 |
| |
Neuf trucs pour qu'ils soient au top
1. Manger au moins cinq fruits et/ou légumes par jour 2.
Consommer à chaque repas et selon l'appétit des féculents 3. Consommer
trois ou quatre produits laitiers par jour 4. Manger une ou deux fois
par jour de la viande, du poisson ou des œufs 5. Limiter la consommation
des matières grasses ajoutées 6. Réduire également les produits sucrés
7. Boire de l'eau à volonté hors des repas 8. Ne pas abuser
du sel 9. Faire une activité physique quotidienne, comme une demi-heure
de marche rapide. Photo © DR |
| Le repas français ne serait plus un
modèle du genre. L'obésité gagne du terrain. Réapprenons à bien manger.
Un enfant sur cinq est en surpoids ou obèse en Europe, selon un rapport
de l'International Obesity Task Force de mars 2005. Un constat alarmant pour la
vieille Europe qui s'était toujours gaussée du comportement alimentaire
américain. Selon ce même rapport, 18% des petits Français
seraient en surpoids, dont environ 4% d'obèses (une personne présentant
un excès de masse grasse dangereuse pour sa santé). Un
problème de société C'est en Corse, en Alsace et dans
le Languedoc-Roussillon que l'on recense une forte proportion d'enfants en surpoids
d'après une étude publiée par la Dress (1) en 2003. Cette
évolution serait en partie due à notre société déstructurée
et à la façon dont nous garnissons nos assiettes. Les
fruits et les légumes ont perdu de leurs saveurs. Les grands chefs avouent
avoir des difficultés à trouver des produits de qualité.
"Or les aliments goûteux vous remplissent mieux et vous rassérènent.
Ils sont satisfaisants en bouche, plus riches en oligo-éléments
et contribuent à la satiété. Cela n'a pas de sens d'enlever
le gras du jambon et de se bourrer de haricots verts si cela vous met dans un
état de restriction mentale qui ne satisfait ni le corps ni l'esprit",
précise le nutritionniste et psychiatre Bernard Waysfeld. La
réponse à l'obésité n'est donc pas à chercher
dans la seule diététique. "Le problème de l'obésité
ne vient pas seulement de la qualité nutritionnelle. Il est aussi lié
à notre société de surabondance alimentaire, on a du mal
à s'équilibrer entre notre consommation alimentaire et nos dépenses",
renchérit Katherine Kureta-Vanoli (2), diététicienne et spécialiste
du comportement alimentaire. La grande confusion est là. Il vaut mieux
réapprendre à respecter ses sensations alimentaires qu'à
vouloir à tout prix faire du tout diététique. Les
régimes chez les enfants ont des conséquences désastreuses.
Dans 95 % des cas, les régimes dits équilibrés échouent
sur le long terme et se soldent par une augmentation du poids. Ajoutez au fait
que plus tôt les enfants sont mis à la diète, plus le risque
de développer des troubles du comportement alimentaire et un surpoids augmente
à l'âge adulte. Les causes de la prise
de poids Un enfant qui grossit est souvent un enfant en souffrance à
la suite de contrariétés dans sa vie : divorce, déménagement,
problèmes scolaires... L'enfant se sent seul et triste. Pour se réconforter,
il a recours à la facilité comme le plaisir de manger qu'il connaît.
Par ailleurs, il y a des enfants qui, par nature, sont plus ronds que les autres,
ce qui ne signifie pas pour autant qu'ils le resteront à l'âge adulte.
Malheureusement, ils devront bien souvent subir les railleries des copains, voire
même de leur propre famille. Des critiques qui les angoisseront. Une fois
encore, à la recherche de réconfort, ils se réfugieront dans
la nourriture. Or, il ne faut pas culpabiliser les enfants. Il faut avant tout
apprendre à dédramatiser le surpoids et ne pas comparer l'obésité
à un fléau. Il faut replacer l'acte alimentaire
à sa juste valeur : on se nourrit parce que l'on a faim et non pour combler
un manque. Si l'on est gros, c'est parce que l'on mange trop et que l'on ingurgite
une alimentation pas assez variée. La solution passe par une valorisation
de l'éducation alimentaire. Les parents doivent réapprendre
à nourrir leurs enfants autour de la table, à manger tous ensemble
et à travailler sur les portions. "On sait qu'un enfant a toujours
peur des aliments nouveaux. S'il voit ses parents manger des huîtres ou
du camembert avec plaisir, ses phobies diminueront", ajoute B. Waysfeld.
Les parents doivent aussi travailler sur la variété et le goût
des plats qu'ils proposent à leur tribu. Enfin, il est
absolument nécessaire de brûler les calories que nous ingérons.
Les activités de tout ordre sont les bienvenues : physiques, intellectuelles
ou artistiques. Ne négligez pas les balades digestives en famille !
(1) Dress : Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques
(2) Le Dr Kureta-Vanoli est membre de l'association Le GROS (Groupe de Réflexion
sur l'Obésité et le Surpoids). Le GROS organise ses quatrièmes rencontres annuelles
le 1er décembre 2007 à Paris avec comme thème "le Goût".
| | La
Fondation Auchan | |
| | Dans le cadre de son troisième domaine
d'intervention dédié à la prévention et à la santé, la Fondation Auchan pour la
jeunesse renforce son appui aux programmes de prévention à la bonne alimentation.
Concrètement, dix projets, encadrés par des associations agissant en priorité
auprès des jeunes issus des quartiers d'implantation des magasins Auchan, seront
accompagnés chaque année par la Fondation Auchan. Ce soutien vise à aider les
structures associatives à initier, concrétiser et pérenniser un programme d'éducation
innovant, associant sport et équilibre alimentaire. | |
| | Pour
en savoir plus | |
Alimentation
équilibrée et nutrition : guide, produits et aliments...
En
savoir plus
|