2005
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9 novembre
Le gouvernement décrète l'état d'urgence Alors que les incidents en banlieue parisienne s’étendent et font les couvertures de la presse mondiale, le Président de la République et le gouvernement décident d’appliquer l’état d’urgence. A partir d’un décret conçu lors de la guerre d’Algérie, les préfectures pourront instaurer des couvre-feux dans des zones précises et interdire les rassemblements. Les émeutes diminueront progressivement d’intensité avant que le retour au calme soit annoncé après le 12 novembre. A cette date on comptera alors environ 10 000 voitures et 300 bâtiments brûlés, 217 policiers blessés, et 4 700 interpellations. Les dégâts seront estimés à 200 millions d'Euros tandis que le décret sera prolongé pour trois mois.
Voir aussi : Histoire de Paris - Chirac - Emeutes - Crise des banlieues - Histoire du Social
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2005
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27 octobre
La mort de deux adolescents déclenche trois semaines d'émeutes dans les banlieues Deux adolescents qui tentaient d’échapper à la police pour une raison indéterminée se cachent dans un transformateur d’EDF et meurent électrocutés. La nuit qui suit va alors être le théâtre de quelques incidents. C’est la début de « la crise des banlieues ».
Voir aussi : Emeutes - Crise des banlieues - Histoire du Social
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2000
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19 janvier
Adoption des 35 heures La Loi Aubry II vient compléter la loi de 1998 sur la réduction du temps de travail de 39 à 35 heures par semaines. Toutes les entreprises devront négocier des accords avec leurs salariés pour réduire leurs heures de travail hebdomadaires ou compenser le surplus d’heures par des repos compensatoires. Par un glissement de sens, ceux-ci sont appelés RTT (abréviation de « réduction du temps de travail ») et entrent rapidement dans le langage et les mœurs.
Voir aussi : Loi - Histoire du Parti Socialiste - Jospin - 35 heures - Travail - Histoire du Social
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1997
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5 septembre
Mère Teresa s'éteint à Calcutta Mère Teresa meurt dans son couvent de Calcutta, à l'âge de 87 ans. D'origine albanaise, le prix Nobel de la paix 1979 avait découvert l'Inde à l'âge de 18 ans. Fondatrice de l'ordre des Missionnaires de la Charité en 1950, elle a voué sa vie aux déshérités de Calcutta et d'autres villes de l'Inde. Elle avait notamment créé plus de 50 écoles et 200 centres d'accueil, orphelinats, cliniques mobiles, etc.
Voir aussi : Décès - Mère Thérésa - Histoire du Social
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1988
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30 novembre
Instauration du RMI La loi sur le revenu minimum d'insertion (RMI) est définitivement adoptée par l'Assemblée Nationale à l'unanimité. Le texte, proposé par le gouvernement de Michel Rocard, sera débattu durant les mois d'octobre et novembre avant d'être voté. Dès février 1989, 570 000 foyers pourront bénéficier du RMI.
Voir aussi : Histoire du RMI - Histoire du Social
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1985
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21 décembre
Première campagne pour les "Restos du cœur" L'association de lutte contre la pauvreté fondée par le comique Coluche ouvre ses premiers centres de distribution de vivres dans toute la France. Cette première campagne, qui fait suite à une proposition de Coluche le 26 septembre 1985, prendra fin le 21 mars, au début du printemps. 5000 bénévoles y participeront et 805 millions de repas seront distribués durant tout l'hiver.
Voir aussi : Coluche - Histoire du Social
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1983
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29 décembre
« Émeutes du pain » en Tunisie Afin de rétablir une situation économique stable et solide, le président Bourguiba mit en place une forte augmentation des denrées alimentaires de base. Suite à cette décision, des émeutes ont lieu dans le pays, et notamment à Sfax et à Tunis. Plus de 70 tunisiens perdront la vie. L’état d’urgence sera décrété et Bourguiba sera contraint d’annuler les hausses établies.
Voir aussi : Bourguiba - Histoire de Tunis - Histoire du Social
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1979
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10 décembre
Mère Thérésa prix Nobel de la paix Le prix Nobel de la paix est décerné à Mère Thérésa pour son action en faveur des déshérités en Inde. D'origine albanaise, Agnes Gonxha Bojaxhiu a consacré sa vie aux pauvres. Son ordre est entièrement voué aux victimes de la misère et de la maladie.
