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VIVRE AVEC
Décembre 2006
Spasmophilie : mieux la gérer au quotidien
Face aux petits tracas du quotidien, le spasmophile se sent vite submergé. Il y réagit de façon aigüe par un état d'angoisse intense, accompagné d'un cortège de symptômes : sentiment d'oppression, hyperventilation, tachycardie, picotements, tremblements, spasmes... Signe d'une dépression et de névrose d'angoisse pour les uns, syndrome d'hyperventilation chronique pour les autres, la spasmophilie souffre d'un diagnostic difficile. D'ailleurs, cette maladie n'existe qu'en France.
Bien qu'ils n'aient aucune cause organique, les symptômes restent alarmants. Et, quand ils surviennent régulièrement, c'est le quotidien qui est perturbé. Du coup, le spasmophile appréhende constamment la survenue de la crise. Voici quelques conseils à appliquer au jour le jour pour mieux vivre avec ce syndrome pas comme les autres. Un comportement à adopter » Apprenez à bien respirer. Dès que l'on se sent mal, on a tendance à respirer plus vite. Cette hyperventilation entraîne une mauvaise oxygénation du cerveau et déclenche la crise de spasmophilie. Dès que vous sentez les premiers signes, allongez-vous, posez une main sur votre poitrine et respirez calmement en évitant de faire de trop grandes inspirations.» Tenez un journal où vous noterez chaque jour ce que vous avez ressenti avant et après la crise de spasmophilie. Cet exercice vous permettra de cibler et de répertorier les situations et les évènements qui ont déclenché la crise. Vous pourrez ainsi les éviter ou mieux les appréhender. » Relaxez-vous. N'hésitez pas à recourir à des séances de yoga, de sophrologie. Des TCC (techniques comportementales et cognitives) peuvent aussi vous apprendre à mieux gérer votre anxiété et à être moins vulnérable aux agressions extérieures. » Consultez un médecin si les crises se répètent trop fréquemment. En l'absence de cause organique, elles peuvent cacher des troubles psychopathologiques plus graves. Des règles hygiéno-diététiques à fixer » Privilégiez les aliments riches en calcium, magnésium et phosphore dont la carence pourrait provoquer une crise de spasmophilie. » Réduisez votre stress, qui est un grand pourvoyeur de crises. Pour cela, limitez les boissons excitantes (thé, café), l'alcool, et pratiquez une activité physique régulière. » Respectez des horaires fixes pour le lever et le coucher.
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