Gaffe, humiliation ou crise de larmes en public : nous avons tous connu dans notre vie un moment honteux que nous préférerions oublier. Heureusement, avec le temps, certains de ces mauvais souvenirs finissent par nous faire sourire. Témoignez !
Quelle a été la plus grosse honte de votre vie et où cela s’est-il produit ?
La scène se passe à Paris, au Lycée Camille Sée, où je vais passer les épreuves orales d'un concours réputé difficile. Ma soeur m'a accompagnée et joue les intendantes auprès de moi, qui n'ai à m'occuper que de ce concours. Voilà qu'arrivent dans la cour du lycée d'autres amies lyonnaises, qui avec son père, qui avec sa mère, qui avec son petit ami, et je vois arriver Laurence avec un homme aux cheveux blancs, moustachu, plus âgé, et je m'écrie : "Tiens, voilà Laurence avec son papa... " Je n'ai pas le temps de finir ma phrase, qu'elle me présente Jean-Pierre, "son petit ami" devant les copines stupéfaites visiblement par la situation et mon manque de tact.
Pourquoi avez-vous ressenti cette situation comme honteuse ?
J'aurais voulu me transformer en souris et disparaître sous terre. Je me savais "gaffeuse", mais à ce point, non ! J'exagérais... Je revois le regard désemparé de me copines qui étaient au courant et qui avaient essayé de me prévenir en vain. Depuis, j'attends poliment qu'on me présente les gens avant d'ouvrir la bouche.
Quand cela a-t-il eu lieu et quel âge aviez-vous ?
J'avais 23 ans, et j'étais une bavarde incorrigible qui parlait souvent à tort et à travers... J'avais une personnalité ouverte et très spontanée.
Cela vous touche-il encore aujourd’hui ?
Non, heureusement, mais je pense à ce couple que j'ai dû blesser sans doute, en mettant le doigt sur un écart d'âge considérable, qui peut-être, me choquait, d'où ma réaction. Je suis moins conformiste aujourd'hui, fort heureusement...