Nathalie
Je réagis par rapport à deux choses :
1/ une heure de plus par semaine serait l'idéal mais on supprime des profs au lieu d'en rajouter...
2/ le rectorat a nommé une conseillère d'éducation vacataire dans notre établissement : elle a dû se former seule, elle est sur 3 établissements à la fois et elle sait que l'année prochaine elle n'aura pas de poste... En attendant, ce sont les profs principaux de 3ème qui gèrent l'orientation en dehors de leurs heures de boulot. Alors oui, les solutions sont là, mais encore faudrait-il pouvoir les mettre en oeuvre !
Stanis
Il existe en classes de 3ème des modules de découverte professionnelle de 6 heures : nous sauvons ainsi des jeunes de la noyade. Mais certains jeunes de 4ème sont envoyés là parce qu'ils sont en échec scolaire
Dominique Lesyak
Les conseillers d'orientation ne sont vraiment pas assez nombreux et leurs missions trop diversifiées. On peut même dire que c'est un métier qui s'éteint malgré sa nécessité évidente ; donc, les conseillers servent de bouc-émissaires, l'orientation est mal faite et ils en sont responsables ! Pour bien les connaître, je peux vous dire que les deux problèmes sont liés. L'orientation n'est pas faite de manière satisfaisante, faute de moyens, et les conseillers ne pensent qu'à une chose, se reconvertir pour faire un vrai métier ! Un conseiller par établissement scolaire, un, deux ou trois entretiens individuels avec chaque élève, si nécessaire, et des actions en partenariat avec les professionnels, seraient déjà un grand progrès... Mais ce n'est pas dans l'air du temps !
Claudine Servignat
En journalisme, ce problème récurrent s'appelle un marronnier : il revient régulièrement depuis toujours ! En fait, une partie de la question serait résolue si l'orientation scolaire n'était pas faite par des fonctionnaires mais plutôt par des actifs de terrain : témoignages de parents, visite de sites, plusieurs "stages courts" chaque année. Il faudrait aussi "écouter" et "suggérer" aux enfants avec des mini films sur les professions... Soyons créatifs et non pas bureaucrates