En classe, prendre la parole était un vrai supplice. Plus tard, vous rougissiez dès qu’un jeune homme vous demandait l’heure… La timidité vous a handicapé pendant des années mais vous avez réussi à dépasser vos craintes pour aller vers les autres. Racontez-nous.
A quel point étiez-vous timide ? Dans quelles
circonstances particulières cela vous handicapait-il ?
Je passais mes vacances terrée pour ne pas affronter les autres.
Quelle a été votre méthode pour vaincre cette
timidité ? Combien de temps cela vous a-t-il pris ?
Le déclic a été quand j'ai osé affronté mon père. Lui dire ce que je pensais de son comportement d'injustice et cela m'a soulagé, j'ai ressenti une légèreté incroyable. Depuis ce moment la porte que je fermais malgré moi s'est ouverte et tout était possible. Et le fait d'avoir élevé un fils handicapé.
Aujourd’hui, diriez-vous que vous êtes pleinement
épanoui ? Que faites-vous que vous n’auriez jamais pu faire il y a
quelques années à cause de votre timidité ?
Complètement, il a fallut défendre ce gamin contre la méchanceté ambiante et familiale et maintenant il est adulte et indépendant et vit en couple. Cela ma fait comprendre que nous avons tous un handicap quelle qu'il soit. Actuellement je ne mets personne plus haut ni plus bas que moi nous sommes tous sur la même ligne, rien ne m'est impossible ! C'est mon oeuvre.
Nicole
Nicole (page 4) à Thérèse à Garges Je lis que vous avez osé affronter votre père, en ce qui me concerne j'avais une mère qui "m'écrasait" volontairement par jalousie, voyant que je réussissais des contacts et qu'elle n'y arrivait pas - plus d'une fois elle m'interrogeait comment je faisais pour dialoguer avec chaque "gitan" (selon ses dires). Au fur-et-à-mesure que mes années d'enfance passaient, à force d'être à la merci d'une "dominatrice", il y a eu comme un blocage en moi-même qui m'a rendu maladivement timide. Le comportement des parents doit jouer durant la petite enfance sans que l'enfant s'en rende compte