La 3G désigne la troisième
génération de téléphonie mobile. Techniquement, elle
s'appelle UMTS
pour Universal Mobile Telecommunications System. Ces
appellations désignent toutes deux la nouvelle
technologie de transmission de la voix et des données
pour les téléphones portables. Lancée en France en novembre
dernier par SFR après de nombreux retards, elle succède
au GPRS
qui, en plus de la voix, assurait une gestion optimisée
de la transmission de données, en permettant, sur les
téléphones mobiles, des débits équivalents à ceux proposés
par un modem
sur une ligne téléphonique traditionnelle.
En réalité, le GPRS n'était lui-même
qu'une évolution du protocole GSM
qui, au début des années 1990, avait assuré la popularisation
du téléphone portable. A l'époque, si le GSM permettait
une transmission sans faille de la voix des utilisateurs,
ses performances, en matière de transferts de données,
ne lui permettait pas de dépasser le débit un peu faiblard
de 9,6 kbits/s soit l'équivalent de celui d'un fax.
L'ADSL dans votre mobile
Aujourd'hui, avec la 3G, c'est un véritable bond
en avant qui s'opère en matière de débits : avec jusqu'à
384 kilobits/s autorisés lors du transfert d'informations
(voix ou données), la troisième génération de mobile
est un peu au téléphone GSM, ce que l'ADSL est à la
connexion RTC en matière d'internet. Voilà qui explique
la profusion de service (visiophonie,
télévision, clip vidéo,…) proposée au lancement de ces
nouveaux téléphones : les canaux de communication ayant
été élargis, on peut à présent les remplir avec bien
plus de médias qu'autrefois.
Mais comment cela fonctionne-t-il ? Tout le secret de
la 3G réside dans un nouveau procédé de multiplexage
appelé W-CDMA. Qu'est ce que le multiplexage ? La technique
vise à faire passer les données en provenance de plusieurs
utilisateurs sur un seul canal, et ce, dans les deux
sens. Par exemple, lorsque plusieurs utilisateurs connectés
à un même relais de transmission entament, en même temps,
une conversation ou utilisent leurs téléphones pour
envoyer des données. Un algorithme traite alors les
données en provenance de l'ensemble des sources de façon
à les faire passer toutes par cet unique tuyau.
Deux innovations majeures
Les anciens protocoles (GSM et GPRS) utilisaient des
procédés de multiplexage temporel ou de multiplexage
en fréquence : à chaque utilisateur, une bande de fréquence
était allouée pour toute la durée de sa conversation,
ou bien, toute la bande de fréquence lui était ouverte
mais pour un court laps de temps régulièrement répété.
Avec la technologie W-CDMA employée par la 3G, deux
innovations majeures : la bande de fréquence attribuée
à la transmission des appels téléphoniques est plus
large, le débit en est d'autant augmenté. Par ailleurs,
le W-CDMA gère la transmission de l'information selon
des méthodes héritées de l'informatique : la transmission
par "paquets". Comme son nom l'indique, l'information
(paroles ou données) est coupée en petits "paquets"
qui sont ensuite transmis de manière optimisée
sur le canal de communication selon le trafic observé
et la disponibilité des canaux de transmissions.
Et pour l'avenir ? Et bien, si les utilisateurs européens
découvrent tout juste la 3G, elle existe pourtant
déjà depuis 2001 au Japon. Et, le pays du soleil levant
ne chôme pas, en matière de téléphonie mobile, puisque
la 4G y est déjà annoncée ! Une quatrième génération
de téléphones mobiles est attendue là
bas, à l'horizon, 2007 - 2010. Et attention
les yeux, des débits stratosphériques sont annoncés.
De l'ordre de 300 Mbit/s ! Il ne reste plus qu'à
découvrir ce que l'on va bien pouvoir en faire..
Pour ceux qui n'ont pas
les moyens
La 3G restant encore une technologie assez dispendieuse,
une alternative existe. Encore peu répandu
en France (mais Bouygues Telecom devrait prochainement
proposer une offre), il s'agit de la technologie EDGE,
ultime évolution du GSM, qui devrait offrir
jusqu'à 250 kbit/s de débit. Affaire
à suivre, pour les technophiles sans le sou...
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