-565
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Fondation d’Alalia
Les Phocéens envahissent la Corse et y créent Alelia (future Aléria). L’île est alors déjà occupée par des peuples essentiellement d’origine ibère ou celte qui commercent avec les Phéniciens. En occupant la Corse, les Phocéens contribuent à assurer leur liaison avec la Grèce. Bien qu’ils restent sur la périphérie de l’île et ne s’aventurent guère dans les terres, ils apportent à la Corse la technique et la culture grecque. Ils sont notamment à l’origine de l’introduction de la vigne et des oliviers. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Phocée - Histoire de l'Antiquité
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-535
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Echec de la tentative d’invasion étrusco-carthaginoise en Corse
Point stratégique pour maîtriser la navigation sur la Méditerranée, la Corse suscite dès l’Antiquité les convoitises des civilisations voisines. Ainsi, quelques années après l’installation des Phocéens, Etrusques et Catharginois essaient de poser le pied sur l’île. Si les premières tentatives se soldent par des échecs, ce n’est en fait que partie remise. En effet, moins d’un siècle plus tard, Carthage mettra la main sur la Corse. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de Carthage - Phocée - Histoire de l'Antiquité
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-259
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Rome envahit la Corse
Dans la lutte qui l’oppose à Carthage lors des guerres puniques, Rome n’oublie pas la Corse qu’elle envahit en 259 avant J.-C. Cependant, s’ils n’éprouvent pas de difficultés à s’emparer de l’île, les Romains se heurtent à une population locale hostile et résistante. Il faudra un siècle et pas moins de dix expéditions à la puissante République Romaine pour pacifier la Corse. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de Carthage - Dossier histoire des guerres puniques - Histoire de la Rome antique
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-162
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La Corse pacifiée
Après un siècle de lutte et dix expéditions, Rome parvient à imposer son autorité sur l’île de beauté. Contrairement aux Phocéens et aux Carthaginois, les Romains ne se contentent pas des plaines côtières. Ils investissent l’ensemble du territoire. Ils construisent des routes, des bâtiments et mettent en place un commerce régulier avec l’Italie. Durant les quelques siècles d’occupation romaine, la Corse connaît une relative prospérité et voit le christianisme s’installer. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de la Rome antique
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533
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Les Byzantins chassent les barbares de Corses
Subissant le délitement de l’Empire Romain, la Corse est durement occupée par les Vandales avant que Justinien ne décide en 533 d’en reprendre le contrôle. Mais les collecteurs d’impôts byzantins, corrompus et violents, n’améliorent guère le sort de l’île. Finalement, ce sont les interventions du Pape qui permettront à la Corse de s’engager sur la voie d’une amélioration. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Empire byzantin - Justinien - Histoire du Moyen-Âge
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755
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Pépin le Bref confie la Corse à la papauté
Malgré l’occupation Byzantine la Corse peine à se remettre des invasions vandales qui l’ont profondément déstructurée au Vème siècle. Seule la papauté s’est véritablement intéressée à l’île, y créant six évêché. En 755, Pépin le Bref officialise cette présence en acceptant la souveraineté de l’Eglise sur la Corse. Cependant, celle-ci reste impuissante face aux incursions sarrasines. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Pépin le Bref - Histoire du Moyen-Âge
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1077
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La Corse passe des mains du Pape aux mains de Pise
N’étant pas en mesure d’assurer la stabilité de l’île, le Pape Grégoire VII transfère l’administration de la Corse à Pise. Légalement toutefois, la Corse reste sous la responsabilité du Pape. Elle connaît alors une courte période d’accalmie et de retour à l’équilibre. Cependant, les luttes internes se poursuivent tandis que Gênes nourrit déjà des ambitions sur l’île. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Grégoire VII - Histoire de Pise - Histoire du Moyen-Âge
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1195
