La durée de vie des offres
promotionnelles et les cycles de baisse des prix n'en
finissent plus de raccourcir sur le marché de
l'ADSL. On vous épargne le détail des
manoeuvres qui se déroulent en coulisse, qu'il
s'agisse de la question passablement complexe du dégroupage
ou de l'homologation par le ministère de l'Industrie
des nouveaux tarifs de gros pratiqués par France
Télécom.
La seule chose à
retenir d'un point de vue de consommateur, c'est que
la guerre de tranchées à laquelle se livrent
les fournisseurs d'accès français est
tout à notre avantage, mais que le choix devient
chaque jour un peu plus compliqué. Voici donc
pour vous y aider un petit bilan sur le paysage du haut
débit français en décembre 2003.
On peut d'ores et déjà prendre rendez-vous
pour janvier avec les nouvelles qui ne manqueront pas
de tomber d'ici là.
Désormais, la bataille
ne porte plus seulement sur le prix, car les FAI ne
pourront pas éternellement continuer à
rogner leur marge bénéficiaire, mais sur
la prestation proposée pour un prix donné.
Le juste prix d'un forfait haut debit, en tout cas le
prix moyen proposé pour un accès à
512 Kb/s ou plus, se stabilise aux alentours de 30 euros
mensuels.
Si certains FAI tirent un peu plus les tarifs
vers le bas pour flirter avec les 25 euros, la plupart
ont choisi d'offrir plus de bande passante à
leurs abonnés. Si la tendance se confirme, les
formules d'accès à 1 Mb/s tiendront
bientôt lieu de standard, tandis que les forfaits
2 Mb/s devraient se multiplier. 9 Online, Free
et EasyConnect dans le cadre d'une promotion qui court
jusqu'au 31 décembre, offrent ainsi un débit
de 2048 Kb/s et 256Kb/ en voie remontante pour un abonnement
inférieur à 40 euros.
On l'espère en tout cas, car en matière
de débit, la marge de progression de nos fournisseurs
d'accès est encore importante, du moins si l'on
juge à ces exemples étrangers qui nous
font rêver : une dizaine de Mégabits et
bientôt plus du double voire du quadruple au Japon
pour un prix équivalent à du 512 Kb/s
en France, 50 Mb/s offerts pour moins de 50 euros à
Stockholm et dans ses environs, et sans aller si loin,
la Belgique, la Suisse où l'Allemagne qui font
bien mieux que nous.
Autre remarque quant au rapport prix/débit que
proposent les FAI : même à moins de 20
euros par mois, les offres d'accès haut débit
bridés à 128 kb/s semblent condamnés
à court terme si tant est qu'elles aient jamais
été financièrement interessantes.
La morale, pour qui veut en avoir pour son argent, ou
tout au moins pour qui veut évaluer le "rapport
qualité/prix" de sa connexion, c'est qu'il
ne s'agit plus seulement de calculer le coût de
l'accès ADSL sur un an, comme nous l'avions fait
pour vous en septembre dernier, mais peut-être
pour tenir compte des différences de débit,
de calculer le prix du kilo-octet de bande passante.