En classe, prendre la parole était un vrai supplice. Plus tard, vous rougissiez dès qu’un jeune homme vous demandait l’heure… La timidité vous a handicapé pendant des années mais vous avez réussi à dépasser vos craintes pour aller vers les autres. Racontez-nous.
A quel point étiez-vous timide ? Dans quelles
circonstances particulières cela vous handicapait-il ?
Ma timidité a commencée à l'adolescence, à partir du moment ou la classe était mixte. Les garçons puis les jeunes gens et hommes me faisaient peur, je rougissais, j'avais du mal à m'exprimer devant eux, il m'arrivait de faire un détour pour ne pas être obligée d'en croiser et de parler éventuellement selon les connaissances.
Quelle a été votre méthode pour vaincre cette
timidité ? Combien de temps cela vous a-t-il pris ?
Au fond de moi-même je me raisonnais fréquemment, je ne voulais pas être plus nulle que mes camarades de classe puis collègues de travail plus tard. L'amélioration s'est produite après peu d'années de mariage, mais comme je me suis mariée tard (à mon époque), je compte entre 15 et 20 ans de problèmes.
Aujourd’hui, diriez-vous que vous êtes pleinement
épanoui ? Que faites-vous que vous n’auriez jamais pu faire il y a
quelques années à cause de votre timidité ?
A l'heure actuelle, j'ai énormément de facilité de contact, je réponds sans crainte à chaque personne qui s'adresse à moi ou que moi-même je dois solliciter ; je me concentre surtout sur la personne en face de moi sans penser à moi-même. J'ai trouvé que c'était une bonne solution pour moi: ne pas m'interroger sur ce que pense cette personne de moi tant que je suis en contact avec elle.