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Interview
"Pour faire un raid, il faut avoir de l'endurance, de la volonté et ne pas être individualiste"
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Pourquoi et comment vous est venue l'idée de participer à un raid ?Irène valero En fait, c'est par le biais de mon travail. L'année dernière, la Chambre de commerce du Vara mis une équipe en place pour ce raid à l'Ile Maurice. C'était dans le cadre d'une collaboration avec Alexandre Debanne, qui est à l'origine du Raid Vittel. La Chambre cherchait donc trois femmes sportives, aimant les voyages et les îles lointaines... L'idée m'a tout de suite plu car j'ai été agent de voyage et je suis toujours sportive. Nous avons donc eu des sélections physiques et j'ai été choisie avec deux collègues de la Chambre de commerce.Cette année, j'y retourne avec une collègue de travail et une amie. |
Pourquoi avoir décidé de recommencer ? Car l'idée d'Alexandre Debanne est géniale ! Réunir des femmes qui sont toute l'année en train de courir entre travail, enfants, mari, de penser tous les matins à être présentables, bien s'habiller et se maquiller etc., c'est super. Sur place, pendant le raid, vous êtes pendant une semaine coupée de ce mode de vie, c'est la colonie de vacances, vous rentrez pleine de boue après l'épreuve de VTT et vous vous en fichez évidemment. Le seul objectif est de se dépasser et ne penser à rien d'autre. Qu'est-ce que cela apporte de réaliser ces épreuves en groupe ? Ça apporte un esprit de solidarité évident. Quand on est plusieurs, on se motive et on va davantage au-delà de nos limites. Et en plus du fait que c'est sympa de réaliser les épreuves sportives à trois, il y a aussi des liens qui se tissent avec l'équipe organisatrice . Quel est votre objectif cette année ? De faire une bonne place ! L'année dernière, nous sommes arrivées treizièmes sur 70 mais nous n'étions pas suffisamment préparées. Donc avec la préparation de cette année, nous espérons être dans les dix premières... Mais c'est davantage par jeu que par compétition. Qu'est-ce que cela vous apporte du point de vue physique et psychologique ? L'endurance d'abord ! Ce sont des parcours sportifs dont nous n'avons pas l'habitude au quotidien, mais on arrive à se dépasser du point de vue physique, à développer son endurance. Et puis le fait d'être en équipe, on s'entraide physiquement et moralement aussi. C'est une expérience très enrichissante, car il faut savoir s'entendre au quotidien, partager une petite tente à trois etc. Ça apporte beaucoup pour soi : être tolérant, savoir vivre avec les autres... Participer à ce raid, était-ce un défi pour vous ? Non ce sont plutôt les autres qui trouvent que cela est un défi ! Moi je vois ça comme une expérience très enrichissante... Parlez-nous un peu de votre préparation physique... Je fais déjà 30 km par jour en vélo pour aller au bureau. Le week-end, on part tous les dimanches matins faire du VTT dans les collines. Et on s'entraîne aussi un peu à la natation, car il y a une épreuve de palme, masque et tuba. Et aussi un peu de course à pied. On travaille son endurance en somme ! Avez vous une épreuve préférée dans le raid ? Tout ce qui est VTT, course à pied ou trek j'aime beaucoup. Par contre, le canoë... L'année dernière, nous avons eu une épreuve de 25 km et nous étions munies de seulement deux pagaies simples pour trois ! C'était vraiment dur. Quelles sont les qualités nécessaires pour réussir les épreuves d'un raid ? Physiquement, on n'a pas besoin d'être très performant dans un sport, le tout est d'avoir de l'endurance, de la volonté et ne pas être individualiste. L'année dernière dans l'épreuve de canoë les premières ont mis deux heures et les dernières cinq, mais elles sont arrivées au bout. Le soir, les premières étaient félicitées et les dernières reconnues. Que conseilleriez-vous à une personne tentée par cette aventure ? J'insisterai sur le point que tout est très bien encadré, tout se passe en toute sécurité. Ce type de raid est ouvert à toutes, il ne faut pas hésiter.Il faut juste avoir de la volonté et aimer la nature. Vous avez deux enfants de 7 et 14 ans. Comment vivez-vous la séparation ? En fait, ils ont la chance grâce au site internet du raid de me suivre au jour le jour. En ce qui me concerne, la séparation se passe bien... J'aime mes enfants, mais partir une semaine comme cela permet de faire le vide et on en a toutes besoin ! Et puis après cette semaine de séparation, je les retrouve avec un grand plaisir ! Est-ce que vous avez hâte de partir ? Ah oui ! Depuis une bonne semaine, on s'appelle toutes les trois chaque jour. On se raconte ce qu'on a fait comme activité. On commence vraiment à y penser et on a vraiment hâte de partir ! En savoir plus Si vous vous suivre le périple d'Irène Valero et de ses coéquipières (équipe n°5), rendez-vous sur le site : www.vittelamazones.com
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