1133
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Naissance de l’université d’Oxford Chassé de Paris, le théologien Robert Pullen crée, en compagnie de quelques étudiants, l’université d’Oxford, en Angleterre. Il faudra attendre le XIIIe siècle pour voir l’université se développer, aussi bien sur le plan religieux qu’intellectuel. Les collèges qui la composeront acquerront par la suite une grande renommée. En 1209, quelques enseignants et élèves d’Oxford se rendront à Cambridge et y fonderont également une université. Les deux établissements deviendront les plus anciennes et plus prestigieuses universités britanniques.
Voir aussi : Histoire de l'Angleterre - Dossier histoire de l' enseignement - Histoire des Institutions
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1257
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Robert de Sorbon fonde un collège Chapelain de Saint-Louis, Robert de Sorbon fonde un collège destiné à accueillir les jeunes élèves sans fortune. Il y dispense essentiellement un enseignement théologique. Situé dans le Quartier latin, l’établissement jouera également le rôle de tribunal ecclésiastique. Dès 1554, il accueillera les délibérations générales de la faculté de théologie et sera dès lors appelé "Sorbonne". La Sorbonne sera finalement fermée lors de la Révolution. Napoléon Bonaparte fera don de ses bâtiments à l’université de Paris en 1808, bâtiments qui abriteront plus tard le siège de l’Académie universitaire de la capitale.
Voir aussi : Histoire de Paris - Dossier histoire de l' enseignement - Napoléon Bonaparte - Histoire de la Sorbonne - Histoire des Institutions
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1582
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15 octobre
Entrée en vigeur du calendrier grégorien Le Pape Grégoire XIII décide de modifier l'ancien calendrier Julien, hérité de Jules César. Il instaure le calendrier grégorien dans les États pontificaux, le Portugal et l'Espagne. Quand les catholiques européens se réveillent le lendemain du jeudi 4 octobre, ils sont en réalité le vendredi 15 octobre selon le nouveau calendrier. Ils ont fait un bond de 10 jours dans le temps. Le calendrier Julien n'était pas en accord avec l'année solaire, il avançait de 11 minutes et 14 secondes. C'est pour rétablir ce décalage que la réforme du Pape est entrée en vigueur. L'écart entre l'année solaire et le calendrier sera réduit à 25,9 secondes. La France adoptera le calendrier grégorien deux mois après son instauration.
Voir aussi : Pape - Histoire des Institutions
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1636
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Fondation de la future Harvard La Cour générale de la colonie de la Baie du Massachusetts crée l’université de Cambridge. Il faut attendre deux années avant que les cours ne soient dispensés, mais la notoriété de l’institut ne mettra guère de temps à s’étendre. En 1639, la faculté prendra le nom de John Harvard, pasteur britannique qui lui fera don d’une grande partie de ses biens et de toute sa bibliothèque. Peu à peu, l’établissement recevra un support financier de plus en plus conséquent, ainsi qu’une charte en 1780.
Voir aussi : Dossier histoire de l' enseignement - Histoire des Institutions
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1716
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23 février
La France professionnalise la lutte contre le feu Une ordonnance royale réglemente l'entretien des pompes à eau à Paris et nomme un Directeur des pompes, chargé de l'organisation des secours en cas d'incendie. Jusqu'alors le soin de la lutte contre le feu était assuré par la population elle-même. En 1810, Napoléon remplacera les garde-pompes de la ville de Paris par des bataillons de sapeurs-pompiers.
Voir aussi : Histoire de Paris - Création - Incendie - Pompiers - Histoire des Institutions
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1794
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27 janvier
La Convention impose la langue française Sur une proposition du député Bertrand Barère, la Convention décide que le Français est la langue obligatoire pour tous les documents publics : "Le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton, l'émigration et la haine de la République parlent allemand; la contre-révolution parle italien et le fanatisme parle basque. Cassons ces instruments de dommage et d'erreur." Des professeurs de français sont dépêchés en Bretagne, en Alsace, en Corse et aux frontières espagnoles et italiennes.
Voir aussi : Histoire de la Convention - Histoire de la Langue française - Histoire des Institutions
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1794
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11 mars
Création de la future école polytechnique La Convention décide de la création d'une Ecole Centrale de travaux publics. L'institution accueillera des élèves destinés à être formés en ingénierie civile et militaire. Appelée d'abord "Ecole des travaux publics", elle recevra le nom d'"Ecole polytechnique" par la loi du 1er septembre 1795.
