Toujours prête à rendre service, à dire du bien des autres, à prêter une oreille attentive aux copines dépressives… Vous êtes une vraie gentille, plein de compassion. A tel point que certains vous prennent pour une « bonne poire » et en abusent ?
Je ne suis plus aussi gentille qu'avant... Mais était-ce de la gentillesse ? Non, plutôt de la faiblesse.
Qui en abuse et de quelles façon ?
La famille, certaines amies, les copines, mais pas les "potes" de toujours !
Quels problèmes cela vous pose-t-il et comment tenter
vous de les gérer ?
J'ai mis 35 ans pour apprendre à dire "non", je finissais toujours par faire les choses à contre-coeur pour avoir la paix et qu'on me lâche ! Mais avec un terrible sentiment de culpabilité par rapport à moi-même. Je m'en voulais pendant des mois entiers ! Le Noël qui a suivi le décès de ma mère, mon entourage familial a fait pression pour que j'accepte qu'on fasse un repas de famille. Je n'étais pas prête pour cela, pas suffisamment guérie pour affronter la chaise vide... J'ai cédé, passé la pire journée de ma vie et le lendemain, j'étais au fond de mon lit et au fond du trou... Un ami proche m'a secouée et m'a fait comprendre qu'il fallait en finir avec cette attitude sacrificielle... Depuis, fini, quand c'est non, c'est non ! J'argumente vite fait bien fait et j'impose mon choix ! Il y a des grincements de dents, souvent, tant pis. Mes proches savent qu'il ne vaut mieux ne pas insister, c'est une perte de temps ! Maintenant, je suis plus sereine par rapport à ça.