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| | N'hésitez pas à faire part de vos inquiétudes à l'équipe soignante. © Getty Images | |
Aujourd'hui, deux types de péridurales sont pratiquées :
L'analgésie péridurale classique : le liquide anesthésiant est injecté automatiquement et régulièrement par le cathéter tout au long de l'accouchement, un peu comme une perfusion.
L'analgésie péridurale contrôlée par la future maman, appelée PCEA. L'avantage de cette méthode, c'est que vous maîtrisez vous-même les injections de produit anesthésiant en fonction de votre douleur. Pour cela, il suffit d'actionner une petite poire dès que vous avez mal. Rassurez-vous, tout ça est quand même contrôlé, un système de sécurité permet d'éviter tout risque de surdosage.
Et si je n'ai pas assez d'anesthésiant pour durer jusqu'à la fin de l'accouchement ? "A priori, les doses prévues sont suffisantes pour provoquer l'analgésie. Mais si besoin, l'équipe médicale pourra toujours ajouter une dose d'anesthésiant", rassure le Dr Benjamin Gafsou.
Il ne faut donc pas hésiter à appuyer dès que l'on sent une gêne. Si vous attendez trop, la péridurale risque de ne pas vous soulager suffisamment.
Le principe de la péridurale
La péridurale est une anesthésie locorégionale qui permet de bloquer la transmission des sensations douloureuses des nerfs provenant de l'utérus vers le cerveau. Les nerfs de la région du bassin sont donc "endormis".
L'anesthésiant diffuse via le cathéter dans l'espace péridural (autour de la moelle épinière) et endort exclusivement les petits nerfs, ceux qui contrôlent la douleur et les sensations de chaud et de froid. Les gros nerfs qui sont moteurs et les très gros nerfs qui sont impliqués dans le toucher ne sont donc pas sensibles aux anesthésiants. La péridurale permet donc de supprimer la douleur dans le bas du corps tout en conservant une mobilité des jambes. Du moins c'est le cas si la péridurale est correctement dosée. Il ne faut surtout pas hésiter à prévenir l'anesthésiste si quelque chose ne semble pas normal (fourmillements, jambes insensibles, etc.).