Histoire des Guerres
1570
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8 août
Fin de la troisième guerre de Religion Pour mettre un terme aux hostilités entre protestants et catholiques, un édit est publié par le roi Charles IX et octroie à nouveau la liberté de culte aux protestants, dans une limite territoriale. C’est la paix de Saint-Germain. Les réformés obtiennent également la garantie de quatre villes de sûreté, parmi lesquelles figure La Rochelle.
Voir aussi : Dossier histoire des Guerres de Religion en France - Histoire de La Rochelle - Histoire des Guerres
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1571
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7 octobre
Bataille navale de Lepante La Sainte Ligue composée de l'Espagne, de Venise et des états pontificaux (Pie V), bat les turcs à Lépante, près de Corinthe. La flotte de plus de 200 navires est sous le commandement de Don Juan d'Autriche, frère du roi d'Espagne Philippe II et fils naturel de Charles V. Ce sont plus de 10,000 hommes qui s'affrontent dans chaque camp. Les Turcs du Sultan d'Istanbul, Selim II Mast, sont écrasés. L'amiral Ali Pacha est fait prisonnier et décapité. Cette défaite marque un coup d'arrêt à l'avancée turque sur la Méditerranée. Un jeune soldat espagnol est blessé au combat et perd sa main gauche. Il s'agit d'un certain Cervantès.
Voir aussi : Bataille - Dossier histoire des grandes batailles - Histoire de Venise - Histoire de la Sainte Ligue - Histoire des Turcs - Histoire des Guerres
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1572
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22 août
Coligny manque d’être assassiné Gaspard de Coligny, qui a de plus en plus d’influence sur le roi Charles IX, suscite la méfiance de Catherine de Médicis et ravive la haine des catholiques. Le chef des protestants tente de convaincre le roi d’intervenir aux Pays-Bas contre l’Espagne. C’est sans doute la raison pour laquelle les Guise, fervents défenseurs du catholicisme, tentent de l’assassiner. Il en réchappe de justesse, mais l’événement déclenche le massacre de la Saint-Barthélemy, deux jours plus tard. Coligny sera d’ailleurs l’un des premiers protestants mis à mort.
Voir aussi : Dossier histoire des Guerres de Religion en France - Catherine de Médicis - Guise - Charles IX - Coligny - Histoire des Guerres
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1572
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24 août
Le massacre de la Saint-Barthélemy Dans la nuit du 23 au 24 août 1572, les protestants, réunis à Paris pour le mariage de leur chef Henri de Navarre avec Marguerite de Valois, sont massacrés. Deux jours plus tôt, la tentative d’assassinat de Coligny, probablement organisée par les Guise, avait fait naître un dangereux climat de tensions. Aussi, Catherine de Médicis redoutait d’être renversée par les Guise mécontents de sa politique conciliante avec les protestants. Elle se méfiait également de l’influence de Coligny sur son fils, Charles IX. Pour cette raison, elle aurait devancé les catholiques en convainquant son fils d’ordonner le massacre des chefs protestants. Lorsque le tocsin de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois retentit, les Parisiens se déchaînent sur les protestants, hommes, femmes et enfants. Le massacre fait 3 000 victimes et se poursuivra en province jusqu’au mois d’octobre. Quant à Henri de Navarre, il est contraint de se convertir. C'est l'un des épisodes les plus tragiques des guerres de Religion qui ont ensanglanté le royaume entre 1562 et 1598.
Voir aussi : Histoire de Paris - Dossier histoire des Guerres de Religion en France - Histoire du Protestantisme - Catherine de Médicis - Guise - Histoire des Guerres
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1573
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11 juillet
Édit de Boulogne Au lendemain du siège de la Rochelle, protestants et catholiques concluent la paix avec l’édit de Boulogne. Celui-ci met fin à la quatrième guerre de Religion et permet aux protestants d’obtenir la liberté de conscience. Toutefois, ils ne pourront bénéficier de la liberté de culte que dans trois villes, dont La Rochelle.
Voir aussi : Dossier histoire des Guerres de Religion en France - Histoire de La Rochelle - Histoire des Guerres
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1576
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6 mai
La paix de Beaulieu clôt la cinquième guerre de Religion Déclenchée en 1574, alors qu’Henri III vient de succéder à son défunt frère, la cinquième guerre de Religion est menée par le parti des Politiques, aussi appelé Malcontents. Celui-ci a réuni autour du duc d’Alençon, frère cadet du roi, la noblesse catholique modérée opposée au roi. Les protestants, tels Henri de Condé, n’ont pas tardé à se joindre au mouvement, d’autant plus que Henri de Navarre s’est enfuit de la cour. Inquiet, le roi accepte finalement de négocier. Le conflit s’achève ainsi avec l’édit de Beaulieu, qui octroie d’importants avantages au frère du roi, mais aussi aux protestants. Ceux-ci peuvent désormais jouir de la liberté de culte dans toute la France, à l’exception de la capitale. Ils obtiennent huit places de sûreté ainsi que l’égalité de représentation dans les chambres. De tels avantages ne peuvent que mécontenter les catholiques les plus fermes, qui formeront la Sainte Ligue, dirigée par Henri de Guise.