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Gènes s’installe à Bonifacio
Alors que Pise ne bénéficie plus que partiellement de la charge de la Corse, le Pape ayant suspendu sa protection au début du siècle, Gènes commence à s’installer sur le territoire en prenant la ville de Bonifacio. Quelques années plus tard, ce sera au tour de Calvi de passer sous administration génoise. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de Gênes - Histoire de Pise - Calvi - Histoire du Moyen-Âge
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1284
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6 août
Bataille de Meloria
Menant une guerre ouverte depuis 1282 pour le contrôle de la Sardaigne et de la Corse, les républiques de Pise et de Gênes jettent leurs flottes dans une bataille décisive au cœur de la mer Tyrrhénienne. Pise, en difficulté depuis le début de la guerre, perd la bataille et le contrôle de la Corse. Tandis que Gènes s’installe sur l’île de beauté, le déclin de Pise s’accélère. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de Gênes - Histoire de Pise - Histoire du Moyen-Âge
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1297
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Le Pape confie la Corse à la maison d’Aragon
Alors que la bataille de Meloria a permis à Gênes de s’installer en Corse, le Pape, qui dispose officiellement de la charge de la Corse, décide de la remettre à la maison d’Aragon. Celle-ci a dernièrement assis sa puissance en Sicile et Sardaigne. Cependant, Gênes n’est pas disposée à céder son territoire. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de Gênes - Aragon - Histoire du Moyen-Âge
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1346
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Gènes et la maison d’Aragon se disputent la Corse
Source de conflit entre Gênes et la maison d’Aragon, la Corse voit débarquer les troupes du roi d’Aragon. Gênes, qui de fait, a plus d’influence en Corse que son ennemi, parvient à repousser l’attaque. Cependant, face à la montée des puissances seigneuriales corses qui s’opposent depuis déjà de nombreuses années, les luttes de pouvoir prennent un nouveau tournant : les seigneurs de l’Au-delà, alliés de l’Aragon, s’affrontent aux seigneurs du Commun, soutenus par Gênes. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de Gênes - Aragon - Histoire du Moyen-Âge
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1453
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Gènes confie la gestion de la Corse à l’Office de Saint-Georges
Après moult épisodes de conflits de pouvoir internes et externes à la Corse, un bref épisode de scission de l’île puis de domination aragonaise, Gênes confie la gestion de la Corse à la Office de Saint-Georges. Désespérée de ne pouvoir régler les conflits entre l’Au-delà et le Commun, l’Office cède la main dix ans plus tard au duc de Milan. Celui-ci met quinze années avant de se résigner à son Tour. Finalement, l’Office Saint-Georges reprend la Corse en main en 1478 et écrase les seigneurs de l’Au-delà. La Corse retrouve alors un peu de sérénité. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de Gênes - Histoire du Moyen-Âge
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1553
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Sampiero d’Ornano s’empare de la Corse
Aidé par Henri II de France, Sampiero d’Ornano (dit aussi Sampiero Corso), débarque en Corse pour provoquer une révolte contre les Génois. A l’époque, la France et l’Espagne sont en guerre pour la domination de l’Italie. Obtenir la Corse est donc un moyen pour Henri II d’affaiblir Gênes, un allié de l’Espagne. Gagnant le soutien du peuple et des seigneurs corses, Sampiero s’empare de nombreuses villes, dont Bastia, en quelques semaines. Seul Calvi lui échappe et, dès 1556, le rattachement à la France peut être officialisé. Dès lors, la France préfère en fait écarter Sampiero du pouvoir. Trois ans plus tard, lors du Traité de Cateau-Cambrésis qui met un terme aux guerres d’Italie, Henri II rend la Corse aux Génois. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de Gênes - Henri II - Sampiero d’Ornano - Histoire des Guerres
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1559
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3 avril
Traité de Cateau-Cambrésis
