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Histoire de la Troisième République

Dates décroissantes    Titres seulement    (17 réponses)

1870
4 septembre

Naissance de la IIIème République


Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1870, les Parisiens apprennent que Napoléon III a été fait prisonnier par les Prussiens à Sedan. Dès l'annonce de la défaite, les députés renoncent à confier la régence à l'impératrice Eugénie, confinée au palais des Tuileries, et commencent à préparer la déchéance de Napoléon. Le corps législatif se réunit à 1h du matin. La foule, qui a manifesté toute la nuit, envahit le Palais Bourbon : il est 14h30. Gambetta et Jules Favre parviennent à entraîner les manifestants à l'Hôtel de Ville où siègent déjà les révolutionnaires, bien décidés à former un gouvernement. Mais la tentative est déjouée, Favre et Gambetta font plébisciter la nomination du Général Trochu comme gouverneur de Paris et forment un gouvernement modéré de Défense nationale. Les ministres sont immédiatement nommés : Gambetta (Intérieur), Favre (Affaires étrangères)... Etienne Arago est nommé maire de Paris, chargé de désigner les maires des arrondissements : Carnot dans le 8ème, Clemenceau dans le 18ème. La République est proclamée aux Tuileries.
Voir aussi : Histoire de Paris - Napoléon III - République - Arago - Clemenceau - Histoire de la Troisième République

1871
18 mars

Début de la Commune


Les Parisiens, se sentant trahis par le gouvernement de Défense nationale qui a capitulé face aux Prussiens et s'est installé à Versailles, sont au bord de l’insurrection. Les tensions poussent le chef du pouvoir exécutif, Adolphe Thiers, à faire enlever des canons érigés par le peuple pour se défendre contre l'ennemi. Mais les soldats chargés de la mission sont encerclés à Montmartre par une foule pacifique, avec laquelle ils fraternisent. Lorsque le général Lecomte ordonne de tirer sur la foule, il n’est pas obéi et ne fait qu’aviver la haine du peuple. Il sera fait prisonnier et fusillé en même temps que le général Clément Thomas. Après l’événement, Adolphe Thiers quittera la capitale avec son gouvernement pour se rendre à Versailles. Dès lors, le Comité central de la Garde nationale prendra possession de l’Hôtel de ville et organisera les votes qui éliront la Commune de Paris.
Voir aussi : Histoire de Paris - Dossier histoire de la Commune de Paris - Thiers - Histoire de la Troisième République

1871
28 mai

La Commune de Paris écrasée dans le sang


Au terme de la "Semaine sanglante" (21-28 mai 1871), la Commune de Paris est écrasée. En mars, les Parisiens humiliés par la défaite face aux Prussiens et mis sous pression par un long siège, s’étaient révoltés contre le gouvernement de Thiers. Un mouvement insurrectionnel avait alors pris le pouvoir sous le nom de "Commune de Paris". Le chef du pouvoir exécutif, Adolphe Thiers, réfugié à Versailles, lance contre la capitale cinq corps d'armée. Les combats de rue et la répression terrible de la Commune feront au total plus de 20 000 victimes, parmi lesquelles on compte femmes et enfants. A cela s'ajoutent les incendies des Tuileries, du Palais de Justice, de l'Hôtel de Ville et du Palais Royal.
Voir aussi : Dossier histoire de la Commune de Paris - Thiers - Histoire de la Troisième République

1873
24 mai

Thiers part, Mac Mahon arrive


L'Assemblée nationale contraint le président Adolphe Thiers, trop républicain à son goût, à démissionner et le remplace par le maréchal de Mac Mahon. L'Assemblée échouera pourtant dans sa tentative de restauration monarchique et finira par voter les lois constitutionnelles de 1875 établissant la IIIème République. Face à la montée en puissance des Républicains, le conservateur Mac Mahon sera à son tour contraint de démissionner en 1879.
Voir aussi : Président de la République - Election - Thiers - Mac Mahon - Histoire de la Troisième République