Voir aussi : Dossier histoire des Guerres de Religion en France - Henri IV - Condé - Henri III - Histoire de la Sainte Ligue - Histoire des Guerres
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1577
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17 septembre
Signature du traité de Bergerac Les protestants et les catholiques signent le traité de Bergerac pour mettre un terme à la sixième guerre de Religion. Celle-ci a été déclenchée par la Ligue catholique, qui est parvenue à convaincre le roi d’annuler l’édit de Beaulieu. Vaincus à la bataille de la Charité-sur-Loire, puis à Issoire, les protestants n’ont d’autres choix que de signer un traité diminuant considérablement les avantages qu’ils avaient acquis. Ainsi, ils obtiennent la liberté de culte pour un bourg par bailliage et leurs huit places de sûreté ne sont valables que temporairement. En octobre, le traité sera confirmé par l’édit de Poitiers.
Voir aussi : Dossier histoire des Guerres de Religion en France - Henri III - Histoire de la Sainte Ligue - Histoire de Bergerac - Histoire des Guerres
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1578
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4 août
Bataille des Trois Rois à Ksar el-Kébir Le roi du Portugal Sébastien Ier, allié au roi d'Espagne Philippe II, tente de renverser le sultan du Maroc Abd al-Malik. Lors de l'affrontement à Ksar el-Kébir (Maroc), les 40 000 cavaliers du sultan anéantissent les troupes portugaises. Abd al-Malik et le jeune roi Sébastien, qui ne rêvait que de croisade contre les Infidèles, sont tués dans la bataille. Philippe II prendra possession du Portugal, tandis que le frère du sultan, Ahmed al-Mansour, montera sur le trône marocain.
Voir aussi : Bataille - Histoire de Ksar el-Kébir - Histoire des Guerres
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1580
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26 novembre
Signature de la paix de Fleix Le duc d'Anjou et Henri de Navarre signent au château de Fleix le traité mettant fin à la septième guerre de religion. Il vient ainsi confirmer le traité de Bergerac, signé en 1577. L'équilibre entre les forces catholiques et protestantes est retrouvé. Cette septième guerre sera aussi appelée "guerre des Amoureux" car elle aurait été déclenchée par les amours de Marguerite de Valois, dite la reine Margot.
Voir aussi : Dossier histoire des Guerres de Religion en France - Henri IV - Duc d'Anjou - Henri de Navarre - Reine Margot - Histoire des Guerres
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1585
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7 juillet
Henri III interdit le culte protestant Depuis la mort du duc d’Alençon, jeune frère du roi, les Guise sont effrayés à l’idée de voir monter sur le trône le protestant Henri de Navarre, seul héritier légitime (futur Henri IV). Le roi de France Henri III finit alors par céder aux pressions de la Ligue et signe le traité de Nemours. Ce dernier retire aux protestants tous leurs privilèges et interdit leur culte, rendant impossible l’accès d’Henri de Navarre au trône.
Voir aussi : Dossier histoire des Guerres de Religion en France - Henri IV - Henri III - Histoire de la Sainte Ligue - Histoire des Guerres
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1588
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12 mai
Journée des Barricades Au cours de la huitième guerre de Religion, la population parisienne prend parti pour la Ligue, à la tête de laquelle se trouve Henri de Guise. Celui-ci se rend à Paris, à l’appel du conseil des Seize et suscite la méfiance du roi Henri III. Se sentant menacé par une telle présence, il appelle une force de 4000 Suisses et de 2000 Français pour assurer la sécurité dans la capitale. Aussitôt, les ligueurs poussent les Parisiens à l’insurrection. La population utilise des chaînes, des barriques et des tonneaux pour bloquer les rues et empêcher les forces royales d’intervenir. Henri III n’a pas d’autre choix que de fuir Paris. Cette journée marque sa rupture définitive avec la Ligue et aboutira à son ralliement avec Henri de Navarre, futur Henri IV. Les deux hommes mettront le siège devant Paris.
Voir aussi : Histoire de Paris - Dossier histoire des Guerres de Religion en France - Soulèvement - Henri IV - Henri III - Histoire des Guerres
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1588
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8 août
La défaite de l'Invincible Armada Les 130 navires de la flotte espagnole sont défaits par les 190 navires de la flotte anglaise au large de Gravelines (près de Calais). La tempête et la supériorité tactique des Anglais ont raison de l'Armada espagnole. Phillipe II d'Espagne échoue donc dans sa tentative d'invasion de l'Angleterre destinée à détrôner Elisabeth Ière et rétablir le catholicisme. Le surnom d'"Invincible Armada" sera donné par lord Burghley, un conseiller de la reine d'Angleterre, après la bataille, pour se moquer des Espagnols.
