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"Le
quotient féminin de l'entreprise" Agnès
Arcier
Extrait : "Ariane, ma sœur…"
"Même Thésée a eu besoin
d'une femme pour échapper au monstre !
Dans le Labyrinthe de l'économie moderne, l'entrepreneur
et le manager cherchent des repères, un fil ou des clés qui
permettent de franchir les obstacles et surmonter ses peurs.
Ce que je propose ici n'est pas une nouvelle mode, un concept
supplémentaire dont le manager devra s'imprégner. Non, ce
que je souhaite, c'est entraîner le lecteur à quelques réflexions
de sens commun, ce sens qui est parfois perdu dans le quotidien
du management : ouvrir l'esprit à la part de féminin qui est
en chacun de nous et chacune de nous, inviter à la laisser
vivre, à l'utiliser en un mariage réussi avec la part de masculin
que nous nous connaissons tous.
Les valeurs dites « féminines » sont celles du siècle qui
s'ouvre, nous prédisent les sociologues et les philosophes
depuis de nombreuses années. Soit, mais alors comment ne pas
se poser la question de leur prise en compte dans le management
des entreprises ?
Je crois que les qualités réputées féminines apportent une
part significative à la performance des organisation, souvent
occultées car trop peu utilisées jusqu'alors ou peu reconnues.
Et pourtant ! Que d'avantages à une bonne maîtrise de ces
qualités ! Les qualités féminines développent en effet les
compétences managériales. Pour ne citer que quelques exemples,
la capacité de reconnaissance des signaux faibles aide à appréhender
l'avenir et à construire une vision pour l'entreprise ; le
sens du partage de l'information et de la délégation facilite
le développement de l'intelligence collective ; la capacité
à former un consensus est utile pour l'efficacité du travail
en équipe ; le sens du concret et de l'écoute du terrain importe
pour atteindre des résultats…
C'est dans l'action quotidienne que leur impact se mesure.
Nous proposons l'utilisation du terme de « quotient féminin
» pour décrire la capacité de mobilisation des qualités féminines
chez le manager et plus globalement dans toute l'organisation.
Ce quotient est l'expression d'un dosage entre les valeurs
masculines et féminines. Il a donc un caractère éminemment
variable en fonction de chaque type de situation managériale.
Un quotient féminin élevé est nécessaire et utile en préparation
de la prise de décision, en gestion des relations avec les
clients, ou encore en gestion de conflit ou de négociation.
Face à l'urgence ou dans la première phase de conquête de
marchés, il doit sans doute être ajusté d'une part de masculin.
Mais le contexte actuel des modes d'organisation comme de
la mondialisation semble bien lui donner une pertinence générale
accrue et devoir pousser à son progrès dans les entreprises.
Pour le dirigeant, avoir conscience de son propre quotient
et de celui de son équipe rapprochée, est le préalable à son
utilisation. Mais ce n'est pas suffisant pour développer la
performance de l'entreprise. Des leviers plus généraux seront
utiles et nécessaires : avant tout, atteindre un nombre critique
de femmes dans les postes de décision ; mais aussi rénover
la gestion des hommes et des femmes de l'entreprise en l'enrichissant
de nouveaux repères, plus diversifiés, c'est-à-dire évaluer,
former, recruter autrement ; et organiser le temps, les modes
de fonctionnement et la communication des objectifs avec plus
de souplesse".
"Le
quotient féminin de l'entreprise"
Questions de dirigeantes, Editions Village mondial
Par Agnès Arcier
160 pages, 17 euros
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