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 PRATIQUE 
(Janvier 2004)

Le jet d'encre : comment ça marche ?

Les encres compatibles
Avant de dresser l'inventaire des alternatives, un bref retour sur les principes de l'impression à jet d'encre s'impose.
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SOMMAIRE
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  Les solutions alternatives
Limitations et mises en garde
  Où trouver ces encres compatibles ?
Le principe est le suivant : la tête d'impression est composée de "buses", qui sont en fait de minuscules conduits par lesquels l'encre est éjectée. Ces buses sont chauffées électriquement plusieurs fois par seconde, et lorsque l'encre contenue dans celles-ci atteint sa température d'ébullition, une micro-goutte est éjectée sous la pression des bulles alors formées.

La qualité d'impression des appareils à jet d'encre dépend des interactions entre trois facteurs : l'imprimante elle-même (sa technologie), ses consommables (encre et papier) et son pilote logiciel.

Le rôle du pilote consiste à transformer une image vidéo composée d'éléments rouges, verts et bleus (soit les trois couleurs primaires permettant à un écran d'afficher une image) en image imprimée obtenue à partir d'un mélange d'encres de couleur cyan, magenta et jaune. Pour le noir, c'est plus simple, car une seule encre est utilisée. Le pilote enverra alors à l'imprimante les informations sur la quantité d'encre à appliquer sur chaque zone de l'image (plus claire ou plus foncée), ou tout simplement des informations typographiques s'il s'agit de texte.

Il est donc conçu dès le départ pour fonctionner avec une technologie d'impression et un type d'encre particuliers, avec des caractéristiques précises en termes de fluidité, de densité, de colorimétrie, d'acidité… Ceci afin de garantir une taille et une vitesse d'éjection optimales des gouttes d'encre, ainsi que des teintes constantes et une bonne tenue.

Quant au papier, son grammage (poids en grammes par mètre carré de papier), sa composition et sa capacité d'absorption de l'encre sont déterminants. Ce n'est donc pas un hasard si certains types de papier sont recommandés par les constructeurs, en particulier pour l'impression de photos.

Pourquoi l'encre coûte-t-elle si cher ?
Les constructeurs investissent des sommes colossales en recherche et développement pour la mise au point d'une gamme d'imprimantes, et assurer le meilleur fonctionnement possible du trio tête d'impression - encre - papier.

Une grande partie des budgets est donc dévolue à la composition de l'encre, afin de trouver la fluidité idéale et s'assurer qu'elle est correctement répartie sur le papier.

La fabrication d'une encre fait appel à des procédés chimiques complexes, à tel point qu'il est quasi-impossible d'obtenir deux encres de caractéristiques identiques d'une fabrication à l'autre, même en appliquant la même "recette".

Pour les cartouches d'une même série, les constructeurs font donc fabriquer le lot d'encre en une seule fois, ce qui leur garantit des propriétés physiques et un rendu des couleurs identiques. Enfin, pour se distinguer, ils y ajoutent des produits spéciaux qui rendent la contrefaçon difficile.

Ces recettes de sorciers ne sont pas la seule justification au prix prohibitif de l'encre. Un autre facteur entre en jeu : le type de cartouche et sa technologie.

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Les différents types de cartouches
Parmi les différentes technologies d'impression disponibles, on recense deux principaux types de cartouches pour imprimantes à jet d'encre.

Les cartouches intégrant une tête d'impression
C'est la solution qui a été retenue par HP et Lexmark. Ces cartouches sont les plus onéreuses, car obligent à racheter une nouvelle tête d'impression à chaque changement de cartouche.

Mais elles permettent de contourner les problèmes d'usure et d'encrassage des buses, et d'obtenir de meilleurs résultats. En effet, lorsqu'une cartouche reste trop longtemps inutilisée, l'encre sèche et peut provoquer l'obstruction des conduits d'éjection.

Les cartouches réservoir
Canon et Epson ont opté pour cette technologie. Ces cartouches sont nettement moins coûteuses, la tête d'impression étant directement fixée sur le mécanisme de l'imprimante (Canon a d'ailleurs eu la bonne idée d'équiper ses imprimantes de têtes d'impression amovibles, pour faciliter la maintenance). Leur prix est inférieur de quelques dizaines d'euros à celui de leurs homologues à tête d'impression.

Mais attention, lors du remplacement de la cartouche, l'imprimante effectue plusieurs cycles de nettoyage afin d'éliminer l'air présent dans les circuits … Et consomme alors une partie de l'encre neuve (environ 10 à 20%) !

Quelques variantes
Au sein des familles de cartouches présentées ci-dessus, deux variantes sont à signaler particulièrement.

La première, celle des réservoirs à encres séparés, permet de ne changer que la couleur manquante. Une idée séduisante pour réaliser des économies, mais attention au prix des cartouches à l'unité. Il est à comparer avec celui des cartouches couleur "monobloc" des concurrents, afin de vérifier qu'il ne s'agit pas d'une fausse bonne affaire. Cette variante est particulièrement répandue sur les imprimantes spécialisées photo qui fonctionnent avec plus de quatre encres, afin d'élargir les gammes de nuances possibles (par exemple HP avec la technologie PhotoRet IV utilisant l'hexachromie).

La seconde variante, c'est la puce électronique qui sert à contrôler le niveau d'encre restant, et qui "bloque" la cartouche une fois les réserves épuisées. Celles-ci sont très répandues chez Epson.

 
 [Marc Tetefort , L'Internaute]
 
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