Microsoft Surface Book : un prix élevé, pour quelle utilisation ?

TEST – Le Surface Book de Microsoft est un hybride haut de gamme, proposé à un prix élevé, qui ne convient pas à tous les utilisateurs. Linternaute.com a pu réaliser une première prise en main, un mois avant la sortie en France.

[Mis à jour le 17 février 2016 à 14h04] Après avoir été proposé en précommande sur le site, le Surface Book arrive en France ce jeudi. C'était la surprise de la conférence Microsoft d'octobre dernier, présenté comme l'ordinateur ultime. Avec un prix élevé – 1649 euros pour l'entrée de gamme - Microsoft se place d'emblée sur un secteur très haut de gamme. Et promet beaucoup : un PC de 13,5 pouces puissant avec un écran détachable pouvant ainsi se transformer en tablette selon les besoins. Linternaute.com a pu réaliser une première prise en main du Surface Book, près d'un mois avant sa date de sortie.

Au premier coup d'œil, le Surface Book a un design élégant et épuré. Au premier toucher, le clavier est plus agréable que sur les Surface et le trackpad réactif. L'ensemble pèse 1,5 kg (726 gr pour l'écran seul) pour une épaisseur de 13 à 22,8 mm. Bien que 2-en-1, il tient très bien sur les genoux pour une utilisation "ordinateur" contrairement aux Surface qui avaient tendance à être déséquilibrées. Pour le côté PC puissant, tout y est aussi : un processeur Intel dernière génération i5 ou i7 selon la configuration, un écran 3000x2000 pixels. Et une carte graphique NVIDIA en option. A savoir que ce dernier composant n'est pas proposé sur le modèle de base. Il faudra donc débourser minimum 2069 euros pour bénéficier de toutes les capacités de ce produit.

Par contre, ne vous attendez pas à pouvoir utiliser le Surface Book comme une vraie tablette. Microsoft le dit clairement, ce n'est pas son ambition avec ce produit. L'écran détaché doit en effet rester une tablette d'appoint pour présenter ponctuellement ses réalisations ou voir une vidéo. Tout d'abord, deux batteries sont intégrés dans cet ordinateur : une dans l'écran et une dans le clavier. Bien que la tablette puisse être rechargée à part, c'est toutefois la batterie de la base qui procure les trois quarts de l'énergie. Microsoft promet 12h d'autonomie en mode PC et 3h en mode tablette.

Pour détacher l'écran, il n'est pas question de simplement le déclipser, la charnière n'étant pas totalement mécanique. Il convient en effet d'appuyer sur un bouton de déverrouillage qui permet à l'ordinateur de vérifier que la carte graphique – embarquée dans le clavier – ne soit pas en fonctionnement. Si tel est le cas, une alerte s'affiche demandant de fermer le programme. A l'utilisation, nous n'avons rencontré aucun problème particulier pour effectuer cette opération. Toutefois, ce mode d'attache a des conséquences sur les usages.

Le Surface Book ne pourra pas se séparer si la carte graphique est utilisée, ce qui veut dire qu'il est par exemple impossible de tendre l'écran à quelqu'un pour lui montrer une vidéo en cours d'édition dans Première. Et le problème n'est pas résolu en plaçant l'écran à l'arrière de la base (voir la photo ci-dessous) car il faut, là aussi, détacher le côté tablette - il ne se retourne pas complètement comme le Lenovo Yoga. Cette position reste toutefois une option intéressante pour ceux qui voudraient présenter un document tout en gardant les possibilités de l'ordinateur mais n'est, une fois de plus, que ponctuelle au vu du poids de l'ensemble.

Au final, le Surface Book est un très bon produit qui concurrence facilement son principal rival, le MacBook Pro d'Apple. La différence de prix se justifie par les nouvelles possibilités offertes par ce 2-en-1, la présence d'une carte graphique puissante et d'un stylet. Après cette rapide prise en main, nous le recommandrions à ceux qui recherchent un ordinateur performant et qui n'ont besoin d'une tablette que ponctuellement. La configuration de base à 1649 euros conviendra au grand public ayant les moyens de s'offrir la meilleure technologie actuelle et souhaitant tout au plus retoucher ses photos et vidéos. Mais les professionnels et créatifs manipulant des fichiers plus volumineux ou touchant à la 3D ne pourront s'en contenter et devront mettre le prix en passant la barre des 2000 euros.

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