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Bâton de Berger
 
Moins de gras et moins de sel : le saucisson veut être "nutritionnellement correct". Mais avec 22 g de lipides/100 g, il reste un aliment "plaisir".
 

Souvent accusée d'être trop grasse, saucisses et autres pâtés s'adaptent pourtant aux nouvelles exigences nutritionnelles des consommateurs.

"Les goûts de consommateurs ont changé" estime la nutritionniste Béatrice de Raynal. "Il y a trente ans, le jambon le plus maigre comportait 17 % de matière grasse, alors qu'aujourd'hui un taux "normal" est de 5%".

 

Jambon de dinde et saucisses de poulet

La première piste suivie est la sélection génétique des porcs : certaines races possèdent une masse maigre plus importante. Le régime alimentaire des cochons a également évolué : on a réduit leur ration quotidienne au strict minimum et les animaux sont abattus aux alentours de 100 kg, avant que leur chair ne soit trop grasse. Autre astuce : remplacer le porc par de la volaille (jambon de dinde, saucisses de poulet, etc).

 

De l'air dans les rillettes

Deuxième étape : à la découpe, une grande partie de la graisse est enlevée. On vend par exemple les jambons sans couenne et les lardons avec un maximum de viande.

Dans les rillettes ou les mousses de foie, on ajoute tout simplement de l'air. C'est ce qu'on appelle le "foisonnement". Il s'agit plus exactement d'azote, qui a l'avantage de ne pas oxyder la viande. Mais comme la saveur et l'onctuosité de ces aliments sont liés au gras, ce procédé trouve assez vite ses limites.

Du coup, les industriels remplacent une partie du gras par des amidons, des fibres ou des protéines végétales. La protéine de pois, par exemple, est un excellent liant. Autre possibilité : les acides gras modifiés, qui ne sont pas digérés et n'apportent donc aucune calorie.


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