégié pour les délinquants mineurs... à l'école ou en dehors. Une culture du respect, c'est long mais efficace
Josine Brawand-Deveaux
Arrêtons d'incriminer mai 68. Moi qui l'ai vécu avec des enfants scolarisés, j'ai pu constater qu'ils ont repris l'école avec entrain grâce à des enseignants qui ont réussi à tirer parti d'une certaine liberté accordée. Je crois surtout que ce qui a miné notre éducation et celle des enseignants c'est surtout le fameux concept de "l'enfant traumatisé" qui nous est venu des Etats Unis. On a interdit aux enseignants "le coup de règle sur les doigts" ou toutes punitions qui pourrait traumatiser ce cher petit. Même les parents n'ont presque plus le droit de punir leur enfant. C'est beau l'amour paternel et maternel, mais sans discipline et sans limite ni barrière, l'enfant se sent abandonné. Il est rassurant de connaître les limites du possible et c'est aussi ainsi que l'on apprend le respect... Ce qui manque le plus à notre époque. Ensuite, il y a aussi le manque d'idéal... Les jeunes n'ont plus beaucoup d'espérance et sans elle, plus rien n'a vraiment d'importance et on fait n'importe quoi. Enfin, faisons disparaître de nos écran de télé tous ces films de crimes et d'horreur et supprimons ces jeux vidéo qui ne montrent que mort et violence. Même la publicité est à revoir...
Mady Tallet
Il y a eu trop de laxisme, maintenant nous le payons. Les parents sont en grosse partie responsables. Pourquoi ne pas agir aussi envers eux, les professeurs n'ont plus aucune autorité, donné leur à nouveau le droit de punir.
Aussi, je suis pour un redressement de la situation, quelque soit la décision prise. Mais est-ce encore possible ? Il faut agir vite. Nous parents, qui avons des enfants que nous essayons d'élever, dans le respect de l'autre, nous avons de plus en plus de difficultés, alors nous comptons sur vous. Mady
Martine Huart
Je me souviens avoir eu à l'école primaire, tous les matins, une leçon de: morale visant au respect de l'autre, donnée (obligatoirement ! ) très intelligemment par l'institutrice, sous forme d'un exemple anecdotique, cela ne m'a pas traumatisée, et à contribué à guider mon comportement d'adulte, tout doit être fait avant la rentrée au collège, car c'est là que les enfants sont les plus durs (passage à l'age ingrat des ados )
Caroline Beliste
Bonjour, étant assistante d'éducation dans un collège ZEP, je me permet de vous donner mon avis: aujourd'hui les parents ne jouent plus leur rôle, ils préfèrent être copain copine avec leurs enfants pour contourner un éventuel conflit ; l'insolence l'irrespect d'un élève envers un adulte de l'éducation témoigne du manque d'implication des parents et de la dévalorisation de l'ensemble de l'éducation national de ceux ci devant leur progéniture ; de plus le recrutement des professeurs demeure très basique, en effet aujourd'hui un professeur est une personne ayant été reçu à un concours, qui bénéficie d'une formation d'un an. Celle ci s'étant bien passée ou pas garanti tout de même un poste à la fin. Le charisme la volonté n'a aucune place dans la sélection, d'où le nombre de professeurs en arrêt pour dépression dommage. Professeur est une vocation et non un poste à pouvoir pour les personnes n'ayant rien trouvé d'autre à faire comme métier
Juliette Macdonald
Tout a fait d'accord il faut absolument revenir au temps ou si on dépassait les bornes même le facteur n'hésitait pas a nous remettre sur le droit chemin. Je suis aussi d'accord pour les uniformes car quand on voit les tenues les capuches etc... ça fait SDF. Ca ne donne pas confiance comment les parents peuvent-ils les laisser partir a l'école dans cet État ils n'osent rien dire sans doute au cas ou ça traumatiserai leur petit roi ?
