Partager cet article

RSS

Histoire du Travail

1733

John Kay perfectionne le tissage


Le britannique John Kay met au point la "navette volante", afin d’améliorer la vitesse du tissage. Ce nouveau système mécanique permet de tisser les fils à une vitesse considérable et sous forme de tissus beaucoup plus larges. Elle nécessite donc moins de main d’œuvre. Toutefois, le rendement de production de fils deviendra insuffisant et les tisserands seront vite à court de matière première. C’est la raison pour laquelle beaucoup d’ingénieurs chercheront à perfectionner aussi le filage.
Voir aussi : Dossier histoire de la révolution industrielle - Histoire de l'Industrie textile - Histoire du Travail

1767

Première machine à filer conçue par Hargreaves


Le tisserand britannique James Hargreaves invente sa "spinning jenny", un métier à filer permettant d’obtenir huit fils simultanément, et ce, grâce à l’action d’une seule personne. Hargreaves déposera un brevet en 1770 et le nombre de fils tissés augmentera par la suite. Ce système nécessite toutefois l’intervention humaine et ne sera pas exploité par l’industrie.
Voir aussi : Histoire de l'Angleterre - Dossier histoire de la révolution industrielle - Histoire de l'Industrie textile - Histoire du Travail

1769

Richard Arkwright invente sa machine à tisser mécanique


Richard Arkwright dépose un brevet pour sa "water-frame", une machine à tisser inspirée de celle de Hargreaves mais fonctionnant grâce à un moteur hydraulique. Il signe ainsi la naissance de la première machine à tisser mécanique. C’est aussi la fin du tissage à domicile, puisqu’il faut désormais employer du personnel en usine, pour faire tourner les machines. Arkwright fondera d’ailleurs lui-même une usine au début des années 1770.
Voir aussi : Histoire de l'Angleterre - Dossier histoire de la révolution industrielle - Histoire de l'Industrie textile - Hargreaves - Arkwright - Histoire du Travail

1789
24 décembre

Amélioration du droit au travail


L'Assemblée adopte un nouveau décret reconnaissant les non-catholiques (les protestants) et les comédiens aptes à tous les emplois civils et militaires. Le texte leur accorde également le droit de vote et d'éligibilité. Les juifs ne bénéficient pas de ces améliorations et restent soumis à des restrictions en matière d'égalité d'emploi.
Voir aussi : Dossier histoire du droit du travail - Histoire du Travail

1791
2 mars

Décret d'Allarde


Le décret d’Allarde supprime les corporations, introduisant un changement radical dans l’économie et l’organisation du travail. Les corporations étaient des regroupements de personnes exerçant le même métier. Cette structure née au Moyen-Âge permettait à un corps de métiers d’exercer un monopole par secteur, souvent par ville, et d’avoir un certain poids politique. Mais elle subissait depuis le début du siècle la concurrence avec un modèle industriel capitaliste reposant sur la libre concurrence. Renforcée par la loi Le Chapelier, ce décret permet ainsi de modifier l’économie ainsi que le statut de l’employé. Mais la loi Le Chapelier sera aussi l’occasion d’interdire le droit de grève.
Voir aussi : Dossier histoire du droit du travail - Loi Le Chapelier - Histoire du Travail

1791
14 juin

Promulgation de la loi Le Chapelier


La loi Le Chapelier vient renforcer le décret d’Allarde et interdit la formation de tout groupement professionnel. Orienté à l’origine contre les corporations afin de renforcer la liberté d’entreprendre, son extension à toutes les formes de rassemblements de professionnels met fin à toute possibilité de syndicats ou de grève. Elle signe aussi la fin des rassemblements paysans.
Voir aussi : Dossier histoire du droit du travail - Syndicat - Histoire du Droit de grève - Loi Le Chapelier - Histoire du Travail

1806
18 mars

Création du conseil de prud'hommes


Napoléon Ier crée une institution visant à régler les différends entre employeurs et salariés. La loi, qui sera complétée par un décret le 3 juillet, prévoit l'établissement d'un conseil de prud'hommes "dans les villes de fabriques où le gouvernement le jugera convenable". Le premier conseil de prud'hommes verra le jour à Lyon à la demande des industriels de la soie. En 1813, on dénombrera 26 conseils à travers toute la France.
Voir aussi : Création - Dossier histoire du droit du travail - Histoire de Lyon - Histoire du Travail

