"Deux états ont été identifiés comme susceptibles
de provoquer des troubles psychosomatiques, analyse le Dr Jean-Michel Thurin.
Le stress chronique ou anxiété d'une part peut ainsi jouer un rôle
de déclencheur dans nombre de maladies. D'autre part, la dépression
peut quant à elle induire une baisse des défenses immunitaire, fragiliser
l'organisme d'une manière générale."
Ceci dit, la notion de stress et surtout de rapport au stress est assez
subjective : là où certains ne développeront aucune pathologie
particulière après un deuil ou un stress chronique important, d'autres
tomberont physiquement malades pour des tracasseries jugées moins graves
de l'extérieur : ces personnes "somatisent" plus que les autres.
Pourquoi ? "Face à un traumatisme quel qu'il soit, n'importe
quel individu a trois modalités à sa diposition pour réagir,
expose le Dr Flory Azoulay, praticienne à l'Institut de psychosomatique
Pierre Marty, à Paris. Le travail psychique intervient en premier lieu,
pour essayer de gérer le problème, puis si cela ne suffit pas, cela
va s'exprimer par le comportement (colère, rage, etc.). Et enfin, si le
traumatisme est trop important par rapport à notre capacité à
analyser ou à extérioriser, le corps peut somatiser et le traumatisme
se transformer ainsi en maladie." Le seuil de tolérance psychique
et comportemental varie d'un individu à l'autre, mais aussi selon les périodes
de la vie. Ce qui explique que certaines personnes soient particulièrement
sensibles à la somatisation.
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Etre trop altruiste, mauvais pour la santé ?
C'est du moins ce que suggèrent plusieurs études.
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Plusieurs études se sont ainsi risquées à définir
des profils de malades. Nous vous les présentons ici, mais il est à
noter que beaucoup de spécialistes réfutent ce "classement".
» Les personnalités de type A
sont ainsi décrites comme colériques, aimant la compétition,
avec un désir de faire toujours mieux que les autres, d'une nature hyper-réactive,
aussi bien psychologiquement que physiologiquement. Les individus appartenant
à ce groupe seraient ainsi plus susceptibles que la moyenne de développer
des pathologies cardio-vaculaires.
» Les personnalités de type B
sont considérées, selon ce schéma, comme les plus équilibrées
psychologiquement : elles gèrent leur stress en verbalisant leurs émotions,
sont plutôt extraverties d'une manière générale. La
somatisation des sentiments est donc plus rare.
» Les personnalités de type C
se situent à l'opposé des personnalités A. Elles sont très
introverties et, surtout, animées d'un désir de rendre les autres
heureux qui conduit ces personnes à s'oublier. Elles sont d'une amabilité
pathologique, nient tout conflit et intériorisent leur colère à
l'excès. Conséquence supposée par les spécialistes
: une prédisposition aux maladies inflammatoires (polyarthrite rhumatoïde
notamment) et à certains cancers (sein ou mélanome).