Jour Par Jour, l'année 1871
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18 janvier
Proclamation de l'Empire allemand Alors que la guerre franco-prussienne n'est pas encore achevée, les représentants des états allemands se réunissent dans la galerie des Glaces du château de Versailles et proclament l'Empire allemand, le IIème Reich. Le roi de Prusse, Guillaume, devient le nouvel empereur sous le nom de Guillaume Ier. L'empire germanique se compose de la Prusse, de la Bavière, du Wurtemberg et de la Saxe. L'unité politique de l'Allemagne est acquise. L'armistice sera signé 10 jours plus tard au même endroit.
Voir aussi : Unification - Histoire de la Guerre de 1870
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19 janvier
Trochu échoue à Buzenval Alors que Paris est assiégé par les Allemands depuis le 19 septembre 1870, le général Trochu, chef du gouvernement provisoire de la défense nationale, organise une sortie avec la garnison de Paris. Sa tentative pour forcer le blocus prussien échoue à Montretout et Buzenval, les actuelles communes de Garches, St-Cloud et Rueil. Le bilan est lourd : 5 000 morts. Trochu démissionnera de ses fonctions le 22 janvier, suite à ce cuisant échec. "Trochu, du verbe trop choir", dira de lui Victor Hugo. Paris, qui continue d'être bombardée quotidiennement, est perdue. La ville capitulera le 28 janvier.
Voir aussi : Dossier histoire de la Commune de Paris - Histoire de la Guerre de 1870
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28 janvier
Paris capitule Au terme de plusieurs mois d’un siège qui a affamé les Parisiens et quelques jours après l’échec de Trochu, Paris est contraint de capituler. Prussiens et Français ont déjà signé un armistice puis un traité de paix préliminaire à Versailles le 26 février. La population parisienne, qui a douloureusement résisté, perçoit cette capitulation comme une véritable trahison de la part du gouvernement de la défense nationale. Par ailleurs, l’une des clauses de l’armistice oblige ce gouvernement à organiser des élections pour désigner les membres d’une Assemblée nationale. Les votes aboutiront à la victoire d’une majorité de monarchistes, favorables à la paix, contre les républicains.
Voir aussi : Histoire de Paris - Dossier histoire de la Commune de Paris - Siège - Armistice - Histoire de Versailles - Histoire de la Guerre de 1870
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17 février
Thiers à la tête du gouvernement Après la chute de l’Empire et de Paris, une nouvelle Assemblée s’est réunie à Bordeaux avec comme objectif de nommer un gouvernement et de mettre un terme définitif à la guerre. Elle nomme Adolphe Thiers à la tête du gouvernement. Face à une Assemblée dominée par les royalistes favorables à la paix, Thiers apparaît toutefois comme un compromis. C’est lui qui, investi des pleins pouvoirs, signera les préliminaires du traité de paix le 26 février à Versailles puis le traité de Francfort le 10 mai.
Voir aussi : Dossier histoire de la Commune de Paris - Thiers - Histoire de Bordeaux - Histoire de la Guerre de 1870
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17 février
Denfert-Rochereau évacue Belfort La garnison de Belfort au sud de l'Alsace, ultime bastion français à résister à l'invasion prussienne, se rend. Assiégé depuis le 3 novembre 1870, le gouverneur de la ville Pierre Denfert-Rochereau accepte de rendre les armes alors que Paris a déjà capitulé le 28 janvier. Le président du gouvernement de défense nationale, Adolphe Thiers, obtient de la Prusse que le territoire de Belfort reste français. En échange, la France doit céder à l'occupant une partie supplémentaire de la Lorraine et accepter que les troupes ennemies défilent dans Paris. Belfort, pour sa conduite héroïque face aux assiégeants, deviendra un département français.
Voir aussi : Histoire de Belfort - Denfert-Rochereau - Histoire de la Guerre de 1870
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18 mars
Début de la Commune Les Parisiens, se sentant trahis par le gouvernement de Défense nationale qui a capitulé face aux Prussiens et s'est installé à Versailles, sont au bord de l’insurrection. Les tensions poussent le chef du pouvoir exécutif, Adolphe Thiers, à faire enlever des canons érigés par le peuple pour se défendre contre l'ennemi. Mais les soldats chargés de la mission sont encerclés à Montmartre par une foule pacifique, avec laquelle ils fraternisent. Lorsque le général Lecomte ordonne de tirer sur la foule, il n’est pas obéi et ne fait qu’aviver la haine du peuple. Il sera fait prisonnier et fusillé en même temps que le général Clément Thomas. Après l’événement, Adolphe Thiers quittera la capitale avec son gouvernement pour se rendre à Versailles. Dès lors, le Comité central de la Garde nationale prendra possession de l’Hôtel de ville et organisera les votes qui éliront la Commune de Paris.
Voir aussi : Histoire de Paris - Dossier histoire de la Commune de Paris - Thiers - Histoire de la Troisième République
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23 mars
Insurrection communale à Marseille À l’image des Parisiens, les Marseillais tentent de mettre en place une Commune. De nombreuses villes suivront ainsi cet exemple. C’est le cas notamment de Narbonne, de Saint-Étienne et de Toulouse. Mais ces mouvements insurrectionnels ne se prolongeront pas longtemps. À Marseille, ils seront étouffés le 4 avril.