1831
21 novembre

Révolte des Canuts à Lyon


Les tisserands de soie lyonnais (appelés canuts) s'insurgent contre le salaire minimum. Ils déclarent la grève générale et très vite l'insurrection prend la forme d'une révolte. Le tarif minimum avait été négocié entre les fabricants de soie, les chefs d'atelier et les canuts. Mais une centaine d'entre eux ont refusé de l'appliquer. Les ouvriers se révoltent contre leurs patrons dans tous les quartiers de Lyon. Les soldats se joignent aussi à leur mouvement. Le général Roguet qui gouverne la ville est contraint d'abandonner Lyon aux insurgés. La révolte des canuts sera réprimée dans le sang par le fils du roi Louis-Philippe, le Duc d'Orléans, au mois de décembre.
Voir aussi : Révolte - Histoire de Lyon - Histoire de la Monarchie de juillet - Canuts - Histoire du Travail

1841
22 mars

Loi sur le travail des enfants


L'âge minimum d'embauche est fixé à 8 ans et à 13 ans s'il s'agit d'un travail de nuit. La durée du temps de travail est établi à 8 heures par jour pour les enfants de 8 à 12 ans et à 12 heures pour ceux entre 12 et 16 ans. Cette loi d'un genre nouveau en France ne concerne que les entreprises de moins de 20 ouvriers. Elle ne sera que très peu appliquée.
Voir aussi : Loi - Dossier histoire du droit du travail - Travail - Histoire du Travail

1848
2 mars

Limitation du temps de travail en France


Sur une proposition de la Commission du Luxembourg présidée par Louis Blanc, le tout jeune gouvernement de la Deuxième République fixe la durée de la journée de travail à 10 heures à Paris et 11 heures en province. Cependant cette mesure n'aura pas l'occasion d'être appliquée puisqu'elle sera abrogée six mois plus tard.
Voir aussi : Dossier histoire du droit du travail - Dossier histoire de la révolution de février 1848 - Temps de travail - Histoire du Travail

1864
25 mai

Reconnaissance de la liberté de coalition


Le vote d’une loi supprime le délit de coalition. L’Empire se montre ainsi plus tolérant à l’égard des ouvriers puisque cette restriction de la loi Le Chapelier rend possible les grèves. Toutefois, celles-ci ne devront pas attenter à la liberté de travail ni engendrer de violences.
Voir aussi : Dossier histoire du droit du travail - Histoire du Droit de grève - Loi Le Chapelier - Histoire du Travail

1874
19 mai

Le travail de la femme et de l'enfant mieux réglementé


Une loi instaure de nouvelles règles quant aux conditions de travail de certaines catégories de la population. Ainsi, il sera dorénavant interdit d’employer un enfant en deçà de 12 ans, sauf exception. Pour les mineurs et les femmes en âge de travailler, le travail sera limité à douze heures par jour et interdit le dimanche et les jours fériés. Malgré la peur des « classes laborieuses », notamment après la Commune de Paris, cette concession paraît nécessaire, ne serait-ce que sur un point de vue militaire. En effet, la défaite contre la Prusse est perçue par beaucoup comme la défaite de corps usés par le travail avant l’âge. L’autre innovation est la création d’institutions susceptibles de contrôler l’application de la loi et de prononcer des sanctions. Toutefois, faute de moyens humains, la portée de cette loi sera très limitée dans les faits.
Voir aussi : Dossier histoire du droit du travail - Temps de travail - Femmes - Histoire du Travail

1884
21 mars

Reconnaissance officielle des syndicats


Sous l’impulsion du ministre de l'Intérieur René Waldeck-Rousseau, les députés votent une loi qui s’inscrit dans une dynamique de réglementation du travail et de la prise en compte des intérêts ouvriers. Ainsi, le Parlement Républicain instaure une certaine liberté syndicale et d’association professionnelle. La loi Le Chapelier s’efface donc devant une volonté d’asseoir les libertés républicaines.
Voir aussi : Loi - Dossier histoire du droit du travail - Syndicat - Waldeck-Rousseau - Histoire du Travail

1886
1 mai

Les origines de la "Fête du travail"


Les syndicats américains organisent une grève pour que la journée de travail soit limitée à 8 heures. Les affrontements entre les manifestants et les policiers font plusieurs morts. En 1889, la 2ème Internationale socialiste réunie à Paris, décide de faire du 1er mai une journée de revendications ouvrières. En France en 1941, le 1er mai est consacré "fête du Travail et de la concorde nationale". En 1947, il devient de droit un jour chômé et payé. Aujourd'hui aux Etats-Unis, bien que le 1er mai soit né dans ce pays, le "Labor Day" est fêté le 1er lundi de septembre.
Voir aussi : Dossier histoire du droit du travail - Syndicat - Fête du travail - Histoire du Travail

1898
9 avril

Loi sur les accidents du travail


Le Parlement français vote une loi établissant la responsabilité patronale dans les accidents du travail. Parallèlement, un système d'assurances est crée pour les employeurs. Elle entrera en vigueur le 1er juillet 1899. Le texte est longuement débattu, puisque la première proposition de loi relative aux accidents du travail a été présentée en mai 1882.
Voir aussi : Loi - Dossier histoire du droit du travail - Accident - Histoire du Travail

