Histoire de la Révolution

1794
La Convention décrète la Terreur
10 juin

La Convention décrète la Terreur


La Terreur, la répression révolutionnaire qui commença avec la création du Tribunal d'exception et des comités de surveillance en mars 1793, se durcit avec la loi du 22 prairial an II. Celle-ci supprime la défense et l'interrogatoire préalable des accusés, ne laissant au tribunal que le choix entre l'acquittement et la mort. En juillet, les députés craignant d'être à leur tour victimes de la Terreur, feront arrêter Robespierre et ses partisans. En octobre 1795, la Convention sera dissoute et laissera place au Directoire.
Voir aussi : Histoire de la Convention - Robespierre - Histoire de la Terreur - Histoire de la Révolution

1794
26 juin

Victoire des Français à Fleurus


Les Français de l'armée du Nord, sous les ordres du général Jourdan remportent une victoire décisive sur les Autrichiens du prince de Saxe-Cobourg à Fleurus. La Belgique s'ouvre ainsi aux armées républicaines. Jourdan fera la jonction avec les armées de Pichegru à Bruxelles deux semaines plus tard. Cette victoire est l'aboutissement du travail de réorganisation de l'armée de Lazare Carnot, membre du Comité de salut public. Elle renforce alors la position du gouvernement.
Voir aussi : Bataille - Dossier histoire des grandes batailles - Comité de Salut public - Histoire de Fleurus - Histoire de la Révolution

1794
27 juillet

Fin de la Terreur


A la tribune de la Convention, Maximilien Robespierre se fait huer du haut des gradins aux cris de "A bas le tyran !". Ses opposants lui reprochent d'avoir instauré la loi du 22 prairial (10 juin) qui met en place la "Grande Terreur" et d'avoir organisé un système d'espionnage des députés. La grande majorité des conventionnels rejoint le mouvement. Robespierre "l'Incorruptible" et Saint-Just "l'Archange de la Terreur", Couthon, Robespierre jeune, frère de Maximilien, ainsi qu'une vingtaine d'autres jacobins seront exécutés le lendemain sans avoir été jugés. La Convention fait fermer le club des Jacobins et instaure la République thermidorienne.
Voir aussi : Histoire de la Convention - Robespierre - Histoire de la Terreur - Histoire de la Révolution

1795
17 février

Traité de la Jaunaye


Passé l’épisode des colonnes infernales de Turreau, incarnation de la Terreur Robespierriste, la Vendée a retrouvé un certain calme. Le conflit semble enfin aboutir grâce à l’accord de paix de la Jaunaye. Ayant pour objectif de mettre un terme aux conflits avec Vendéens et Chouans, l’accord de paix est négocié par Charette mais refusé par Stofflet. Il restaure la liberté de culte dans les terres vendéennes, dispense les habitants de la conscription et instaure l’amnistie des rebelles. La Guerre de Vendée n’est toutefois pas terminée.
Voir aussi : Dossier histoire de la Guerre de Vendée - Charette - Histoire des Chouans - Stofflet - Histoire de la Révolution

1795
21 février

Rétablissement de la liberté de culte en France


La Convention met fin à cinq ans d'intolérance religieuse en proclamant la liberté de culte. Désormais, l'Etat autorise l'exercice du culte de son choix mais insiste sur le fait qu'il doit se dérouler sans signes ostentatoires et que l'Etat ne sera pas mis à contribution pour fournir des lieux de prières.
Voir aussi : Histoire de la Convention - Histoire de la Révolution

1795
23 juin

Débarquement de Quiberon


Alors que la Convention cherche à réduire au maximum le poids des royalistes, la contre-révolution débarque d’Angleterre au cœur de la Bretagne. En fait, si l’uniforme est anglais, il s’agit essentiellement d’émigrés, venus pour rétablir la monarchie. Les Chouans sont prêts et rejoignent rapidement les émigrés selon leur plan. Faute de débarquement en Vendée, les troupes de Charette et Stofflet ne peuvent se joindre à la partie. Mais dès que le débarquement a lieu, ils dénoncent l’un après l’autre les accords de paix qu’ils ont signés séparément. Pourtant, mal organisée et rongée par les dissensions, l’armée d’émigrés, après une brève avancée, ne fera pas illusion longtemps. Elle est repoussée et vaincue en seulement quelques jours par l’armée républicaine.
Voir aussi : Dossier histoire de la Guerre de Vendée - Histoire de la Convention - Charette - Histoire des Chouans - Stofflet - Histoire de la Révolution

