Psycho
Août 2006
Sophie : premières vacances en camping
"'année dernière, je suis allée pour la première fois passer des vacances en camping. Je venais de divorcer, je n'avais pas envie d'aller dans ma famille ni chez des amis (communs), alors je me suis tournée vers une solution économique. Je me suis rendue en Vendée, avec mes enfants de 4 et 6 ans, dans un grand camping qui ne comporte quasiment que des mobil home. La population est assez partagée entre les personnes âgées qui reçoivent enfants et petits enfants dans des grandes structures, et des familles qui viennent recomposer des fratries de parents et cousins."
"Arrivée sous un terrible orage d'été, l'ambiance était plombée, et annonçait des vacances moroses. Mais pour compenser, l'accueil était très chaleureux, l'équipe d'animation très à l'écoute, le mobil home neuf, et le camping très propre. Je suis passée à l'office du tourisme en arrivant et je me suis bardée de documentations touristiques sur les lieux : pas une journée sans activité extérieure !
J'étais en complet décalage avec les habitués. Je n'avais pas la "tenue" de camping (short-tongs), j'étais en robe de lin et chapeau à larges bords. Les autres mobil home étaient plutôt surchargés, tandis que le mien (sept places) ne logeait que trois personnes, dont mes deux enfants. Les habitués étaient plutôt issus du prolétariat, avec des familles comptant au minimum trois enfants, sans compter les cousins. " "La première nuit, le voisin m'a réveillée par ses ronflements.
Je ne supportais pas le bruit ni cet inévitable envahissement que certains appellent "la convivialité du camping". Je me sentais obligée de répondre par l'affirmative aux invitations répétées des voisins devant lesquels on passe huit fois par jour et qui sont toujours assis devant leur location. Invitation que vous devez rendre, d'où un budget pastis assez élevé !
De plus, des enfants venaient systématiquement prendre le goûter chez moi, mais je n'ai jamais vu leurs parents.
"Cependant, mes enfants ont aimé cette "semi-liberté" dont ils ont profitée sur les aires de jeux pendant que je me reposais au soleil au bord de la piscine. Ils ont apprécié les demi-journées dans l'eau, le fait d'aller chercher le pain tout seuls à la boutique du camping, qui leur a fait faire un pas vers l'autonomie. Par ailleurs, les voisins renseignent de bon coeur sur leurs activités des années passées et vous donnent les adresses des "bons plans" du coin : les sites à visiter, les bons glaciers, ceux à éviter." "Cette expérience m'a redonné confiance en moi, pour une somme modique : rien à voir avec le prix d'une psychothérapie ! Je me suis vue capable de me débrouiller seule avec deux enfants, dans un endroit que je ne connaissais pas, et d'y trouver des affinités avec des gens chaleureux et simples, ce dont j'avais particulièrement besoin à ce moment-là. J'y retourne cette année avec une copine et sa fille de l'âge des miens, elle déprimait et ne savait pas quoi faire cet été, alors on partage une location et les frais qui vont avec, ce qui nous convient bien à toutes les deux, mamans célibataires..."
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