1755
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29 avril
Paoli appelé en Corse
Fils de Hyacinthe, personnage qui avait dirigé la lutte d’indépendance en 1734, Pascal Paoli est appelé par les insurgés corses. Il débarque sur l’île le 29 avril. Rapidement, il sera nommé à la tête du mouvement indépendantiste. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de Gênes - Paoli - Histoire des Guerres
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1755
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14 juillet
Paoli est élu général en chef de la Corse
Arrivé en avril pour rejoindre les insurgés corses qui luttent contre Gênes, Pascal Paoli est désigné général de la nation. Il proclame alors l’indépendance de l’Etat corse. Dans les années qui suivent, après s’être imposé aux autres chefs corses, il entreprend la rédaction d’une constitution démocratique, réforme la justice, lance des plans économiques et fait frapper une monnaie. Gênes se replie dans quelques places fortes qu’elle ne maintient que grâce à l’aide française. Dans l’incapacité de prendre Calvi, Paoli compense en faisant construire un nouveau port, l’Île-Rousse. En 1765, une université est crée à Corte, désormais capitale de l’île. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de Gênes - Paoli - Corte - Calvi - Histoire des Guerres
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1768
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15 mai
Gênes cède la Corse à la France
La France et Gênes signent le traité de Versailles pour régler le sort de la Corse. Depuis près de trente ans, face aux indépendantistes, Gênes ne parvient à se maintenir en Corse que grâce à l’aide française. La France obtient par ce traité l’administration de la Corse pour dix ans, moyennant le remboursement des frais par Gènes. Dans les faits, Gènes ne pourra jamais payer et la Corse restera aux mains de la France. Dès 1769, la France entreprend une campagne victorieuse contre les indépendantistes corses. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de Gênes - Histoire de Versailles - Histoire des Traités
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1769
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9 mai
La bataille de Ponte-Novo
Les indépendantistes corses sont défaits par l'armée française à Ponte-Novo (Haute-Corse). C'est la fin d'une guerre de 40 ans qui a mis aux prises le peuple corse, mené par Pascal Paoli, avec la République de Gênes puis le Royaume de France. En 1796, le général Napoléon Bonaparte, réprimera la tentative de sécession de Pascal Paoli allié aux Anglais. Depuis, la Corse est restée française. Voir aussi : Bataille - Dossier histoire des grandes batailles - Dossier histoire de la Corse - Paoli - Histoire des Guerres
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1789
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30 novembre
La Corse devient française
A l'Assemblé Constituante, le député corse Antoine-Christophe Salicetti déclare: " La Corse fait partie intégrante de l'empire français". L'île qui était jusqu'alors une province autonome, est rattachée à la France. En 1790, la Corse deviendra un département. Voir aussi : Indépendance - Dossier histoire de la Corse - Histoire de la Révolution
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1793
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2 avril
La Convention déclare Paoli "traître à la Patrie française"
Suite à l’échec de l’expédition de Sardaigne, Pascal Paoli est désigné "traître à la Patrie française" par la Convention. Celle-ci l’avait sommé de venir se justifier à Paris, ce qu’il avait refusé. En réponse, il réunit une Consulte et rompt les liens avec la Convention pour se tourner vers l’Angleterre. Celle-ci répond favorablement mais pour mieux écarter Paoli du pouvoir. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de la Convention - Paoli - Histoire de la Révolution
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1796
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octobre
L’armée française reprend le contrôle de la Corse
Alors que Paoli s’est exilé à Londres, la Corse regarde avec envie la France qui doit en partie sa gloire à un Corse, Napoléon Bonaparte. Quant aux Anglais, c’est avec inquiétude qu’ils scrutent les mouvements de ce général impétueux. En octobre 1796, bien plus soucieux des îles britanniques que de la Corse, ils rassemblent leurs troupes et abandonnent l’île de beauté aux Français. Dès lors, bénéficiant rapidement d’un statut spécial sous Napoléon, la Corse ne quittera plus la France. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de la Révolution
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1866
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Parution des "Lettres de mon moulins"
