|
Vous
n'êtes pas client de Bouygues Télécom.
Vous êtes tout à fait satisfait de
votre opérateur actuel. Mais quand même,
vous aimeriez bien vous (faire) offrir l'un de ces
nouveaux joujoux high-tech pour Noël... Bon
c'est sûr, pour l'i-mode c'est rapé,
mais ne soyez pas amers, avec leurs services multimédia,
Orange et SFR ne sont pas en reste. Grâce
aux téléphones intègrant un
semblant de caméra numérique, vous
ne donnerez sans doute pas dans la photo d'art,
mais question frime du troisième millénaire,
vous vous poserez là.
Au delà du gadget, le développement
de ces messageries multimédia que l'on désigne
sous le sigle de MMS (Multimedia Message Service)
va de paire avec celui du GPRS, une norme de transfert
des données plus rapide que le GSM traditionnel
qui autorise des applications intéressantes.
Voici un petit tour des possibilités nouvelles
en quelques acronymes.
Le MMS
Pour faire simple, on retiendra que le MMS constitue
la nouvelle génération de SMS. Contrairement
à ces derniers qui se limitent à du
texte, les MMS permettent d'y adjoindre du son,
des images et même de l'animation. Ces éléments,
on pourra les piocher dans la bibliothèque
intégrée au mobile, les dessiner à
l'aide du logiciel intégré, les importer
depuis son ordinateur, les télécharger
moyennant finances, ou encore, et c'est là
le fin du fin, les créer soit même
si l'on dispose d'un téléphone aux
aptitudes photographiques. Précisons bien
qu'avec une résolution d'une centaine de
pixels carré, les clichés réalisés
à l'aide de ces téléphones
ne sont en aucun cas exploitables pour des tirages
papier. S'il s'agit en revanche de transmettre un
sourire, une grimace, un baiser ou l'état
d'avancement d'un chantier, les MMS devraient parfaitement
remplir leur mission.
A terme, on nous promet tout plein d'applications
de cette technologie. Du téléchargement
de fichiers musicaux à la réception
sur son mobile de newsletters illustrées,
on imagine aisément l'avenir du MMS.
Cependant l'expérience du WAP est encore
trop cuisante pour que l'on s'emballe sur des promesses.
L'une des plus grosses limitations de cette technologie
tient à ce jour aux problèmes de normes.
En effet, les réseaux des différents
opérateurs ne sont pas compatibles entre
eux. Seul solution dans ce cas : consulter ses MMS
sur un PC...Alors, à quoi bon sauter le pas
? Tout simplement pour les services que les opérateurs
associent au MMS dans leur "pack" multimédia.
Les forfaits multimédia
SFR
Cet opérateur
qui a initié le mouvement en septembre facture
0,45 € l'envoi d'un MMS.
Au delà des messages
multimédia et du WAP en GPRS, SFR permet
d'accéder à ses comptes e-mails traditionnels
depuis son mobile, de personnaliser les téléphones
compatibles (sonneries et images), de télécharger
des jeux et surtout d'accéder à la
ouvelle génération de services Vizzavi,
interactifs et en couleurs. Ainsi, l'état
du traffic, les cours de la bourse ou les actualités,
rapidement accessibles, et en couleur ne sont pas
l'apanage de l'i-mode. En tout, SFR a réuni
une cinquantaine de services, dont des sites d'informations
(Reuters, AFP, Europe 1...). On pourra payer ses
accès à l'unité, ou souscrire
un forfait illimité à 6 euros.
Attention, outre l'accès, chaque utilisation
vous sera aussi facturée à l'unité.
La grille tarifaire et la liste de modèles
compatibles est assez complexe, aussi préférons
nous vous renvoyer vers le site de l'opérateur.
Bouygues
Outre la réception de MMS, le forfait
proposé au prix de 6 euros par mois ouvre
un accès illimité à la bibliothèques
d'images de l'opérateur et à la navigation
WAP en mode GPRS, c'est à dire bien plus
vite que la normale. L'envoi de MMS reste lui facturé
0,30 euro par message. Bouygues a également
retenu le téléphone Sony-Ericsson
T68i qui autorise la prise de photo si on lui adjoint
le module optionnel. Bien sûr, chez
cet opérateur, l'i-mode constitue le cheval
de bataille principal.
Orange
Quelque peu en retard sur le terrain du MMS, Orange
autorise néanmoins la réception de
ses messages, et même leur envoi gratuit jusqu'en
février 2003. Côté information
et services pratiques, l'option Orange sans limite
(6 euros par mois) donne un accès illimité
au service de l'opérateur sur le WAP. Pour
les possesseurs d'un mobile compatible, il s'agit
d'un accès GPRS. Mais chez Orange, la vraie
innovation est ailleurs, avec le SPV conçu
en étroite coopération avec Microsoft.
Le téléphone
intelligent d'Orange et Microsoft
Disponible
dès aujourd'hui à la commande sur
le site d'Orange, le SPV
(pour Son Photo Vidéo), est la première
incarnation des Smartphones, des terminaux qui comme
les autres téléphones disposent d'un
écran miniature, tiennent dans la poche mais
qui, tenez-vous bien, sont mûs par Windows.
Quelque part entre mobile et PDA, ce modèle
fabriqué par un obscure constructeur taiwanais
est actuellement commercialisé 249 euros
en promotion. Pour ce prix là vous disposerez
d'un mobile, capable grâce à sa base
d'accueil de se synchroniser avec Outlook, lui aussi
livré avec l'appareil. Entre autres possibilités,
le SPV permet de surfer sur le Web, le vrai, grâce
à une version allégé d'Explorer,
de visionner des documents multimédia avec
la version embarquée de Windows Media, de
jouer en simili 3D ou encore... de téléphoner.
Tri-bande, GPRS, compatible Java et doté
d'un écran confortable 65 000 couleurs, ce
n'est pas encore le téléphone de 3ème
génération mais on s'en approche à
grand pas...
Retour >> Sommaire
|
|
|