Timidité, anxiété, complexes ou passage d'un cap difficile : on a parfois besoin de l'aide d'un spécialiste. Vous suivez ou avez suivi une psychothérapie, psychanalyse, TCC, PNL ?..
Quel type de thérapie avez-vous suivi ? Pourquoi ?
Celà fait 26 ans que je suis en psychothérapie pour des troubles graves du comportement, liés à d'énormes carences affectives, elles-mêmes dues à une petite enfance semée d'abandons, de placements en foyers, hôpitaux, mauvais traitements... Ma pathologie était "en latence", mais, elle s'est révélée à l'âge de 19 ans. A cause de ma "personnalité malade", je ne parviens pas à m'épanouir vraiment car je manque de confiance en moi (pourtant, j'ai fait des études supérieures, je possède de nombreux diplômes, j'ai toujours travaillé dans le secrétariat diverses branches). Les cruels manques affectifs de ma petite enfance ne m'ont pas permis de mener une vie sereine : j'ai 48 ans, mère et grand-mère, je me remarie le 21 juin prochain, et je doute encore de moi ! Je suis en congé longue maladie et l'invalidité me guette... Je n'ai jamais été vraiment heureuse, mais, j'ai vécu des "moments heureux"... Pourtant, j'ai un naturel gai, dynamique, mais une profonde "mélancolie" gâche parfois mon vécu quotidien. J'ai besoin de voir un psychiatre une fois par mois, c'est vital : les blessures de mon enfance ne seront jamais totalement cicatrisées et elles se réveillent assez souvent, au vu de certaines situations. C'est très dur d'être heureux, de croire au bonheur quand le malheur s'est "accroché à vous" depuis votre naissance.
Qu'est-ce que cela vous a apporté ?
Un besoin de parler, de raconter mes souffrances, de me sentir comprise par un professionnel... J'ai, bien sûr, consulté de nombreux psychiatres : certains m'ont déçue, je les ai quittés. D'autres ont été formidables. Un des derniers est hélas en retraite, mais, il a su m'aider à surmonter, à une époque, mes difficultés car il m'apportait de l'affection (à moi, et, à tous ses patients). J'ai tenté les soins homéopathiques, phytothérapiques, d'acupuncture, mais, sans succès à long terme... Je ne peux me passer d'une psychothérapie (je ne bois pas, ne fume pas, ne me drogue pas, je tiens à le préciser).
Marie Jo
Fabienne, je suis comme toi, j'en ai besoin, ça remonte à mon enfance, des abandons moralement parlant, subis (dépression de maman, décès de papa), il faut avoir une ou un confident, autre que la famille ou les amis, qui ne comprennent pas: "tu as tout pour être heureuse" ! Les biens matériels n'ont rien à voir
Jackie
Je suis émue par votre témoignage qui me parle énormément. Il est vrai que l'on ne guérit jamais de son enfance. (j'en parle un peu dans mon témoignage). Les bonnes heures, vécues intensément, sont préférables au bonheur béat, plan-plan