1795
5 octobre

Première intervention de Bonaparte


Le commandant en chef de l'armée de l'intérieur, Paul Barras, fait appel au jeune et inconnu général Napoléon Bonaparte pour réprimer une insurrection royaliste à Paris. Mécontents des dispositions prises par la Convention "thermidorienne", qui visent à empêcher une restauration de la monarchie, les royalistes se révoltent. Une partie de la garde nationale et un groupe de sans-culottes prennent les armes. Mais la répression et trop forte ce 13 vendémiaire de l'an IV, Bonaparte mitraille les insurgés royalistes sur les marches de l'église Saint Roch, au coeur de Paris. Choisi par Barras sur les conseils de sa maîtresse, Joséphine de Beauharnais, l'action du futur empereur ce jour-là lui vaudra la main de la belle Joséphine en mars 1796 et le commandement de l'armée d'Italie.
Voir aussi : Histoire de Paris - Napoléon - Bonaparte - Insurrection - Barras - Histoire de la Révolution

1795
26 octobre

Début du Directoire


La Constitution de l'an III est votée par les thermidoriens. Elle met fin à la Convention et instaure le Directoire. Le nouveau pouvoir exécutif est composé de deux assemblées: les Cinq-cent et les Anciens. Cependant les deux tiers des députés sont choisis parmi les conventionnels. Le général Bonaparte prend la place de Barras et devient commandant en chef de l'armée de l'intérieur.
Voir aussi : Napoléon - Bonaparte - Histoire du Directoire - Barras - Histoire de la Révolution

1795
26 décembre

Madame Royale monnaie d'échange


Surnommée Madame Royale, Marie-Thérèse Charlotte, la fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, est rendue aux Autrichiens à Bâle après avoir été détenue par les révolutionnaires du Directoire. En échange, l'Autriche libère Camus, Beurnonville, Lamarque, Quinette, Bancal et Drouet, tous capturés par l'armée autrichienne en octobre 1793 lors de la bataille de Maubeuge. Madame Royale rejoint sa famille. En 1799 elle épousera celui qui sera le dernier dauphin de France, Louis-Antoine de Bourbon, fils de Charles X.
Voir aussi : Histoire du Directoire - Histoire de la Révolution

1796
1 janvier

Création du ministère de la Police


Le Directoire remplace les différents comités chargés de surveiller le territoire français par un ministère de la Police générale. Merlin de Douai démissionne de son poste de ministre de la Justice pour prendre en charge le nouveau ministère. La Police générale a pour mission de démanteler les "entreprises subversives", sous-entendues les organisations jacobines.
Voir aussi : Histoire du Directoire - Histoire de la Révolution

1796
15 juillet

Fin de la Guerre de Vendée


Après l’exécution des principaux dirigeants, Charette et Stofflet, le Directoire annonce la fin des troubles dans l’ouest. Depuis mars 1793, la région Vendéenne était secouée par la guerre civile entre républicains et royalistes. Après un épisode intense et extrêmement violent d’un an, la guerre s’était poursuivie, entrecoupée de pauses, notamment grâce au Traité de Jaunaye. La région, saignée à blanc, mettra de nombreuses années à s’en remettre et tentera sans succès de se soulever à nouveau en 1800.
Voir aussi : Dossier histoire de la Guerre de Vendée - Histoire du Directoire - Histoire de la Révolution

1796
10 septembre

Le Directoire écrase les "babouvistes"


Les derniers partisans de Babeuf, théoricien français d'une forme de communisme agraire, soulèvent les soldats du camp de Grenelle contre le Directoire. Dénoncés et manipulés, les insurgés tombent dans un piège. L'extrême-gauche révolutionnaire est écrasée.
Voir aussi : Soulèvement - Histoire du Directoire - Histoire de la Révolution

1796
octobre

L’armée française reprend le contrôle de la Corse


Alors que Paoli s’est exilé à Londres, la Corse regarde avec envie la France qui doit en partie sa gloire à un Corse, Napoléon Bonaparte. Quant aux Anglais, c’est avec inquiétude qu’ils scrutent les mouvements de ce général impétueux. En octobre 1796, bien plus soucieux des îles britanniques que de la Corse, ils rassemblent leurs troupes et abandonnent l’île de beauté aux Français. Dès lors, bénéficiant rapidement d’un statut spécial sous Napoléon, la Corse ne quittera plus la France.
Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de la Révolution