Voir aussi : Fondation - Dossier histoire de l' enseignement - Histoire de la Convention - Histoire des Institutions
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1794
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30 octobre
Création de l'Ecole Nationale Supérieure L'Ecole Normale Supérieure est créée par la Convention dans le but de former les instituteurs à l'enseignement. Ils devront séjourner quatre mois au sein de l'école et retourner en province au terme de leur formation pour y exercer leur métier. L'ENS sera supprimée par Louis XVIII en 1822 puis réhabilitée. Elle accueille des étudiants issus de classes préparatoires et compte parmi ses anciens élèves quelques noms célèbres: Jean Giraudoux, Louis Pasteur, Léon Blum ou Laurent Fabius.
Voir aussi : Création - Dossier histoire de l' enseignement - Histoire de la Convention - Histoire des Institutions
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1795
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25 février
Naissance des premières écoles centrales Sur une proposition du député Joseph Lakanal, la Convention vote un décret instaurant la création d'écoles centrales. Dans ces nouveaux établissements, l'accent est mis sur l'enseignement scientifique plutôt que sur la tradition classique dominée par le latin. En octobre 1795, la Convention décidera d'établir une école centrale par département. Organisées par classes de niveaux, les écoles centrales constituent les ancêtres des lycées.
Voir aussi : Création - Dossier histoire de l' enseignement - Histoire de la Convention - Histoire des Ecoles centrales - Histoire des Institutions
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1795
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14 juillet
La Marseillaise devient l'hymne national Le décret du 26 messidor an III proposé par le député Debry déclare "La Marseillaise" hymne national français. D'abord appelé "Chant de guerre pour l'armée du Rhin", la chanson a été écrite dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 par Rouget de Lisle, officier du génie en poste à Strasbourg. Interdite durant le premier et le second empire, elle sera définitivement proclamée "hymne national" en 1879.
Voir aussi : Histoire de la Marseillaise - Rouget de Lisle - Histoire des Institutions
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1806
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10 mai
Napoléon crée l’université impériale Après avoir remplacé les écoles centrales par les lycées en 1802, Napoléon Bonaparte fonde l’université impériale. Il favorise ainsi l’établissement d’un enseignement public centralisé. L’université impériale détient en effet le monopole de l’éducation. Avec à sa tête un dirigeant nommé par Bonaparte lui-même, elle rassemble et gère tous les établissements français. Durant cette période, la France se voit également divisée en académies, avec un recteur à la tête de chacune d'entre elles. Deux ans plus tard, un décret organisera plus concrètement le système.
Voir aussi : Dossier histoire de l' enseignement - Napoléon Bonaparte - Histoire des Ecoles centrales - Histoire des Institutions
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1811
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19 septembre
Les sapeurs-pompiers deviennent militaires A la suite d'un terrible incendie qui ravage l'ambassade d'Autriche à Paris au mois de juillet 1810, Napoléon Ier décide de remplacer les anciens gardes-pompiers par un bataillon de sapeurs-pompiers qui sera désormais militarisé, caserné et portera l'uniforme. En mars 1967, le corps des sapeurs-pompiers de Paris sera érigé en brigade de l'arme du génie. Leur devise :" Sauver ou périr.
Voir aussi : Pompiers - Histoire des Institutions
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1831
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9 mars
Création de la légion étrangère Louis-Philippe annonce la création d'une nouvelle unité militaire composée uniquement de volontaires pour la plupart d'origine étrangère.
Voir aussi : Création - Louis-Philippe - Histoire de la Légion étrangère - Histoire des Institutions
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1833
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28 juillet
La loi Guizot développe l’enseignement primaire Ministre de l’Instruction publique, François Guizot fait voter une loi qui va bouleverser l’enseignement primaire. Elle oblige les communes de plus de 500 habitants à se munir d’au moins une école primaire de garçons et à entretenir au moins un instituteur. De plus, chaque département français doit désormais disposer d’une École normale d’instituteurs. Par ailleurs, les établissements privés sont légalisés et l’instruction religieuse maintenue. L’instruction publique sera modifiée plus tard par les lois Falloux et Ferry.
