Histoire de la Construction européenne
1992
|
2 mai
L'accord sur l'Espace économique européen Les Etats membres de l'Union européenne (UE) et de l'Association européenne de libre-échange (AELE) signent l'accord sur l'Espace économique européen (EEE). Cet accord instaure les 4 principes qui sont à la base de l'UE : la libre circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes. Seule la Suisse rejettera par référendum cet accord. En 2006, l’EEE ne comptera plus que 3 pays (Islande, Norvège et Liechtenstein) appartenant à l’AELE, en dehors des 25 États membres de l’UE. L'adhésion à l'EEE pourrait être considérée comme un prélude à l'adhésion à l'UE.
Voir aussi : Histoire de l'UE - AELE - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1992
|
7 février
Signature du traité de Maastricht Les douze représentants européens des Affaires étrangères se retrouvent à Maastricht, aux Pays-Bas, pour signer un traité d'union économique, monétaire et politique. Avec le traité de Rome signé en 1957, Maastricht est l'acte le plus important de la construction européenne. La CEE laisse ainsi place à l'Union européenne. Le traité de Maastricht, ou traité sur l'Union européenne, vise à établir une citoyenneté européenne commune à tous les habitants des pays membres ainsi qu’à harmoniser la politique étrangère et de sécurité entre chaque Etat. Le traité prévoit également la mise en place d’une monnaie unique. Il sera rejeté par les Danois en juin, puis approuvé de justesse par les Français le 20 septembre, avec seulement 51,04% de "oui". Finalement, le traité entrera en vigueur le 1er novembre 1993. L'union monétaire, quant à elle, deviendra effective pour onze pays de l'Union le 1er janvier 1999.
Voir aussi : Traité - Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Histoire du Traité de Maastricht - Histoire de l'UE - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1987
|
1 juillet
L’Acte unique européen entre en vigueur Signé en février 1986, le traité de l’Acte unique européen entre en vigueur. Il apporte des modifications au traité de Rome, et donc, à la Communauté économique européenne (CEE). Son objectif est en fait d’accélérer la mise en place du marché intérieur, dont l’achèvement est prévu pour décembre 1992. Il est, pour cela, nécessaire de renforcer les pouvoirs des institutions européennes (Conseil, Parlement, Commission) et d’élargir leurs domaines de compétence à l’environnement, à la politique étrangère et à la recherche technologique.
Voir aussi : Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Histoire de la CEE - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1985
|
14 juin
Les accords de Schengen Les accords signés à Schengen (Luxembourg) par plusieurs Etats européens, abolissent les contrôles aux frontières communes entre les Etats signataires. Cette suppression des contrôles intérieurs est accompagnée de la mise en place de règles communes sur l'entrée et le séjour des ressortissants n'appartenant pas à la Communauté européenne. Ces accords seront complétés par une convention d'application en 1990 et entreront en vigueur en 1995.
Voir aussi : Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Histoire de la CEE - Histoire de l'Union Européenne - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1985
|
12 juin
L'Europe à douze avec l'Espagne et le Portugal Le Portugal et l'Espagne signent leur adhésion à la Communauté économique européenne (CEE), créée par six pays à Rome en 1957. L'Europe communautaire comptera donc désormais 12 pays et 320 millions d'habitants, sur une superficie de 2 millions de km². Avec le traité de Maastricht en 1992, la CEE sera fondue dans l'Union européenne (UE).
Voir aussi : Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Histoire de la CEE - Elargissement - Marché commun - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1981
|
1 janvier
La Grèce adhère à la CEE Sous l’impulsion du président Caramanlis et de Georges Rallis, la Grèce intègre la Communauté économique européenne (CEE). Mais Caramanlis devra faire face, dès le mois d’octobre, à la victoire du PASOK, parti socialiste, aux élections. Dès lors, Andreas Papandréou prendra la tête du gouvernement de l’un des pays les plus pauvres de la CEE, avec une inflation et un chômage catastrophiques.
Voir aussi : Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Histoire de la Grèce indépendante - Histoire de la CEE - Parti - Papandréou - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1979
|
17 juillet
Simone Veil présidente du Parlement Européen Elu en juin au suffrage universel, le Parlement européen siégeant à Strasbourg procède, lors de sa première session, à l'élection de son président. A la majorité absolue et au deuxième tour, l'ancienne ministre française de la Santé, Simone Veil (52 ans), l'emporte. Madame Veil, qui conduit la liste UDF (Union pour la démocratie française), le parti du président Valéry Giscard d’Estaing, est connue du grand public pour son combat en faveur de la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse en 1975. Elue pour cinq ans à la présidence du Parlement européen, elle s'attachera jusqu'en 1982 à promouvoir l'élargissement de l'Europe tout en ayant à coeur d'améliorer les conditions sociales des Européens.