Mathilde Ravery
Je pense que la violence est le reflet du mal être tout entier qui règne dans ce monde. Il faut d'abord commencer à comprendre pourquoi il y a de la violence. Les parents sont certainement dépourvus de leur pouvoir face à eux et pourquoi ? Pourquoi ?
Nous sommes plus nombreux, mêlés dans la masse, l'indifférence est de nos jours coutumière. Plus personne ne s'intéresse à l'un et l'autre, alors pourquoi ceux-ci s'intéresseraient à leur tour à ce que peuvent causer leurs enfants.
Les parents travaillent tous deux pour subvenir difficilement à leurs subsides, quand ont-ils le temps de s'investir pleinement et énergiquement à l'éducation. Avant 1968, je ne crois pas que les femmes aient autant travaillé, avaient-elles le droit à un compte bancaire ? Je ne le crois pas. C'est elles, ces femmes, ces mères qui éduquent leurs enfants et leur enseignent les vraies valeurs de l'un de l'autre. Sans elles, la société meurt et devient violente par trop de laisser faire.
On fait partie d'un système malheureusement de consommation, pouvons-nous faire marche arrière ? Non. Moi j'ai arrêté de travailler pour élever mes enfants mais quel investissement. Une paie en moins c'est tout faire à la maison, préparer des plats cuisinés etc tout. Je suis fière, aujourd'hui, d'avoir pu donner à mes enfants ce temps qui je le sais est déconsidéré par les actifs et les pères et les maires etc. Mais je suis tellement consciente de ce que j'ai fait, ce que j'ai bâti pour demain, que je me réjouis seule. J'ai foutu en l'air ma carrière pour eux. Et... J'ai quand même de la violence. D'où vient-elle ? La télévision ? La Game Boy, la DS, et bien je l'affirme. La DS est discréditant, frustrante, elle affirme qu'ils sont nuls et pourront faire mieux la prochaine fois. La télévision banalise les meurtres, les véhémences et la violence physique. Quel modèle leur laissons-nous ? On se préoccupe de la terre alors préoccupons-nous de la race humaine et de son devenir. Elle fait partie du lot.
La fouille est un début mais au diable les coups de règles ancestrales. On leur a donné les moyens de nouvelles technologiques, on ne va pas reculer, on va avancer intelligemment mais on ne lutte pas contre la violence par la violence et par la peur !
Charline Taboni bassé
Anatole a résumé la situation en montrant du doigt les effets négatifs concernant l'école de mai 68. Des instituteurs qui ressemblaient à des sdf parfois. Je suis pour le retour de l'uniforme pour tous (uniforme à choisir avec les intéressés), une enquête amusante et ludique inciterait nos ados à participer. Et une tenue correcte pour les enseignants. Le respect passe également par la façon de se présenter. Ce qui pourrait être intéressant également ce serait de demander aux plus anciens d'aider les plus jeunes. Responsabiliser les enfants les valoriserait. Il existe l'école des parents, mais je n'ai pas d'infos sur ce sujet. Il faudrait aussi apprendre correctement le français avant d'entamer une seconde langue...
Annie
Les choses ne pourront pas avancer tant que des parents irresponsables soutiendront leur progéniture fauteuse de troubles. Une des dernières imbécillités en date: la condamnation d'un professeur qui avait "menacé" un élève exhibitionniste de lui couper le "corps du délit". Comment peut-on être assez stupide pour prendre au sérieux ces paroles ? "Monsieur Freud, au secours, le pauvre petit va développer un complexe de castration. Il faut le laisser montrer son sexe à tout le monde, c'est bon pour lui. Punissons ce méchant professeur."
Je ne sais pas où tout cela nous mène mais pour ma part je ne crois pas que nous ayons pris la bonne direction
Daniel Roux
Les réactions précédentes découlent du "Bon sens". La volonté des pouvoirs publiques de se substituer aux carences éducatives des parents sont aussi en parties responsables des dérives actuelles. Que Pensez-vous de la condamnation de cet enseignant qui a voulu réprimander cet enfant qui montrait son sexe en classe ? Il ne faisait que son travail d'éducateur, comment voulez vous qu'il soit motivé pour la suite de sa carrière.
