1998
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5 mai
Les accords de Nouméa Les négociations entre le gouvernement, le RPCR (Rassemblement pour la Calédonie dans la République française) et le FLNKS (Front de libération national kanak socialiste) aboutissent à la signature des accords de Nouméa. Ils prévoient l'organisation dans 20 ans d'une consultation de la population locale sur le transfert des compétences régaliennes à la Nouvelle-Calédonie. Ces accords s'inscrivent dans la continuité de ceux de Matignon qui, en 1988, avaient mis fin au conflit entre les indépendantistes kanaks et les anti-indépendantistes caldoches.
Voir aussi : Accord - Histoire de la Nouvelle Calédonie - Histoire de la Cinquième République
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1993
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23 mars
Deuxième cohabitation La droite remporte les élections législatives et contraint ainsi Mitterrand à appeler Edouard Balladur à la tête d’un gouvernement désormais de droite. Celui-ci succède à Pierre Bérégovoy et entame une cohabitation qui sera sans véritable accroc, d’où son nom de « cohabitation de velours ».
Voir aussi : Mitterrand - Bérégovoy - Histoire de la Cohabitation - Balladur - Histoire de la Cinquième République
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1992
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2 avril
Pierre Bérégovoy Premier ministre Suite à la déroute du parti socialiste aux élections régionales, Edith Cresson présente sa démission à François Mitterrand après 11 mois passés à la tête du gouvernement. Le président de la République nomme un de ses plus fidèles collaborateurs pour lui succéder, Pierre Bérégovoy. Fier de ses origines modestes et de sa formation d'autodidacte, "Béré" restera en fonction jusqu'à la défaite du PS aux législatives de mars 1993. Il se suicidera deux mois plus tard.
Voir aussi : Suicide - Premier ministre - Bérégovoy - Histoire de la Cinquième République
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1991
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15 mai
Démission de Michel Rocard Après trois ans passés à la tête du gouvernement, Michel Rocard est contraint à la démission par Mitterrand. Souffrant de divergences chroniques avec le Président, il a néanmoins pu s’illustrer par les Accords de Matignon qui règlent rapidement une crise jugée profonde, mais aussi avec l’instauration de la CSG et du RMI. Celui-ci a d’ailleurs été adopté sans une voix contre.
Voir aussi : Mitterrand - Histoire du Parti Socialiste - Démission - Rocard - Histoire du RMI - Histoire de la Cinquième République
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1991
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15 mai
Une femme premier ministre Edith Cresson est appelée à remplacer Michel Rocard à la tête du gouvernement. Première femme à accéder à ce poste dans l’histoire de la France, elle n'y restera en fait que 10 mois, pour démissionner après la défaite de la gauche aux régionales. Elle semble en fait victime du conservatisme de la classe politique vis-à-vis des femmes, mais aussi d’initiatives impopulaires et de remarques malheureuses, notamment sur l’homosexualité supposée des anglo-saxons.
Voir aussi : Dossier histoire du féminisme - Histoire du Parti Socialiste - Premier ministre - Rocard - Femme - Histoire de la Cinquième République
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1991
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23 février
Emeutes à la Réunion Suite à l'interdiction de la station de télévision privée Télé Free Dom, de violentes émeutes éclatent à La Réunion. Le quartier du "Chaudron" à Saint-Denis est la scène d'actes de pillage. La situation reviendra à la normale le 25, mais le bilan est lourd : 11 morts. Le CSA ne reviendra pas sur sa décision d'interdiction.
Voir aussi : Emeutes - Réunion - Histoire de la Cinquième République
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1988
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6 novembre
Référendum sur la Nouvelle-Calédonie Les Français se déclarent en faveur de l'autodétermination en Nouvelle-Calédonie à 79,9%. Ce référendum survient après la signature des "accords de Matignon" entre les forces de libération nationale Kanak de Jean-Marie Tjibaou et le gouvernement français de Michel Rocard. Les accords prévoient d'organiser un scrutin sur l'indépendance de l'île dans les 10 ans, en 1998.
Voir aussi : Référendum - Rocard - Histoire de la Nouvelle-Calédonie - Histoire de la Cinquième République
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1988
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8 mai
Réélection de Mitterrand François Mitterrand devance nettement Jacques Chirac au second tour des Présidentielles en faisant un score de 54%. Il propose alors un tournant sans faire de véritable référence au socialisme mais plutôt en se présentant comme un rassembleur, au-delà des partis. La majorité relative du PS aux législatives renforcera cette tendance. Ainsi, le gouvernement Rocard ne se composera pas uniquement de membres du PS, mais aussi de radicaux et de ministres issus de l’UDF.
Voir aussi : Chirac - Mitterrand - Histoire du Parti Socialiste - Rocard - Histoire de la Cinquième République
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1987
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13 septembre
Jean-Marie Le Pen lache son "détail de l'histoire" Au cours du Grand Jury RTL Le Monde, le président du Front National affirme que les chambres à gaz ne sont qu"un "point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale". En relativisant les crimes nazis, Jean-Marie Le Pen soulève un tollé.
Voir aussi : Le Pen - Histoire de la Cinquième République
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1986
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6 décembre
Mort de Malik Oussekine Lors d'une manifestation estudiantine contre le projet de réforme universitaire Devaquet, un jeune français d'origine algérienne, Malik Oussekine (22 ans) est battu à mort par des voltigeurs motocyclistes de la police, rue Monsieur-le-Prince à Paris. La France est sous le choc. Le 8 le projet Devaquet sera retiré par le premier Ministre, Jacques Chirac.
