1988
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8 mai
Réélection de Mitterrand François Mitterrand devance nettement Jacques Chirac au second tour des Présidentielles en faisant un score de 54%. Il propose alors un tournant sans faire de véritable référence au socialisme mais plutôt en se présentant comme un rassembleur, au-delà des partis. La majorité relative du PS aux législatives renforcera cette tendance. Ainsi, le gouvernement Rocard ne se composera pas uniquement de membres du PS, mais aussi de radicaux et de ministres issus de l’UDF.
Voir aussi : Chirac - Mitterrand - Histoire du Parti Socialiste - Rocard - Histoire de la Cinquième République
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1988
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6 novembre
Référendum sur la Nouvelle-Calédonie Les Français se déclarent en faveur de l'autodétermination en Nouvelle-Calédonie à 79,9%. Ce référendum survient après la signature des "accords de Matignon" entre les forces de libération nationale Kanak de Jean-Marie Tjibaou et le gouvernement français de Michel Rocard. Les accords prévoient d'organiser un scrutin sur l'indépendance de l'île dans les 10 ans, en 1998.
Voir aussi : Référendum - Rocard - Histoire de la Nouvelle-Calédonie - Histoire de la Cinquième République
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1991
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23 février
Emeutes à la Réunion Suite à l'interdiction de la station de télévision privée Télé Free Dom, de violentes émeutes éclatent à La Réunion. Le quartier du "Chaudron" à Saint-Denis est la scène d'actes de pillage. La situation reviendra à la normale le 25, mais le bilan est lourd : 11 morts. Le CSA ne reviendra pas sur sa décision d'interdiction.
Voir aussi : Emeutes - Réunion - Histoire de la Cinquième République
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1991
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15 mai
Démission de Michel Rocard Après trois ans passés à la tête du gouvernement, Michel Rocard est contraint à la démission par Mitterrand. Souffrant de divergences chroniques avec le Président, il a néanmoins pu s’illustrer par les Accords de Matignon qui règlent rapidement une crise jugée profonde, mais aussi avec l’instauration de la CSG et du RMI. Celui-ci a d’ailleurs été adopté sans une voix contre.
Voir aussi : Mitterrand - Histoire du Parti Socialiste - Démission - Rocard - Histoire du RMI - Histoire de la Cinquième République
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1991
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15 mai
Une femme premier ministre Edith Cresson est appelée à remplacer Michel Rocard à la tête du gouvernement. Première femme à accéder à ce poste dans l’histoire de la France, elle n'y restera en fait que 10 mois, pour démissionner après la défaite de la gauche aux régionales. Elle semble en fait victime du conservatisme de la classe politique vis-à-vis des femmes, mais aussi d’initiatives impopulaires et de remarques malheureuses, notamment sur l’homosexualité supposée des anglo-saxons.
Voir aussi : Dossier histoire du féminisme - Histoire du Parti Socialiste - Premier ministre - Rocard - Femme - Histoire de la Cinquième République
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1992
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2 avril
Pierre Bérégovoy Premier ministre Suite à la déroute du parti socialiste aux élections régionales, Edith Cresson présente sa démission à François Mitterrand après 11 mois passés à la tête du gouvernement. Le président de la République nomme un de ses plus fidèles collaborateurs pour lui succéder, Pierre Bérégovoy. Fier de ses origines modestes et de sa formation d'autodidacte, "Béré" restera en fonction jusqu'à la défaite du PS aux législatives de mars 1993. Il se suicidera deux mois plus tard.
Voir aussi : Suicide - Premier ministre - Bérégovoy - Histoire de la Cinquième République
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1993
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23 mars
Deuxième cohabitation La droite remporte les élections législatives et contraint ainsi Mitterrand à appeler Edouard Balladur à la tête d’un gouvernement désormais de droite. Celui-ci succède à Pierre Bérégovoy et entame une cohabitation qui sera sans véritable accroc, d’où son nom de « cohabitation de velours ».
Voir aussi : Mitterrand - Bérégovoy - Histoire de la Cohabitation - Balladur - Histoire de la Cinquième République
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1998
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5 mai
Les accords de Nouméa Les négociations entre le gouvernement, le RPCR (Rassemblement pour la Calédonie dans la République française) et le FLNKS (Front de libération national kanak socialiste) aboutissent à la signature des accords de Nouméa. Ils prévoient l'organisation dans 20 ans d'une consultation de la population locale sur le transfert des compétences régaliennes à la Nouvelle-Calédonie. Ces accords s'inscrivent dans la continuité de ceux de Matignon qui, en 1988, avaient mis fin au conflit entre les indépendantistes kanaks et les anti-indépendantistes caldoches.
Voir aussi : Accord - Histoire de la Nouvelle Calédonie - Histoire de la Cinquième République
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