1796
17 novembre

Bonaparte victorieux à Arcole


Bonaparte, commandant en chef de l'armée d'Italie, vainc les Autrichiens commandés par le maréchal Alvinczy à Arcole (Italie). Après deux jours de combats indécis, Bonaparte entraîne ses troupes et franchit le pont d'Arcole sous une grêle de balles. La campagne d'Italie s'achèvera avec la capitulation de l'armée autrichienne à Mantoue (2 février 1797) et le traité de Campoformio entre la France et l'Autriche (18 octobre 1797).
Voir aussi : Bataille - Napoléon - Dossier histoire des grandes batailles - Bonaparte - Histoire du Traité de Campo Formio - Histoire de la Révolution

1797
14 janvier

Bataille de Rivoli


Les troupes du général Napoléon Bonaparte l'emportent contre les autrichiens du baron d'Alvinczy. Cette victoire entraîne la chute de Mantoue que l'Autriche était partie délivrer, et la reddition du général Wurmser. Alvinczy laissera dans la débâcle près de 5 000 prisonniers aux troupes françaises.
Voir aussi : Bataille - Napoléon - Bonaparte - Histoire de la Révolution

1797
19 février

Traité de Tolentino


Alors que les troupes de Napoléon Bonaparte envahissent l’Italie, les représentants du pape sont contraints de signer le traité de Tolentino, par lequel les États pontificaux perdent d’importants territoires. Le pape doit renoncer à Avignon et au Comtat de Venaissin, qui sont conservés par la France, ainsi qu’aux légations de Bologne, Ferrare et Romagne. En plus de ces lourdes pertes, les États pontificaux devront verser l’équivalent de 30 millions de livres à la France, somme qui vient s’ajouter à celle déterminée par l’armistice de Bologne. Toutefois, le traité ne conteste pas le pouvoir temporel du pape.
Voir aussi : Pape - Dossier histoire des Etats pontificaux - Histoire de la Révolution

1797
4 septembre

Coup d'Etat de Fructidor


Le général Pierre Augereau, envoyé sur Paris à la demande du Directoire par le général Napoléon Bonaparte, assiège les deux Assemblées (Conseil des Anciens, Conseil des 500). Sont déclarés passibles de la peine de mort tous ceux qui voudraient rétablir la royauté et 42 députés suspects de sympathies royalistes sont déportés. Le Directoire, menacé par les élus modérés qui préparaient le retour de la monarchie, est sauvé. Deux ans plus tard, Bonaparte sera à nouveau appelé, mais cette fois, il agira pour son propre compte et fondera le Consulat.
Voir aussi : Napoléon - Bonaparte - Coup d'Etat - Histoire du Directoire - Histoire de la Révolution

1797
18 octobre

Signature du traité de Campo Formio


La France impose à l'Autriche de signer le traité de Campoformio. Il met fin à la campagne d'Italie menée par le jeune général Bonaparte et partage la république de Venise entre les deux puissances européennes. Cet accord a aussi le mérite d'apporter la paix à un continent en guerre depuis cinq ans, mais ce ne sera que de courte durée.
Voir aussi : Napoléon - Traité - Bonaparte - Histoire du Traité de Campo Formio - Histoire de la Révolution

1798
28 janvier

Mulhouse rejoint la République française


Le traité de Mulhouse rattache la ville à la France, mettant fin à trois siècles d'indépendance. Le 4 janvier, la grande majorité des notables de la ville s'était prononcée en faveur du rattachement.
Voir aussi : Histoire de la Révolution

1798
15 avril

Genève perd son indépendance


Les troupes françaises, sur ordre du gouvernement du Directoire (1795-1799), occupent la République indépendante de Genève. Quelques semaines plus tôt, elles ont envahi la Suisse et créé une République suisse unitaire, à l'image de la République française. La ville annexée est transformée en chef-lieu du département du Léman. En 1814, à la chute de Napoléon Ier, Genève recouvrera sa liberté et sera intégrée à la Confédération helvétique.
Voir aussi : Invasion - Histoire du Directoire - Histoire de Genève - Histoire de la Révolution









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