1900
30 mars

Millerand réforme le droit du travail


Alexandre Millerand inaugure un ensemble de lois qui va modifier le statut de l’ouvrier d’avant-guerre. La limitation du temps de travail concerne pour la première fois toute la population. Fonctionnant par paliers, la limitation horaire absolue est de onze heures par jour. C’est le début d’une série de lois qui vont se succéder en dix ans sur les thèmes de la sécurité, du repos hebdomadaire ou encore des retraites. Par ailleurs, on s’oriente vers une réglementation du travail qui n’est plus unilatérale mais qui inclut les syndicats dans les négociations.
Voir aussi : Dossier histoire du droit du travail - Temps de travail - Histoire du Travail

1905
27 juin

Mutinerie à bord du cuirassé "Potemkine"


L'équipage du cuirassé russe "Potemkine", dans le port d'Odessa sur la mer Noire, se révolte après qu'un officier ait abattu un marin qui se plaignait de la viande avariée servie à bord. Le commandant et d'autres officiers sont tués et jetés à la mer. L'insurrection s'étendra à d'autres villes de l'Empire russe. La répression fera plusieurs centaines de morts et certains marins du "Potemkine" trouveront asile en Roumanie. Le film d'Eisenstein en 1925 immortalisera cette mutinerie.
Voir aussi : Révolte - Cuirassé - Eisenstein - Potemkine - Histoire du Travail

1911

Taylor publie “The Principles of Scientific Management”


Frederick Winslow Taylor, ingénieur d’origine allemande, publie un ouvrage dans lequel il expose son système organisationnel du travail. Appelé plus tard "taylorisme", ce dernier s'appuie sur une organisation scientifique du travail et vise à améliorer la rapidité d’exécution et de production des employés. Après des années d’analyse au sein de sa société, la Midvale Steel Corporation, il préconise, dans un premier temps, la séparation des tâches à effectuer. Les dirigeants conçoivent et chronomètrent tandis que les ouvriers se limitent à l’exécution, sur des postes qui leur sont attribués. Cette nouvelle méthode obtient de bons résultats mais ne sera pas appréciée par les ouvriers, qui se disent transformés en simples machines.
Voir aussi : Dossier histoire de la révolution industrielle - Histoire du Travail

1919
25 mars

Instauration des Conventions collectives


Après un climat autoritaire dû à la Première Guerre mondiale, le droit du travail français subit de nouvelles évolutions plus favorables aux salariés, notamment dans l’année 1919. Ainsi le 25 mars, une loi instaure un cadre général pour conventions collectives. Dans un premiers temps les effets seront limités, mais l’évolution vers ce système va se poursuivre. D’autres lois vont suivre, notamment un an plus tard avec la modification de la loi sur les syndicats, malgré un changement de gouvernement.
Voir aussi : Dossier histoire du droit du travail - Syndicat - Conventions collectives - Histoire du Travail

1919
11 avril

Création de l'OIT


La conférence de la paix réunie à Versailles adopte une charte internationale du travail baptisée Organisation internationale du travail (OIT) ou aussi Organisation mondiale du travail (OMT). Composée de 150 états, l'institution a pour but d'améliorer les conditions de travail, le niveau de vie et de veiller à la stabilité économique et sociale. Etablie à Genève, l'OIT sera rattachée à l'ONU en 1946.
Voir aussi : Dossier histoire de l' ONU - Création - Dossier histoire du droit du travail - Histoire de la SDN - Histoire de l'Organisation Internationale du Travail - Histoire du Travail









RECHERCHE
Mot-clé
Un jour
Année  Ex : 1959
Pays
Thèmes


Top des recherches  Recherche avancée
Les autres rubriques «Société»
Alimentation
Architecture
Catastrophes naturelles
Environnement
Faits divers
Femmes
Institutions
Justice
Loisirs
Mœurs
Racisme
Social
Terrorisme
L'ACTUALITE EN DIRECT
En images
» Monde Le verdict contre les Pussy Riot sévèrement jugé par les Occidentaux
» France France: Deschamps n'a pas encore dévoilé son jeu

Sondage

Quel est votre roi de France préféré ?

Tous les sondages

Témoignages

Vous êtes fasciné par l'histoire d'un pays ?

Russie impériale ou soviétique, Chine ancestrale ou maoïste, Égypte pharaonique ou contemporaine, Pérou des incas ou des Espagnols... Vous êtes fasciné par l'histoire d'un pays ? Partagez cet intérêt avec les lecteurs de L'Internaute.

Participez | Premiers témoignages | 20 contributions

Vos images anciennes des bains de mer

Participez | Premiers témoignages | 6 contributions

Quel monument historique vous impressionne le plus ?

Participez | Premiers témoignages | 32 contributions

Histoire : tous les témoignages