Voir aussi : Dossier histoire de l' enseignement - Jules Ferry - Guizot - Falloux - Histoire des Institutions
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1848
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28 avril
Apparition de l’ "école maternelle" Le terme d’ "école maternelle" est employé pour la première fois et remplace ce que l’on appelait des "salles d’asile". Depuis 1830, ces dernières avaient pour fonction d’accueillir les jeunes enfants du peuple, qui restaient dans la rue pendant que leurs parents travaillaient. En plus de l’enseignement dispensé, elles portaient ainsi assistance à ces enfants, dont l’âge était compris entre 2 et 6 ans. La pédagogue sarthoise Marie Pape-Carpentier jouera un rôle important dans la modification du fonctionnement de ces établissements, notamment sur le plan des méthodes employées, relativement dures. Il faudra toutefois attendre les lois de Jules Ferry, en 1881, pour que les écoles maternelles soient véritablement instituées.
Voir aussi : Dossier histoire de l' enseignement - Dossier histoire de la révolution de février 1848 - Jules Ferry - Histoire des Institutions
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1850
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15 mars
La loi Falloux est votée Promulguée sous l’impulsion d’Alfred de Falloux, alors ministre de l’Instruction publique, cette nouvelle loi instaure la liberté de l’enseignement secondaire. Elle fait la distinction entre l’enseignement public, à la charge d’une commune, d’un département ou de l’État, et l’enseignement privé, auquel est accordé une grande liberté. Par ailleurs, elle favorise l’enseignement catholique dans les établissements primaires et oblige les communes de plus de 800 habitants à ouvrir une école de filles. Contraire au principe de laïcité dans l’enseignement, cette loi sera finalement abrogée. En 1881 et 1882, les lois Ferry seront promulguées.
Voir aussi : Dossier histoire de l' enseignement - Jules Ferry - Histoire de la Laïcité - Falloux - Histoire des Institutions
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1852
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22 janvier
Création de la médaille militaire Le président de la République Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, crée une nouvelle décoration : la médaille militaire. Elle est accordée aux sous-officiers et hommes de troupe pour leur ancienneté de service. Ainsi qu'aux officiers généraux qui ont commandé en chef devant l'ennemi.
Voir aussi : Napoléon III - Histoire des Institutions
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1866
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15 novembre
Naissance de la Ligue française de l’enseignement La Ligue française de l’enseignement naît grâce à la volonté de Jean Macé. Ce dernier avait en effet lancé un appel dans le journal l’ "Opinion nationale", afin de réunir un maximum de volontaires pour améliorer l’instruction en France. Beaucoup s’enthousiasment pour le projet et y prennent part. Avec un nombre d’adhérents toujours croissant dans toute la France, la Ligue se battra pour l’éducation populaire et publique. Elle lancera également une pétition pour une instruction gratuite, obligatoire et laïque. Lorsque les lois Ferry seront promulguées, elle se donnera un statut juridique, s’organisera en fédérations et ne cessera de lutter contre les inégalités et pour le développement culturel.
Voir aussi : Dossier histoire de l' enseignement - Jules Ferry - Histoire des Institutions
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1875
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20 mai
Signature de la Convention du Mètre 17 états signent à Paris la Convention du Mètre. Ce traité international décide de la construction d'un nouveau prototype du mètre. Le célèbre mètre étalon en platine iridié est ainsi déposé au Bureau international des poids et mesures (BIPM) dans l'enceinte de Pavillon de Breteuil à Sèvres (Hauts-de-Seine). La première définition du mètre remonte à l’époque de la Révolution française : il correspond à la quarante millionième partie de la longueur du méridien terrestre.
Voir aussi : Histoire de Paris - Histoire des Institutions
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1881
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16 juin
L’école est désormais gratuite Alors ministre de l’Instruction publique, Jules Ferry fait voter une loi qui établit la gratuité de l’école. Depuis 1879, l’homme politique promulgue une série de textes afin de promouvoir l’école publique et d’affaiblir le poids de l’Église dans l’éducation des jeunes français. Dans ce contexte, une nouvelle loi paraîtra encore le 28 mars 1882, rendant l’enseignement obligatoire pour les enfants de 3 à 6 ans, et définitivement laïc. L’instruction civique remplacera dorénavant l’instruction religieuse et même les instituteurs devront être laïcisés au sein des écoles spécialisées. C’est ainsi que seront posées les bases de l’enseignement public en France.
Voir aussi : Dossier histoire de l' enseignement - Jules Ferry - Histoire de la Laïcité - Histoire des Institutions
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