Voir aussi : Histoire du Prix Nobel - Mère Thérésa - Histoire du Social
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1974
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5 juillet
18 ans, la nouvelle majorité En France, une loi abaisse l'âge de la majorité civile qui passe de 21 à 18 ans. Depuis les événements de mai 1968, "l'âge légal à partir duquel une personne devient pleinement capable de faire valoir ses droits" était jugé trop tardif.
Voir aussi : Histoire du Social
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1968
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27 mai
Signature des accords de Grenelle Les négociations entamées le 25 mai entre le gouvernement, le patronat et les syndicats, aboutissent aux accords signés au ministère des Affaires sociales, rue de grenelle. Ils prévoient l'augmentation du SMIG (salaire minimum) de 25%, des salaires de 10% et la réduction du temps de travail. Mais ces concessions ne satisfont pas la base ouvrière et la grève continue. C'est l'impasse, la crise sociale de mai 68 débouche alors sur une crise politique. Le 30 mai, De Gaulle annoncera la dissolution de l'Assemblée et reprendra le pays en main.
Voir aussi : Dossier histoire de Mai 68 - Histoire du Social
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1968
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10 mai
La "nuit des barricades" La révolte des étudiants atteint son point culminant dans la nuit du 10 au 11 mai au cours de laquelle étudiants et CRS s'affrontent dans de véritables combats de rues : voitures incendiées, rues dépavées, vitrines brisées, centaines de blessés. Le pays est stupéfait et l'agitation étudiante, jusque-là isolée, rencontre alors la sympathie d'une grande partie de l'opinion publique. Le 13 mai, les syndicats manifesteront avec les étudiants pour protester contre les brutalités policières et, le 14 mai, une vague de grèves commencera.
Voir aussi : Syndicat - Dossier histoire de Mai 68 - Histoire des Barricades - Histoire du Social
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1968
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3 mai
Premières barricades de Mai 68 La police, à la demande du recteur Jean Roche, fait évacuer la Sorbonne où se tient un meeting de protestation. Les étudiants dressent alors des barricades sur le "boul'Mich". La crise de Mai 68 commence dans les rues du Quartier latin : barricades, pavés et cocktails Molotov sont les armes des étudiants contre les matraques et gaz lacrymogènes des CRS. L’évacuation se déroule sans ménagement et dans la violence : 600 personnes sont arrêtées. La révolte, d'abord universitaire, débouchera sur des grèves et une crise sociale généralisée.
Voir aussi : Dossier histoire de Mai 68 - Histoire de la Sorbonne - Histoire des Barricades - Histoire du Social
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1959
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29 mai
Le pacte scolaire est ratifié par le gouvernement belge Une loi est mise en place afin d’apaiser les tensions liées à l’organisation de la scolarité au sein du pays. Depuis des siècles, la question de l’enseignement civil et religieux pose problème et oppose l’Église aux libéraux et aux socialistes. Le pacte admet alors le libre choix des parents quant à l’éducation de leur enfant. Ils peuvent inscrire ce dernier dans une école officielle (issue de l’Etat, des provinces ou des communes) ou libre (non officielle). L’enseignement peut donc être religieux ou non. Par ailleurs le pacte prévoit la distribution de subventions pour tout type d’établissement scolaire.
Voir aussi : Histoire du Social
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1954
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1 février
Hiver 54 : l'appel de l'Abbé Pierre Henri Grouès, plus connu sous le nom de l'abbé Pierre, lance un cri d'alarme contre la misère, sur Radio Luxembourg (RTL). Cet appel à "l’insurrection de bonté" intervient juste après le décès d’une femme, morte de froid dans la rue. Cette année-là, l’hiver est particulièrement rigoureux et s’apprête à faire d’autres victimes. Le fondateur d’Emmaüs incite tous les Français à recueillir les sans-logis chez eux, à donner des couvertures, de la nourriture et du temps afin de sauver la vie de dizaine de milliers de personnes. L’appel est entendu et la France assiste à l’un des plus grands élans de générosité de son histoire. Le mouvement aboutira au vote d’une loi interdisant l’expulsion des locataires en hiver. Quant à Emmaüs, l’association prendra de plus en plus d’ampleur et s’étendra sur le monde entier.