Voir aussi : Histoire de Paris - Assassinat - Chirac - Manifestation - Histoire de la Cinquième République
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1986
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20 mars
Première cohabitation en France Après la victoire de la droite aux élections législatives le 16 mars, le président François Mitterrand nomme Jacques Chirac Premier ministre. La France vit la première expérience de cohabitation de la Vème République. Le nouveau Premier ministre dévoilera la composition de son gouvernement dans la soirée. Edouard Balladur est nommé à l'Economie et aux Finances, Charles Pasqua à l'Intérieur et François Léotard à la Culture.
Voir aussi : Chirac - Mitterrand - Histoire de la Cohabitation - Histoire de la Cinquième République
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1982
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2 mars
Loi Defferre sur la décentralisation La loi de décentralisation du ministre de l'Intérieur PS Gaston Defferre est promulguée. Relative aux "droits et libertés des communes, départements et régions", elle vise à réorganiser les relations entre l'Etat et les collectivités locales. Les collectivités territoriales acquièrent davantage d'autonomie afin que le citoyen se sente plus proche des décisions politiques. De nombreux actes de la vie quotidienne vont désormais s'organiser sans le concours de l'Etat: les permis de construire, les rénovations de collèges et lycées, les contrats d'insertion, etc.
Voir aussi : Loi - Defferre - Histoire de la Cinquième République
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1981
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10 mai
Mitterrand président Avec 15 708 262 voix contre 14 642 306 pour Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand gagne le deuxième tour des élections présidentielles. Le soir même le "peuple de gauche" manifeste sa joie en masse dans les grandes villes de France. C'est la première fois qu'un président de gauche accède au pouvoir sous la Cinquième République. Le 21 mai, jour de sa prise de fonctions, François Mitterrand se rendra au Panthéon pour s’incliner sur les tombes de Jean Jaurès, de Jean Moulin et de Victor Schoelcher.
Voir aussi : Président - Mitterrand - Election - Première - Histoire du Panthéon - Histoire de la Cinquième République
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1981
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1 janvier
Jacques Chirac échoue aux élections présidentielles Jacques Chirac se présente aux élections présidentielles de 1981 contre Valéry Giscard d'Estaing. C'est finalement François Mitterrand qui accède au poste suprême.
Voir aussi : Chirac - Elections - Giscard d'Estaing - Histoire de la Cinquième République
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1977
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25 mars
Chirac maire de Paris La capitale française élit pour la première fois au suffrage universel, Jacques Chirac. Paris n'avait plus connu de maire depuis Etienne Arago en 1870. La victoire du leader du RPR contraste avec le résultat des élections municipales nationales où la gauche l'a emporté à 51,5% des suffrages. A 45 ans, Jacques Chirac entame son premier mandat. Il sera réélu par deux fois à la mairie, en 1983 et en 1989.
Voir aussi : Histoire de Paris - Chirac - Elections - Maire - Histoire de la Cinquième République
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1976
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Jacques Chirac fonde le RPR Jacques Chirac fonde le RPR, un mouvement gaulliste, en reprenant les bases de l'UDR. Il sera son président jusqu'en 1994.
Voir aussi : Chirac - Histoire de la Cinquième République
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1974
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Jacques Chirac est nommé Premier ministre par Valéry Giscard d'Estaing Pour récompenser Jacques Chirac d'avoir soutenu sa canditature aux présidentielles, Valéry Giscard d'Estaing le nomme Premier ministre. Les deux hommes ont du mal à s'entendre sur la façon de gouverner. Leur rivalité est si grande que Jacques Chirac démissionne en août 1976.
Voir aussi : Chirac - Histoire de la Cinquième République
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1969
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28 avril
Charles de Gaulle démissionne Pour répondre aux désirs de modernisation du pays exprimés lors des manifestations de 1968, Charles de Gaulle a préparé une réforme du Sénat accompagnée d'une loi sur la régionalisation. Il a également décidé de mettre tout son poids dans cette élection en annonçant qu'il démissionnerait en cas de victoire du non. Lorsque les résultats donnant une victoire du non sont officiellement annoncés, il remet donc sa démission et quitte définitivement la vie politique française. Il travaillera alors sur ses Mémoires et rencontrera notamment Franco.
Voir aussi : De Gaulle - Référendum - Démission - Dossier histoire de Mai 68 - Histoire de la Cinquième République
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1968
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30 mai
De Gaulle dénonce la "chienlit" Après s'être éclipsé une journée en s'envolant vers Baden-Baden sans même prévenir son premier ministre, Charles de Gaulle prononce un discours de fermeté face aux manifestations. Dénonçant la "chienlit" comme il l'avait déjà fait le 15 mai, il appelle à une manifestation pour soutenir le pouvoir en place. Il décide également de dissoudre l'Assemblée. Ses choix semblent efficaces puisque les contre-manifestations connaissent un grand succès et que les gaullistes sont renforcés au Parlement après les législatives organisées en juin. Mais de Gaulle ne bénéficiera en fait que d'un sursis d'un an.
Voir aussi : De Gaulle - Discours - Dossier histoire de Mai 68 - Histoire de la Cinquième République
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1968
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13 mai
Grande manifestation contre de Gaulle Les syndicats ouvriers (CGT, CFDT) déclenchent une grève générale et appellent à rejoindre les étudiants qui manifestent depuis le début du mois. Une foule de 800 000 personnes (170 000 selon la police) envahit les rues de Paris aux cris de "10 ans, ça suffit !", en allusion au dixième anniversaire du retour au pouvoir de De Gaulle. Les manifestants dénoncent aussi la société de consommation et le chômage inhérent au régime capitaliste.
Voir aussi : Histoire de Paris - De Gaulle - Syndicat - Dossier histoire de Mai 68 - Manifestation - Histoire de la Cinquième République
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