Henri II de France et Philippe II d’Espagne signent le traité de Cateau-Cambrésis qui met fin aux guerres d’Italie. Après la défaite de Saint-Quentin, la France renonce à ses prétentions sur l’Italie. Si elle conserve les évêchés de Toul, Verdun et Metz et quelques places fortes en Italie, la France doit céder le duché de Savoie et ses conquêtes dans le Piémont. Par ailleurs, elle permet aux Génois de reprendre la Corse. La veille, la France avait signé un traité de paix plus favorable avec Elisabeth Ière d’Angleterre lui concédant Calais pour huit ans. Pour conserver définitivement la ville du Nord, elle devra verser 500 000 écus. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de Gênes - Henri II - Histoire de Calais - Elizabeth 1ere - Histoire de la Renaissance
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1729
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novembre
La Corse se rebelle
Exaspérée par la pression fiscale, son exclusion de l’administration au profit des Génois et une justice parfois arbitraire, la population de Corse se soulève contre la République de Gênes. Le gouverneur de Corte a mis le feu aux poudres en décidant de maintenir une taxe exceptionnelle alors que l’île subit une crise économique. Les émeutes populaires prennent un tour révolutionnaire lorsque quelques mois plus tard le Consulte de Furiani désigne des émissaires dont la mission est de trouver du soutien à l’étranger. Mais la mission échoue, contrairement à Gènes qui trouve un allié dans l’Empire autrichien. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de Gênes - Corte - Histoire des Guerres
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1732
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mai
Paix de Corte
Dans le conflit qui oppose les indépendantistes corses à Gênes, chaque camp reste sur une défaite. Les Corses n’ont pu obtenir le soutien qu’ils espéraient de la part d’une grande puissance européenne. De son côté Gênes a obtenu le soutien de l’Empire autrichien, mais l’opération militaire de ce dernier a échoué. Gênes décide alors de faire des concessions dans la paix de Corte. Si il annonce une trêve, ce traité ne met pas fin au mécontentement de la population de l’île. Deux ans plus tard la Corse entrera véritablement en révolution. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de Gênes - Corte - Histoire des Guerres
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1735
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janvier
Consulte nationale d’Orenza
La Corse, qui a proclamé son indépendance après une rébellion menée notamment par Hyacinthe Paoli, se dote d’une constitution démocratique. Pendant quelques années, Gênes ne maîtrise plus la Corse et doit chercher des soutiens en Europe. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de Gênes - Histoire des Guerres
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1736
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15 avril
Le baron Von Neuhoff roi de Corse
L’aristocrate allemand Théodore de Neuhoff est proclamé roi de Corse sous le nom de Théodore Ier. Ayant milité auprès des cours européennes en faveur de l’île avant de la rejoindre avec quelques armes et un peu d’or, il a su convaincre les Corses et accepter une monarchie constitutionnelle plutôt libérale. Cependant, l’homme est rapidement dépassé par la situation et n’obtient pas soutien de la part de la France, de l’Angleterre ou de l’Espagne. Finalement, il se retire sept mois plus tard. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire des Guerres
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1739
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13 décembre
Défaite française à Borgo
Indifférentes au sort de la Corse lors de ses premières années de rébellion, les grandes puissances européennes s’intéressent de plus en plus à cette petite île qui pourrait être une base navale stratégique. La France, qui a signé en 1737 la convention de Versailles avec Gênes, respecte ses engagements en intervenant en Corse suite à une demande génoise. Cependant, elle est défaite par les insurgés à Borgo. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de Gênes - Histoire des Guerres
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1740
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juillet
Les troupes françaises pacifient la Corse
Quelques mois après la défaite de Borgo, la France revient en Corse et vainc les insurgés. En l’espace de quelques semaines, elle les met en échec sur l’ensemble du territoire, permettant à Gênes de reprendre le pouvoir. Dans les faits, les Français, notamment en la personne de Cursay, excèdent leurs prérogatives, ce qui irrite Gênes. Finalement ils repartent en 1752. En laissant le champ libre aux Génois, ils le laissent tout autant aux Corses qui réorganisent rapidement la résistance. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de Gênes - Histoire des Guerres
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