Voir aussi : Histoire de RTL - Abbé Pierre - Appel - Histoire d'Emmaüs - Histoire du Social
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1953
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Roland Barthes publie "le Degré zéro de l’écriture" Roland Barthes fait paraître son premier ouvrage d’importance, "le Degré zéro de l’écriture". Cet essai cherche à montrer le rapport entre la littérature et l’histoire dans le contexte social. L’auteur y établit plusieurs catégories d’écriture et met en avant les difficultés auxquelles est confronté l’écrivain dans son choix littéraire, face aux divisions sociales. Grand sémiologue et linguiste, Roland Barthes réalisera par la suite de nombreux ouvrages. Il mêlera alors la psychanalyse à l’anthropologie moderne pour donner naissance à de nouvelles formes de critique.
Voir aussi : Psychanalyse - Roland Barthes - Histoire du Social
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1952
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14 août
L'expression "tiers-monde" Le démographe Alfred Sauvy, dans un article intitulé "Trois mondes, une planète" et publié dans l'hebdomadaire l'"Observateur" (l'actuel "Nouvel Observateur"), emploie pour la première fois l'expression "tiers-monde". Selon lui, l'opposition du monde occidental et soviétique, nie l'existence d'un troisième monde, l'ensemble des pays sous-développés, d'ailleurs convoités par les deux blocs. Il le compare au tiers-état de l'Ancien régime, ordre "exploité et méprisé (...) qui veut lui aussi être quelque chose".
Voir aussi : Tiers-monde - Histoire du Social
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1950
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18 mars
3 millions de signatures pour l'appel de Stockholm Lancé par le communiste Frédéric Joliot-Curie et le Mouvement mondial pour la paix, l'appel de Stockholm contre la bombe atomique recueille 3 millions de signatures en France. Le texte stipule: "Nous exigeons l'interdiction immédiate de l'arme atomique, arme d'épouvante et d'extermination des populations.[...] Nous considérons que le gouvernement qui, le premier, utiliserait contre n'importe quel pays l'arme atomique, commettrait un crime contre l'humanité et serait à traiter comme un criminel de guerre. Nous appelons tous les hommes de bonne volonté dans le monde à signer cet appel." L'appel de Stockholm sera signé par plus de 150 millions de personnes dans le monde entier.
Voir aussi : Dossier histoire du nucléaire - Histoire de la Bombe atomique - Joliot-Curie - Histoire de l'Appel de Stockholm - Histoire de Stockholm - Histoire du Social
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1950
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11 février
Création du SMIG Le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) entre en vigueur en France. Le nouveau dispositif impose le principe d'une rémunération minimale en dessous de laquelle aucun salarié ne peut être payé. Déterminé en fonction du budget type d'un ménage, le SMIG permet aussi de garantir un pouvoir d'achat minimum aux ménages les plus modestes. A partir de 1952, le SMIG sera indexé sur les prix. Le 21 janvier 1970, il sera remplacé par le SMIC (Salaire minimum interprofessionnel de croissance). Mais la loi de 1950 permet aussi de restaurer les conventions collectives supprimées lors du régime de Vichy. Toutefois, des modifications seront instaurées vis-à-vis de la loi de 1936.
Voir aussi : Dossier histoire du droit du travail - Conventions collectives - Histoire du Social
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1949
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1 septembre
Fondation d’Emmaüs L’abbé Pierre recueille dans son auberge de Neuilly-Plaisance un homme désespéré et au bord du suicide, Georges Legay. Celui-ci lui demande son aide mais l’abbé Pierre ne possède rien. Aussi lui propose-t-il plutôt de consacrer sa vie à aider les autres plutôt que de la détruire. L’homme sera le premier compagnon d’Emmaüs. Ensemble, ils organiseront le mouvement. Rapidement, plusieurs compagnons y prendront part et auront l’idée de récupérer des objets usés pour les revendre. Les fonds serviront alors à la construction d’abris provisoires.
Voir aussi : Abbé Pierre - Histoire d'Emmaüs - Histoire du Social
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1947
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19 décembre
Création de FO Les syndicalistes fondateurs de la tendance Force ouvrière au sein de la CGT décident de quitter la confédération au nom de l'indépendance syndicale. Léon Jouhaux, Robert Bothereau, Albert Bouzanquet, Georges Delamarre et Pierre Neumeyer remettent leur démission en dénonçant la trop étroite dépendance de la CGT avec le parti communiste. La nouvelle confédération prend le nom de l'hebdomadaire crée pour la CGT en 1945, Force Ouvrière. Les dirigeants de F.O désirent préserver leur neutralité vis à vis du gouvernement, du patronat et surtout du parti communiste.
Voir aussi : Syndicat - Histoire du Social
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