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Le service e-carte bleue, proposé actuellement par
quatre banques (Société Générale,
Caisse d'épargne d'Ile-de-France, La Poste et le Crédit
Lyonnais) vise essentiellement à rassurer les acheteurs
angoissés. Il s'agit d'obtenir un numéro de
carte bancaire provisoire, valable une seule fois pour un
achat précis. Donc si jamais par malheur, ce numéro
était "piraté" par un abominable hacker,
il ne lui serait d'aucune utilité et votre compte serait
préservé.
Le principe de cette carte est très simple.
Vous devez d'abord vous inscrire auprès de votre banque, demander
un identifiant et un mot de passe, puis télécharger un logiciel
qui permettra de générer, à chaque achat, un numéro de e-carte
bleue différent. Quand vous avez rempli votre panier sur un
site, il suffit de trois clics sur le logiciel pour obtenir
un numéro provisoire de carte bleue qui correspond à un achat
de X euros sur ce site Internet, et pas autre chose... Ce
numéro remplace votre véritable numéro
de carte bancaire, mais vous serez bien entendu prélevée
sur votre compte courant comme si vous aviez payé classiquement
un achat avec votre CB.
Ce service peut s'avérer utile si vous
êtes angoissé par l'achat sur Internet. Mais
ce système protège avant tout votre banque,
puisqu'en cas de fraude à la carte bancaire sur Internet,
c'est, rappelons-le, votre banque qui est responsable (puisque
sur Internet vous ne saisissez pas votre code confidentiel).
De plus, ce service est payant, le prix étant variable
d'une banque à l'autre. A titre d'exemple, la Société
Générale facture 6 euros à la souscription
du service et 0,5 euro de commission pour chaque numéro
provisoire délivré. De plus certains marchands
en ligne ne l'acceptent pas, la SNCF notamment.
Pour ceux qui redoutent vraiment de donner leur
numéro de carte bancaire, ce service peut être
une bonne alternative pour goûter enfin au plaisir de
la souplesse et de la rapidité qu'offrent les boutiques
en ligne. Mais rappelons que les fraudes aux cartes sont essentiellement
dues au piratage des facturettes papier. Bref, au Journal
des femmes, on se sert plutôt de notre bonne vieille
CB et il ne nous est jamais rien arrivé de fâcheux.
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