Voir aussi : Dossier histoire de la Commune de Paris - Histoire de Marseille - Histoire de la Politique
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26 mars
Élection de la Commune Le Comité central de la Garde nationale, détenant le pouvoir à la capitale, invite les Parisiens à élire leurs représentants. Seulement 229 000 personnes remplissent les bulletins, pour un total estimé à 485 000 habitants. Mais il faut alors prendre en compte la fuite de bon nombre d’entre eux lors de la journée du 18 mars. Le conseil de 90 membres élus s’installe le 28 mars à l’Hôtel de ville, hérite des pouvoirs du Comité central et prend le nom de Commune de Paris.
Voir aussi : Dossier histoire de la Commune de Paris - Garde Nationale - Histoire de la Politique
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27 mars
Premier match international de Rugby L'International Rugby Football Board organise le premier match international au stade de Raeburn Place près d'Edinburgh. Il oppose l'Ecosse à l'Angleterre. Les Ecossais l'emportent à domicile.
Voir aussi : Premier match - Histoire du Rugby
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2 avril
Premier combat entre fédérés et versaillais Le dimanche 2 avril, les versaillais fondent sur Paris et prennent l’avant-poste de Courbevoie. Dès le lendemain, la garde nationale lancera l’offensive à Versailles, sans succès. Le général communard Flourens sera même exécuté. Ainsi, pendant près de deux mois, les quelques 30 000 hommes de la garde nationale devront affronter, autour de Paris, les 130 000 soldats de Thiers.
Voir aussi : Histoire de Paris - Dossier histoire de la Commune de Paris - Histoire des Guerres
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10 mai
Signature du traité de Francfort Le gouvernement provisoire de la France accepte le paiement d'une indemnité de 5 milliards de francs-or, la présence d'une armée d'occupation jusqu'au paiement de cette somme et surtout, la cession de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine. Cette victoire renforcera le chancelier Otto von Bismarck et lui permettra d'unifier les Etats allemands autour de la Prusse.
Voir aussi : Traité - Dossier histoire de la Commune de Paris - Histoire de Francfort - Histoire de l'Alsace - Histoire de la Lorraine - Histoire de la Guerre de 1870
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21 mai
Début de la Semaine sanglante à Paris L’armée régulière de Versailles parvient à franchir le Point-du-Jour, près de la porte de Saint-Cloud, envahit la capitale et prend ainsi par surprise les fédérés. Commence alors une "semaine sanglante", au cours de laquelle les Parisiens sont massacrés, les monuments brûlés et la capitale bombardée. Les barricades dressées par la population ne seront pas suffisantes pour stopper la progression des versaillais et les quartiers capituleront les uns après les autres. On estimera les pertes humaines à environ 25 000 du côté des fédérés et 1360 pour les versaillais.
Voir aussi : Histoire de Paris - Dossier histoire de la Commune de Paris - Histoire de Versailles - Histoire des Guerres
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28 mai
La Commune de Paris écrasée dans le sang Au terme de la "Semaine sanglante" (21-28 mai 1871), la Commune de Paris est écrasée. En mars, les Parisiens humiliés par la défaite face aux Prussiens et mis sous pression par un long siège, s’étaient révoltés contre le gouvernement de Thiers. Un mouvement insurrectionnel avait alors pris le pouvoir sous le nom de "Commune de Paris". Le chef du pouvoir exécutif, Adolphe Thiers, réfugié à Versailles, lance contre la capitale cinq corps d'armée. Les combats de rue et la répression terrible de la Commune feront au total plus de 20 000 victimes, parmi lesquelles on compte femmes et enfants. A cela s'ajoutent les incendies des Tuileries, du Palais de Justice, de l'Hôtel de Ville et du Palais Royal.
Voir aussi : Dossier histoire de la Commune de Paris - Thiers - Histoire de la Troisième République
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4 septembre
Gustave Courbet, président de la fédération des artistes Le peintre français Gustave Courbet s’implique dans la politique, notamment durant la Commune de Paris. Pendant cette courte période, Courbet est en effet nommé président de la fédération des artistes. Ses toiles ont longtemps été rejetées par la critique française et notamment par le Salon (comme son "Atelier du peintre", rejeté en 1855). Toutefois, son implication lui coûtera cher. Il sera accusé d’avoir contribué au démontage de la colonne Vendôme et condamné à rembourser les frais.
Voir aussi : Histoire de la Peinture
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10 novembre
Henri Stanley sauve Livingstone Après des mois de recherches, le journaliste américain retrouve enfin Livingstone. Parti à la découverte des sources du Nil, ce dernier ne donnait plus aucuns signes de vie depuis longtemps. Sautant sur l’occasion, Stanley voyait dans cette aventure la possibilité de rapporter le plus grand scoop de l’année. Il n’hésita donc pas une seconde quand on le chargea de cette mission. Il découvrit Livingstone malade et affamé, mais bien vivant. Il poursuivra même quelques temps l’exploration en sa compagnie.
Voir aussi : Livingstone - Histoire des Explorations
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1871
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28 novembre
Louis Rossel est fusillé Malgré la proposition d’exil faite par Adolphe Thiers, Louis Rossel a décidé d’assumer sa participation à la Commune et est donc abattu. Officier, il était le seul militaire d’importance à avoir participé à l’insurrection. Jugeant que la guerre contre Bismark avait été perdue à cause de l’incompétence de Bazaine et de la mauvaise volonté de certains dirigeants, il avait concouru activement aux émeutes que Thiers réprima dans le sang, après avoir été proche de Gambetta.
Voir aussi : Dossier histoire de la Commune de Paris - Thiers - Gambetta - Bazaine - Histoire des Coups d'Etat
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