Voir aussi : Dossier histoire des grandes batailles - Bataille navale - Histoire de l'Invincible armada - Histoire des Guerres
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1590
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14 mars
Henri IV gagne la bataille d'Ivry En lutte avec les ligueurs catholiques conduits par le duc de Mayenne (famille des Guise), le protestant Henri IV remporte la bataille d'Ivry. L’année précédente, il avait déjà remporté une victoire similaire à Arques. Au cours d'une manoeuvre, le Béarnais s'exclame : "Si vos cornettes vous manquent, ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de la victoire et de l'honneur." Les partisans du roi de France attribuent cette victoire à une intervention divine.
Voir aussi : Bataille - Dossier histoire des Guerres de Religion en France - Henri IV - Histoire des Guerres
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1595
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5 juin
Victoire d’Henri IV à la Fontaine-Française Le roi de France, malgré sa conversion, rencontre encore de nombreuses oppositions. La situation mène à la bataille de Fontaine-Française, qui l’oppose aux troupes de la Ligue. La victoire du roi aboutira finalement au démantèlement de la Ligue.
Voir aussi : Dossier histoire des Guerres de Religion en France - Henri IV - Histoire de la Sainte Ligue - Histoire des Guerres
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1595
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7 octobre
Signature de la paix de Cambrai Le comte espagnol Fuentes prend Cambrai et en chasse Balagny, qui y gouvernait tyranniquement au nom du roi de France. C'est la deuxième fois que l'Espagne investit la ville, elle l'avait dominée de 1543 à 1576. Par le traité de Nimègue, signé en 1678 sous Louis XIV, la ville retournera à la France.
Voir aussi : Paix - Histoire des Guerres
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1598
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13 avril
Signature de l'Edit de Nantes Henri IV et son secrétaire Pierre Forget de Fresnes signent avec des émissaires protestants l’édit de Nantes. Les huguenots obtiennent du roi de France, converti à la religion catholique depuis 1593, la liberté de conscience et des garanties en matière de droits. Les protestants peuvent se vouer à leur culte dans deux villages par bailliage ainsi que dans les villes où leur religion est déjà ancrée. Jouissant de l’égalité civile, ils peuvent occuper des postes publics, et ont pour garantie la concession de plus de cent villes françaises. Les anciens temples leur sont restitués et ils peuvent également en construire de nouveaux. L'édit de Nantes marque aussi la fin des guerres de religion, mais ne sera jamais entièrement respecté. En partie aboli par Richelieu sous Louis XIII, il sera révoqué en 1685 par Louis XIV.
Voir aussi : Dossier histoire des Guerres de Religion en France - Henri IV - Histoire des Huguenots - Histoire de Nantes - Histoire des Protestants - Histoire des Guerres
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1618
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23 mai
La défenestration de Prague Un groupe de protestants tchèques se rendent au château royal de Prague, s'en prennent aux représentants du roi et jettent deux de ses lieutenants par la fenêtre. A l'origine de cette agitation se trouve la question de la succession du roi Mathias qui a désigné le duc de Styrie, un catholique intransigeant. Les deux défenestrés tombent dans un tas de fumier et s'en tirent sans mal, mais cet événement marque le début de la guerre de Trente ans (1618-1648).
Voir aussi : Histoire de Prague - Histoire de la Guerre de Trente Ans - Histoire des Guerres
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1620
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8 novembre
Bataille de la Montagne Blanche Les protestants de Bohème sont écrasés par les troupes germaniques du comte wallon Jean de Tilly, à l'ouest de Prague. La révolte protestante s'était soulevée contre l'empereur Ferdinand II de Habsbourg qui voulait attenter à la liberté des insurgés. A la suite de cette bataille le souverain exercera une très forte répression contre les protestants et annexera la région jusqu'en 1918.
Voir aussi : Bataille - Empire - Habsbourg - Histoire de Prague - Histoire de la Bohème - Histoire des Guerres
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1621
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Les Provinces-Unies reprennent la guerre avec l’Espagne Le prince d’Orange Maurice de Nassau profite de la fin de la trêve de douze ans, signée en 1609, pour relancer la lutte contre l’Espagne. Dans ce contexte, les Provinces-Unies rejoindront la France dans la guerre de Trente Ans. Mais Maurice de Nassau ne participera pas longtemps au conflit, puisqu’il mourra en 1625. C’est son frère, Frédéric-Henri de Nassau, qui reprendra le flambeau et contribuera à la reconnaissance de l’indépendance des Provinces-Unies par l’Espagne, en 1648.
Voir aussi : Dossier histoire des Provinces-Unies - Maurice de Nassau - Histoire des Guerres
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1632
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18 mai
Murad IV mate les rebelles janissaires Le sultan ottoman Murad IV fait étrangler son grand vizir, Recep Pacha, à Istanbul. Il élimine également plusieurs de ses frères, dont Bajazet, futur héros d'une tragédie de Racine. Murad IV met ainsi un terme provisoire à l'anarchie commencée l'année précédente par la révolte des janissaires (troupes d'élite au service du sultan ottoman).
Voir aussi : Bataille - Ottomans - Bajazet - Histoire des Guerres
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