1875
30 janvier

La France tourne définitivement le dos à la monarchie


Par 353 voix contre 352, l'Assemblée nationale adopte l'amendement Wallon. Le texte stipule que "le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et par la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale. Il est nommé pour sept ans; il est rééligible." Pour la première fois, une loi à caractère durable est votée par le régime républicain. L'amendement Wallon entérine ainsi la fondation de la IIIe République.
Voir aussi : Président de la République - Histoire de la Troisième République

1879
14 février

La Marseillaise, hymne national


La chambre des députés adopte "La Marseillaise" comme hymne national français. Composée pour l'armée du Rhin en 1792 par l'officier Claude Rouget de Lisle, l'air était déjà devenu "chant national" en 1795 (26 messidor an III), mais ce texte n'avait jamais été officialisé.
Voir aussi : Rouget de Lisle - Histoire de la Marseillaise - Histoire de la Troisième République

1880
6 juillet

Le 14 juillet déclaré fête nationale


En mémoire de la prise de la Bastille, symbole du début de la révolution et de la chute de la monarchie, le gouvernement fixe la date de la fête nationale au 14 juillet. La fête sera officiellement célébrée 8 jours plus tard.
Voir aussi : Dossier histoire fête nationale - Histoire de la Bastille - 14 juillet - Histoire de la Troisième République

1894
15 octobre

Arrestation du Capitaine Dreyfus


Le général Mercier, ministre de la Guerre, ordonne l'arrestation du capitaine français Alfred Dreyfus. L'officier est accusé d'avoir délivré des renseignements militaires confidentiels à l'Allemagne. Il sera inculpé sur simple ressemblance d'écriture sur un bordereau trouvé à l'Ambassade d'Allemagne à Paris. Derrière cette accusation se cache un autre réalité, religieuse, car le capitaine Dreyfus était issu d'une famille juive alsacienne. Cette banale histoire d'espionnage débouchera sur une des plus graves crises politiques de la IIIème République. Elle deviendra "l'affaire Dreyfus" et divisera la France entre dreyfusards et antidreyfusards
Voir aussi : Procès - Dossier histoire de l' affaire Dreyfus - Arrestation - Condamnation - Dreyfus - Histoire de la Troisième République

1894
22 décembre

Dreyfus coupable


Le capitaine français Alfred Dreyfus est condamné au bagne à perpétuité pour espionnage au profit de l'Allemagne. Dégradé, il sera envoyé sur l'île du Diable en Guyane le 21 janvier 1895. Sa condamnation va plonger la France dans une bataille idéologique entre "Dreyfusards" et "antidreyfusards" quand le chef des renseignements, le commandant Picquart, demandera la révision du procès en 1898. La condamnation du capitaine Dreyfus deviendra alors "l'Affaire" Dreyfus.
Voir aussi : Procès - Dossier histoire de l' affaire Dreyfus - Condamnation - Dreyfus - Histoire de la Troisième République

1899
19 septembre

Dreyfus grâcié


Le président de la République Emile Loubet, suivant l'avis de son président du Conseil, Waldeck-Rousseau, gracie Alfred Dreyfus, qui avait été condamné quelques jours auparavant à 10 ans de réclusion lors de la révision de son procès. L'officier français, accusé à tort d'avoir divulgué des informations militaires à l'armée allemande lors de la guerre de 1870, avait été condamné à la déportation à vie sur l'île du Diable en Guyane en décembre 1894. La mobilisation des dreyfusards, et notamment de Emile Zola, avait permis qu'il soit rejugé. Dès le lendemain de la grâce présidentielle, Alfred Dreyfus est remis en liberté. L'"affaire" qui a divisé la France pendant cinq ans s'apaise.
Voir aussi : Dossier histoire de l' affaire Dreyfus - Dreyfus - Histoire de la Troisième République

1904
7 juillet

Les congrégations religieuses interdites d'enseigner


Le Président du Conseil Emile Combes fait adopter une loi interdisant à toutes les congrégations religieuses d'enseigner. Près de 2500 établissements religieux sont contraints de fermer.
Voir aussi : Religion - Chrétienté - Emile Combes - Histoire de la Troisième République