Voir aussi : Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Histoire du Parlement européen - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1979
|
10 juin
Premières élections du Parlement européen Depuis le 7 juin, les citoyens des neuf états membres de la Communauté européenne élisent pour la première fois les députés du Parlement européen au suffrage universel direct. La plus forte participation est celle de la Belgique avec 91% et la plus faible celle de la Grande-Bretagne, avec 31%. En France, elle s'élève à 60%. Le Parlement, dont le siège est à Strasbourg a un rôle consultatif. Mais il est également compétent pour légiférer aux côtés du Conseil des ministres et exerce un contrôle sur la Commission.
Voir aussi : Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Election - Histoire du Parlement européen - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1979
|
13 mars
Entrée en vigueur du système monétaire européen Réuni à Paris, le Conseil européen prend la décision de créer un système monétaire européen, le SME. La nouvelle monnaie européenne, qui n'est, dans un premier temps, qu'une unité de compte, est baptisée ECU.
Voir aussi : Histoire de Paris - Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1972
|
22 janvier
Elargissement de la CEE A Bruxelles, l'Irlande, le Royaume-Uni, le Danemark et la Norvège signent un traité d'adhésion au marché commun européen. Dès le 1er janvier 1973, les Britanniques, les Danois et les Irlandais intègreront la CEE. En revanche, les Norvégiens, soumis à un référendum, refuseront d'entrer dans la Communauté européenne.
Voir aussi : Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Histoire de la CEE - Elargissement - Marché commun - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1972
|
22 janvier
L’Irlande adhère à la CEE L'acte d'adhésion de la République d’Irlande au sein de la Communauté économique européenne est signé. Cet événement bouleversera les fortes tendances conservatrices du pays. L’Irlande s’ouvrira d’avantage sur le reste du monde et l’Église catholique développera une certaine tolérance vis-à-vis des femmes et des jeunes gens. L’Irlande apposera sa signature sur le traité de Maastricht en 1991 et rejoindra ainsi les membres de l’Union européenne.
Voir aussi : Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Histoire de la CEE - Histoire de l'Union Européenne - Histoire du Traité de Maastricht - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1966
|
29 janvier
Compromis du Luxembourg Alors que la France refuse de prendre part au Conseil européen depuis juillet 1965, tous les membres de la CEE se rassemblent pour trouver un compromis et mettre fin à la crise. La France reprochait notamment à la Communauté de n’avoir pas tenu ses engagements quant au financement de la Politique agricole commune (PAC). Au terme des discussions, plusieurs compromis seront adoptés, dont le principe d’unanimité décisionnelle. Un Etat membre pourra désormais faire reporter un vote et prolonger les discussions sur un projet, dans la mesure où celui-ci affecte ses intérêts essentiels.
Voir aussi : Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - PAC - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1963
|
14 janvier
Europe : de Gaulle rejette la Grande-Bretagne Au cours d'une conférence de presse donnée à Paris, le président de la République française définit les grands axes de la politique étrangère du pays. Il exprime en premier lieu sa ferme opposition à l'entrée de la Grande-Bretagne dans le marché commun européen (CEE). Le chef de l'Etat justifie sa position en affirmant que "la nature, la structure, la conjoncture, qui sont propres à l'Angleterre diffèrent de celles des Etats continentaux". Il se méfie surtout des solides relations que la Grande-Bretagne entretient avec les Américains. Dans la même conférence de presse, il réaffirmera d’ailleurs l'autonomie de la défense nucléaire française face aux Etats-Unis. Bien que ses partenaires y soient favorables, il posera une nouvelle fois son veto à l’entrée de la Grande-Bretagne dans le CEE en 1967.
Voir aussi : De Gaulle - Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Elargissement - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1962
|
14 janvier
Premiers accords sur la PAC Dans le cadre du traité de Rome, les six Etats membres se mettent d’accord sur l’union douanière et la mise en place plus rapide d’une Politique agricole commune (PAC). En unifiant leurs économies agricoles, les Six prévoient notamment une amélioration de la productivité agricole, une "stabilisation des marchés" nationaux, la "garantie de sécurité des approvisionnements" et l’assurance "d’un niveau de vie équitable des populations agricoles". Les différents Etats doivent alors s’appuyer sur une politique favorisant les produits issus du marché commun européen. Même si la PAC contribuera à faire de l’Europe l’un des plus grands exportateurs du monde, elle se heurtera à de nombreux conflits entre les Etats et connaîtra plusieurs crises. Elle sera plusieurs fois réformée.