Les coupables de la dégradation actuelle ne sont-ils pas les responsables administratifs qui ont suspendus l'enseignant, ainsi que le juge qui l'a condamné !
Béatrice Lecerf
Que dire de plus ? Anatole a bien résumé la situation... Tout est dit !
Gérard
L'enfant roi c'est fini revenons a des valeurs positives, ne laissons pas les enfants dicter leurs loi, le bordel ça suffit et il faut virer les mômes qui foutent le bordel dans les classes, les cours, les immeubles et les parties communes et retenir les allocations familiale a ces parents qui mettent leurs gosses a la porte de appartements car ils gênent. L'éducation démarre chez les parents les instituteurs participe et ne doivent pas subir les comportements de certains.
J'ai 58 ans, et a l'époque ou j'étais a l'école les coups de règle en allu, et les mise a genoux ne mon pas rendu un délinquant au contraire je suis devenu quelqu'un de respectable et respecté ! Alors que le gouvernement et surtout les parents agissent un bon coup et bien ferme. Je suis d'accord avec vous.
Isabelle
Mes enfants sont dans une école, hors France, qui a pris le parti de ne pas accepter la violence et très jeunes, a la maternelle, les enfants, lors de conflits sont entrainés à les régler à l'amiable en en parlant et en exprimant leurs frustrations. Chacun se met a la place de l'autre, ca dure dix minutes et la maitresse/médiatrice arrive à gérer rapidement le conflit (en infiltrant des valeurs essentielles comme respect d'autrui, tolérance, courtoisie) qui aurait sinon pris d'autres proportions plus tard à la récré. Et ca marche. Autre aspect important, l'absence de notes, pas de premier ni de dernier de la classe, chacun fait de son mieux, avec un renforcement positif de la part de l'enseignant, jamais de critiques négatives sur les résultats scolaires, et ma foi ces enfant la sont bien dans leur peau, pas tous des petits savants mais ne ressentent aucun complexe ni besoin de rivalité et n'ont rien a prouver aux autres par la violence.
Bernard
Complètement d'accord avec vous sur la "trilogie".
Le corps enseignant se reprend dans la figure le fameux boomerang "il est interdit d'interdire"
Jean Friedrich
Tout à fait d'accord
Hubert Desphelippon
Retour au sources : tout à fait
d'accord. Je juge toujours sur les résultats
Gilles
Je réagis comme Anatole. L'éducation est avant tout de la responsabilité des parents. Malheureusement, souvent dans les familles, l'enfant, dès son plus jeune âge, est "l'enfant-roi", façonné comme tel en lui cédant tout et en lui accordant tout ce qu'il souhaite. A l'âge de trois ans, ses parents ont hâte que leur enfant entre à l'école pour qu'il soit éduqué, alors que par leur attitude antérieure ils ont déjà bien compromis l'éducation de leur enfant. Quant à l'agressivité et au non respect affiché par des enfants de plus en plus jeunes, il faudrait peut-être savoir ce que ces enfants ont entendu dire chez eux. Comme dit Anatole : on récolte ce que l'on sème. Que les parents en soit conscients
Joel
Je réagis de la même façon, les parents sont responsables de leurs enfants et ils engagent leurs responsabilites civile (article 1382 et 1383 du code civil). Les parents doivent répondre de leurs actes de civisme et de responsabilite civile et dédomager les victimes.
Les enfants doivent être maîtres de leurs actes s'ils ont 16 et 17 ans toutes violences aux établissements scolaires doit être punie par 2 mois de prisons ferme et pour toutes agressions avec armes doit faire l'objet de 5 ans de prison dont 2 ferme et 3 ans sous contrôle judiciaire. S'il y a récidive la peine doit faire l'objet de 15 ans et être inscrite comme "personne agressive"