En classe, prendre la parole était un vrai supplice. Plus tard, vous rougissiez dès qu’un jeune homme vous demandait l’heure… La timidité vous a handicapé pendant des années mais vous avez réussi à dépasser vos craintes pour aller vers les autres. Racontez-nous.
Des années de souffrance, que je voudrais éviter à ma fille
Sylvie, Albertville
A quel point étiez-vous timide ? Dans quelles
circonstances particulières cela vous handicapait-il ?
J'ai toujours été très timide, à l'école, au collège, au point de ne pas avoir d'amies et que tout le monde se moquait de moi. Je n'osais en parler à personne tellement j'avais honte, je croyais que c'était un défaut que j'avais et qui était impossible à guérir.
Quelle a été votre méthode pour vaincre cette
timidité ? Combien de temps cela vous a-t-il pris ?
C'est en terminale que cela a commencé à aller mieux grâce aux garçons de ma classe qui m ont appris que je n'étais pas laide et cela m'a donné un peu de confiance en moi. En même temps j'ai commencé à avoir des amies qui m'ont beaucoup apporté. Ensuite je me suis paradoxalement trouvée à un poste de management et c'est ce travail qui m'a beaucoup aidée, c'était presque vital de devoir faire des efforts et de me booster ; c'est le contact avec tous ces êtres humains, souvent dans la difficulté, qui m'a beaucoup aidé. Je leur suis très reconnaissante ; mais je ne sais pas encore mettre en valeur mon travail et je me sens toujours plus nulle que mes collègues.
Aujourd’hui, diriez-vous que vous êtes pleinement
épanoui ? Que faites-vous que vous n’auriez jamais pu faire il y a
quelques années à cause de votre timidité ?
Je ne suis pas encore pleinement épanouie, surtout sur le plan amoureux. Dès qu'un homme me plaît vraiment je le fuis, je n'arrive pas à entrer en communication normale avec lui, je pense qu'il doit me trouver froide. Je n'ai donc jamais eu de vraie histoire d'amour.