1904
4 novembre

L'Affaire des fiches éclate au grand jour


A la chambre des députés, le général André est giflé à deux reprises par le député nationaliste du IIème arrondissement, Gabriel Syveton. André, ancien ministre de la Guerre dans le gouvernement d'Émile Combes, avait fait rédiger par des francs-maçons des fiches de renseignements sur les opinions religieuses des officiers républicains. L'affaire éclate à la chambre des députés et le 15 novembre, le général André sera contraint de démissionner.
Voir aussi : Emile Combes - Général André - Histoire de la Troisième République

1905
9 décembre

Séparation de l'Eglise et de l'Etat


Après 9 mois de débat houleux, la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat est votée par le Sénat à 179 voix contre 103. Le président de la République, Emile Loubet, proclame la nouvelle loi et le Journal Officiel la publiera dès le lendemain. Les biens d'Eglise seront répertoriés et distribuer à des associations cultuelles. Cette séparation entre les institutions visait principalement à combattre l'influence de l'Église catholique sur le vote des français et la vie politique de la nation. Vivement encouragés par le Pape Pie X, les catholiques de France la condamnent violemment.
Voir aussi : Religion - Etat - Chrétienté - Eglise - Histoire de la Troisième République

1906
12 juillet

Réhabilitation du capitaine Dreyfus


Dégradé de ses fonctions de capitaine de l'armée française en 1894 pour avoir divulgué des secrets militaires à l'Allemagne, Alfred Dreyfus est réhabilité par la Cour de cassation de Rennes. Après avoir effectué cinq ans de bagne en Guyane, il s'était vu déclaré coupable de haute trahison en 1899 et condamné à 10 ans de prison. Pourtant, toutes les preuves attestaient de son innocence et de la culpabilité d'un autre officier, le commandant Esterházy. Gracié par le président Emile Loubet en septembre 1899, Alfred Dreyfus est réintégré dans l'armée avec le grade de chef de bataillon et décoré de la légion d'honneur.
Voir aussi : Dossier histoire de l' affaire Dreyfus - Dreyfus - Réhabilitation - Histoire de la Troisième République

1914
31 juillet

Assassinat de Jean Jaurès


Alors que l'Europe entière vient de décréter la mobilisation générale, le leader du parti socialiste français, Jean Jaurès, est assassiné par Raoul Villain au café du Croissant, rue Montmartre, à Paris. La France entière est en émois : la seule personne politique susceptible d'empêcher la guerre a disparu. Les cendres de Jaurès seront transférées au Panthéon en 1924, et son assassin, qui avait été jugé et acquitté en 1919, s'exilera en Espagne où il sera fusillé par les républicains en 1936.
Voir aussi : Histoire de Paris - Assassinat - Histoire du SFIO - Jaurès - Histoire de la Troisième République

1922
12 janvier

Démission d'Aristide Briand


Le président du Conseil Aristide Briand, constatant l'hostilité de ses ministres et du président Alexandre Millerand face à sa politique de réconciliation avec l'Allemagne, donne sa démission. Il sera remplacé par l'ancien président Raymond Poincaré favorable à une politique de "sécurité par la force". Il faudra attendre 1925, pour qu'Aristide Briand revienne au gouvernement.
Voir aussi : Démission - Poincaré - Briand - Histoire de la Troisième République

1930
4 janvier

Adoption de la loi Maginot


Présentée en décembre 1929 par le ministre de la Guerre André Maginot, la loi décidant la construction d'une ligne de fortifications allant des bords de la Méditerranée jusqu'à la frontière belge est votée. Après avoir débloqué un crédit de 3,3 milliards de francs la "ligne Maginot" sera achevée 5 ans plus tard. La ligne fortifiée s'étendra sur les frontières orientales de la France sauf sur le massif des Ardennes jugé par les autorités militaires infranchissable.
Voir aussi : Loi - Histoire de la Ligne Maginot - Histoire de la Troisième République




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