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Le principe est le suivant : la
tête d'impression est composée de "buses",
qui sont en fait de minuscules conduits par lesquels
l'encre est éjectée. Ces buses sont chauffées
électriquement plusieurs fois par seconde, et
lorsque l'encre contenue dans celles-ci atteint sa température
d'ébullition, une micro-goutte est éjectée
sous la pression des bulles alors formées.
La qualité d'impression des appareils à
jet d'encre dépend des interactions entre trois
facteurs : l'imprimante elle-même (sa technologie),
ses consommables (encre et papier) et son pilote logiciel.
Le rôle du pilote consiste à transformer
une image vidéo composée d'éléments
rouges, verts et bleus (soit les trois couleurs primaires
permettant à un écran d'afficher une
image) en image imprimée obtenue à partir
d'un mélange d'encres de couleur cyan, magenta
et jaune. Pour le noir, c'est plus simple, car une
seule encre est utilisée. Le pilote enverra
alors à l'imprimante les informations sur la
quantité d'encre à appliquer sur chaque
zone de l'image (plus claire ou plus foncée),
ou tout simplement des informations typographiques
s'il s'agit de texte.
Il est donc conçu dès le départ
pour fonctionner avec une technologie d'impression
et un type d'encre particuliers, avec des caractéristiques
précises en termes de fluidité, de densité,
de colorimétrie, d'acidité
Ceci
afin de garantir une taille et une vitesse d'éjection
optimales des gouttes d'encre, ainsi que des teintes
constantes et une bonne tenue.
Quant au papier, son grammage (poids en grammes par
mètre carré de papier), sa composition
et sa capacité d'absorption de l'encre sont
déterminants. Ce n'est donc pas un hasard si
certains types de papier sont recommandés par
les constructeurs, en particulier pour l'impression
de photos.
Pourquoi l'encre coûte-t-elle
si cher ?
Les constructeurs investissent des sommes colossales
en recherche et développement pour la mise
au point d'une gamme d'imprimantes, et assurer le
meilleur fonctionnement possible du trio tête
d'impression - encre - papier.
Une grande partie des budgets est donc dévolue
à la composition de l'encre, afin de trouver
la fluidité idéale et s'assurer qu'elle
est correctement répartie sur le papier.
La fabrication d'une encre fait appel à des
procédés chimiques complexes, à
tel point qu'il est quasi-impossible d'obtenir deux
encres de caractéristiques identiques d'une
fabrication à l'autre, même en appliquant
la même "recette".
Pour les cartouches d'une même série,
les constructeurs font donc fabriquer le lot d'encre
en une seule fois, ce qui leur garantit des propriétés
physiques et un rendu des couleurs identiques. Enfin,
pour se distinguer, ils y ajoutent des produits spéciaux
qui rendent la contrefaçon difficile.
Ces recettes de sorciers ne sont pas la seule justification
au prix prohibitif de l'encre. Un autre facteur entre
en jeu : le type de cartouche et sa technologie.
Les différents types
de cartouches
Parmi les différentes technologies d'impression
disponibles, on recense deux principaux types de cartouches
pour imprimantes à jet d'encre.
Les cartouches intégrant une tête
d'impression
C'est la solution qui a été retenue
par HP et Lexmark. Ces cartouches sont les plus onéreuses,
car obligent à racheter une nouvelle tête
d'impression à chaque changement de cartouche.
Mais elles permettent de contourner les problèmes
d'usure et d'encrassage des buses, et d'obtenir de
meilleurs résultats. En effet, lorsqu'une cartouche
reste trop longtemps inutilisée, l'encre sèche
et peut provoquer l'obstruction des conduits d'éjection.
Les cartouches réservoir
Canon et Epson ont opté pour cette technologie.
Ces cartouches sont nettement moins coûteuses,
la tête d'impression étant directement
fixée sur le mécanisme de l'imprimante
(Canon a d'ailleurs eu la bonne idée d'équiper
ses imprimantes de têtes d'impression amovibles,
pour faciliter la maintenance). Leur prix est inférieur
de quelques dizaines d'euros à celui de leurs
homologues à tête d'impression.
Mais attention, lors du remplacement de la cartouche,
l'imprimante effectue plusieurs cycles de nettoyage
afin d'éliminer l'air présent dans les
circuits
Et consomme alors une partie de l'encre
neuve (environ 10 à 20%) !
Quelques variantes
Au sein des familles de cartouches présentées
ci-dessus, deux variantes sont à signaler particulièrement.
La première, celle des réservoirs à
encres séparés, permet de ne changer
que la couleur manquante. Une idée séduisante
pour réaliser des économies, mais attention
au prix des cartouches à l'unité. Il
est à comparer avec celui des cartouches couleur
"monobloc" des concurrents, afin de vérifier
qu'il ne s'agit pas d'une fausse bonne affaire. Cette
variante est particulièrement répandue
sur les imprimantes spécialisées photo
qui fonctionnent avec plus de quatre encres, afin
d'élargir les gammes de nuances possibles (par
exemple HP avec la technologie PhotoRet IV utilisant
l'hexachromie).
La seconde variante, c'est la puce électronique
qui sert à contrôler le niveau d'encre
restant, et qui "bloque" la cartouche une
fois les réserves épuisées. Celles-ci
sont très répandues chez Epson.
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