Voir aussi : Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - PAC - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1959
|
20 novembre
Naissance de l’AELE La convention de Stockholm, signée par les ministres britannique, norvégien, danois, suisse, portugais, suédois et autrichien, donne naissance à l’Association européenne de libre-échange. Celle-ci vise à crée une zone de libre-échange pour les pays d’Europe non membres de la Communauté économique européenne (CEE). Le but ne consiste donc pas à mettre en place, comme la CEE, un marché commun mais plutôt à faciliter les échanges économiques entre les pays membres. Toutefois, par la mise en place de l’AELE, le Royaume-Uni espère surtout pouvoir établir une grande zone de libre-échange avec la CEE. Face à l’échec d’un tel projet, le Royaume-Uni finira par poser sa candidature à la CEE en août 1961, laquelle sera refusée par la France.
Voir aussi : Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Histoire de la CEE - AELE - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1958
|
14 septembre
Naissance de l'amitié De Gaulle-Adenauer. Le chancelier allemand et le président de la République française se rencontre pour la première fois à Colombey-les-deux-Églises, dans la demeure personnelle de Charles de Gaulle. Treize ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, cette entrevue marque le début d'une amitié franco-allemande qui ira bien plus loin que de simples relations diplomatiques. Les deux chefs d'Etat partageront une estime et une amitié réciproques qui faciliteront grandement le rapprochement entre les deux pays et la construction de la Communauté européenne.
Voir aussi : De Gaulle - Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Adenauer - Colombey - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1957
|
25 mars
Signature du traité de Rome Les ministres des Affaires étrangères des six pays membres (Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas et RFA) signent à Rome les traités constituant la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom) et la Communauté économique européenne (CEE). L'objectif de cette dernière est de créer un marché commun et de supprimer les barrières douanières entre les pays membres. Il est prévu que la CEE soit régie par plusieurs institutions : la Commission, qui veille au respect du traité et tient un rôle d’exécution ; le Conseil des ministres, rassemblant, selon les sujets, les ministres des Etats membres ; l’Assemblée et la Cour de justice, qui sont également chargées de la CECA et de l’Euratom. Le traité de Rome entrera en vigueur le 1er janvier 1958.
Voir aussi : Histoire de Rome - Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Histoire de la CEE - Histoire du Traité de Rome - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1955
|
8 décembre
Adoption du drapeau européen Le Comité des ministres adopte le drapeau des douze étoiles sur fond azur comme emblème du Conseil de l'Europe. La Communauté européenne choisira le même drapeau en 1986. Les étoiles forment un cercle illustrant la solidarité entre les différents peuples d’Europe ; elles sont au nombre invariable de douze, symbole de la perfection et de la plénitude.
Voir aussi : Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Drapeau - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1955
|
1 juin
Ouverture de la conférence de Messine Les ministres des Affaires étrangères des six Etats membres de la CECA se réunissent à Messine afin de relancer la construction européenne. Désireux de ne pas rester sur l’échec de la Communauté européenne de défense (CED), ils envisagent d’unifier leurs économies nationales respectives au sein d’un même marché. Au cours de cette conférence, qui se prolongera trois jours, le Belge Paul-Henri Spaak joue un rôle important. C’est lui qui présidera le comité en charge d’étudier les possibilités d’un tel projet et de le mettre en place. Deux ans plus tard, le traité de Rome, créant la Communauté économique européenne (CEE) sera signé par les Six.
Voir aussi : Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Histoire de la CEE - Histoire du Traité de Rome - Histoire de la CECA - Histoire de la CED - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
1954
|
30 août
La France rejette la CED Les négociations pour la Communauté européenne de défense (CED), qui durent depuis plus de deux ans, échouent du fait du refus du Parlement français de ratifier le projet. Les députés craignent le réarmement de l'Allemagne, les communistes s’inquiètent des conséquences pour l’Union soviétique et les gaullistes redoutent la perte de la souveraineté de l'armée française au profit des Etats-Unis.
Voir aussi : Dossier histoire de la guerre froide : la coexistence pacifique (1953-1962) - Dossier histoire de la naissance de l'Union européenne - Histoire de l'OTAN - Histoire de la CED - Histoire de la Construction européenne
|
|
|
|
|