Alphonse Daudet publie sous forme de feuilleton ses nouvelles, qui seront regroupées dans les "Lettres de mon moulin" en 1869. Paul Arène a collaboré et même rédigé entièrement certaines d’entre elles. Offrant un tableau très valorisant de la Provence de son enfance, Alphonse Daudet allie la fantaisie et le réalisme à ses talents de conteur. Il met également en scène ses personnages et ses récits en Corse et en Algérie. Dans son sillage, Daudet laissera ainsi la très célèbre "Chèvre de Monsieur Seguin". Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Daudet - Histoire de la Provence - Histoire des Romans
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1943
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9 septembre
La Corse se soulève contre l'occupant
La capitulation italienne provoque le soulèvement général des résistants corses. Les insurgés, épaulés progressivement par des troupes venues d'Afrique du Nord, mèneront des combats contre les troupes allemandes jusqu'au 4 octobre. La Corse sera alors le premier département français libéré. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Soulèvement - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale
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1975
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22 août
L’occupation d’une cave tourne au drame
L’Action Régionaliste Corse (ARC) occupe une cave viticole à proximité de Ghisonaccia. Après une journée de négociations, l’Etat décide de réagir par la fermeté. Les gendarmes mobiles donnent l’assaut le 22 août dans l’après-midi, déclenchant une fusillade. Deux gendarmes mobiles périssent lors de cette intervention. Les esprits continuent alors à s’échauffer. A Bastia, dans la nuit du 27 au 28 août, les autonomistes descendent dans la rue. Là encore, les affrontements font un mort du côté des forces de l’ordre. Pour calmer les esprits, Jean Riolacci est nommé préfet de l’île. C’est la première fois depuis 1870 qu’un Corse occupe cette fonction. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire de Bastia - Histoire des Faits divers
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1976
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5 mai
Naissance du FLNC
Au terme d’une nuit marquée par seize attentats, le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) annonce officiellement sa naissance. Symboliquement, l’annonce est faite dans le couvent Saint-Antoine de Casabianca, où Paoli avait proclamé l’indépendance de la Corse en 1755. Depuis le début des années 1970, la Corse, en profonde mutation notamment depuis l’immigration pied-noir, a vu renaître les revendications nationalistes. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire du Terrorisme
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1998
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6 février
Assassinat du préfet Erignac
Le préfet de Corse Claude Erignac est abattu à Ajaccio par une organisation nationaliste. L’affaire provoque une forte émotion en France. C’est en effet la première fois que les nationalistes corses s’en prennent à un représentant aussi symbolique du pouvoir de l’Etat. L’enquête mettra au cœur de l’affaire un homme du nom d’Yvan Colonna qui ne sera arrêté que cinq ans plus tard. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire des Assassinats
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1999
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26 avril
L’Affaire des Paillotes
Cinq gendarmes sont mis en examen et incarcérés en Corse tandis que le préfet Bernard Bonnet est placé en garde à vue. Suite à une enquête, trois gendarmes ont reconnu avoir mis le feu à une paillote implantée illégalement près d’Ajaccio. Des objets appartenant aux gendarmes avaient été retrouvés sur la plage auprès de la paillote "Chez Francis", victime d’un incendie le 19 avril. Trois gendarmes ont avoué avoir reçu l’ordre du colonel Mazères tandis que le capitaine Ambrosse est trahi par une brûlure à la main. Le préfet sera écroué le 5 mai et plaidera la thèse d’un complot fomenté par le gouvernement pour faciliter les futures négociations. Avec son directeur de cabinet et le colonel Mazères, il sera condamné à une peine de prison ferme. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Histoire des Faits divers
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1999
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13 décembre
Processus de Matignon
Un an après l’assassinat du préfet Erignac et quelques mois après l’affaire des paillotes, le Premier ministre Lionel Jospin reçoit à Matignon l’ensemble des élus corses, y compris les nationalistes. Cette réunion a pour but de sortir la Corse d’une situation chaotique. Elle aboutit au Processus de Matignon qui prévoit notamment l’enseignement du Corse dans les écoles, des mesures économiques spécifiques et des transferts de compétence à l’Assemblée de Corse. Le transfert de compétences législatives sera par contre annulé par le Conseil constitutionnel, saisi par l’opposition. Le processus de Matignon sera promulgué le 22 janvier 2002. Voir aussi : Dossier histoire de la Corse - Jospin - Histoire de la Politique
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