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Histoire de l' enseignement

SommaireEn DétailDates

  Dates  

-387

Première école de philosophie fondée par Platon


Platon crée à Athènes ce qui semble être la toute première école philosophique, l’Académie. Elle est ainsi nommée car les élèves étaient réunis au cœur du jardin d’Académos, un héro mythique de l’Attique. "Que nul n’entre ici, s’il n’est géomètre". Telle est la formule gravée à l’entrée de l’établissement. Les mathématiques y sont en effet enseignées, au même titre que la rhétorique. En 529, Justinien Ier ordonnera la fermeture de l’école, qu’il considèrera comme "païenne". C’est à l’Académie qu’Aristote reçu son enseignement. Lui-même fondera plus tard sa propre école, le Lycée.
Voir aussi : Histoire d'Athènes - Dossier histoire de l' enseignement - Aristote - Justinien - Platon - Histoire de la Philosophie

-340

Aristote fonde le Lycée


Le philosophe rejoint Athènes après avoir accompli sa mission de précepteur auprès d’Alexandre le Grand. Il fonde le Lycée dès son retour et y accueille de nombreux disciples, appelés "péripatéticiens". Il y exposera ses théories sur les sciences et la logique ainsi que sur la métaphysique qu’il a lui-même fondée. Lors de la fermeture du Lycée, les œuvres d’Aristote seront dispersées mais des notes de cours atteindront le troisième millénaire.
Voir aussi : Histoire d'Athènes - Dossier histoire de l' enseignement - Aristote - Métaphysique - Histoire de la Philosophie

-306

Épicure ouvre son école du Jardin


Le philosophe Épicure fonde à Athènes l’école du Jardin, où il enseigne ses théories. C’est au cœur de cet institut que naîtra l’épicurisme, l’un des principaux courants philosophiques de l’antiquité, qui fait naître l'hédonisme de l'ascèse. En effet, Epicure prône la limitation des désirs et des plaisirs pour atteindre le vrai plaisir d'exister. Le savoir a également une grande place puisqu'il doit permettre de supprimer les craintes et superstitions.
Voir aussi : Histoire d'Athènes - Dossier histoire de l' enseignement - Histoire de la Philosophie

781

Alcuin se charge de l’école de Charlemagne


Dans un désir de promulguer un enseignement aux hommes de son administration, Charlemagne fonde l’école du palais. Il en confie la direction à Alcuin, grand érudit britannique. De petites écoles épiscopales se créeront par la suite. C’est alors une véritable renaissance culturelle qui débute au sein de l’empire carolingien.
Voir aussi : Dossier histoire de l' enseignement - Charlemagne - Histoire des Carolingiens

1133

Naissance de l’université d’Oxford


Chassé de Paris, le théologien Robert Pullen crée, en compagnie de quelques étudiants, l’université d’Oxford, en Angleterre. Il faudra attendre le XIIIe siècle pour voir l’université se développer, aussi bien sur le plan religieux qu’intellectuel. Les collèges qui la composeront acquerront par la suite une grande renommée. En 1209, quelques enseignants et élèves d’Oxford se rendront à Cambridge et y fonderont également une université. Les deux établissements deviendront les plus anciennes et plus prestigieuses universités britanniques.
Voir aussi : Histoire de l'Angleterre - Dossier histoire de l' enseignement - Cambridge - Oxford - Histoire des Institutions

1200
15 janvier

Création de l'université de Paris


La première université de France est fondée à Paris sur ordre royal de Philippe Auguste. Elle se divise en quatre domaines d'enseignements : la médecine, le droit, la théologie et les arts. Une grande place est donnée à l'étude des textes anciens. L'université de Paris participera au renom de la ville en tant que capitale intellectuelle.
Voir aussi : Histoire de Paris - Fondation - Dossier histoire de l' enseignement - Philippe Auguste - Université - Histoire du Social

1257

Robert de Sorbon fonde un collège


Chapelain de Saint-Louis, Robert de Sorbon fonde un collège destiné à accueillir les jeunes élèves sans fortune. Il y dispense essentiellement un enseignement théologique. Situé dans le Quartier latin, l’établissement jouera également le rôle de tribunal ecclésiastique. Dès 1554, il accueillera les délibérations générales de la faculté de théologie et sera dès lors appelé "Sorbonne". La Sorbonne sera finalement fermée lors de la Révolution. Napoléon Bonaparte fera don de ses bâtiments à l’université de Paris en 1808, bâtiments qui abriteront plus tard le siège de l’Académie universitaire de la capitale.
Voir aussi : Histoire de Paris - Dossier histoire de l' enseignement - Napoléon Bonaparte - Histoire de la Sorbonne - Histoire des Institutions

1636

Fondation de la future Harvard


La Cour générale de la colonie de la Baie du Massachusetts crée l’université de Cambridge. Il faut attendre deux années avant que les cours ne soient dispensés, mais la notoriété de l’institut ne mettra guère de temps à s’étendre. En 1639, la faculté prendra le nom de John Harvard, pasteur britannique qui lui fera don d’une grande partie de ses biens et de toute sa bibliothèque. Peu à peu, l’établissement recevra un support financier de plus en plus conséquent, ainsi qu’une charte en 1780.
Voir aussi : Dossier histoire de l' enseignement - Massachusetts - Harvard - Histoire des Institutions

1686
juin

Madame de Maintenon crée une école de filles, Saint-Cyr


La marquise de Maintenon, épouse de Louis XIV, fonde, à Saint-Cyr, une maison destinée à l’éducation des jeunes filles pauvres de la noblesse. En effet, seules les jeunes filles fortunées, issues d’une grande famille, pouvaient espérer recevoir une instruction. La Maison royale de Saint-Louis, comme on l’appelera, subsistera jusqu’en 1793 en tant qu’école de jeunes filles, puis deviendra un hôpital avant d’abriter une école militaire sous Napoléon, dès 1808.
Voir aussi : Dossier histoire de l' enseignement - Madame de Maintenon - Saint-Cyr - Histoire des Femmes

1794
11 mars

Création de la future école polytechnique


La Convention décide de la création d'une Ecole Centrale de travaux publics. L'institution accueillera des élèves destinés à être formés en ingénierie civile et militaire. Appelée d'abord "Ecole des travaux publics", elle recevra le nom d'"Ecole polytechnique" par la loi du 1er septembre 1795.
Voir aussi : Fondation - Histoire de la Convention - Dossier histoire de l' enseignement - Histoire de Polytechnique - Histoire des Institutions

1794
30 octobre

Création de l'Ecole Nationale Supérieure


L'Ecole Normale Supérieure est créée par la Convention dans le but de former les instituteurs à l'enseignement. Ils devront séjourner quatre mois au sein de l'école et retourner en province au terme de leur formation pour y exercer leur métier. L'ENS sera supprimée par Louis XVIII en 1822 puis réhabilitée. Elle accueille des étudiants issus de classes préparatoires et compte parmi ses anciens élèves quelques noms célèbres: Jean Giraudoux, Louis Pasteur, Léon Blum ou Laurent Fabius.
Voir aussi : Création - Histoire de la Convention - Dossier histoire de l' enseignement - Histoire des Institutions

1795
25 février

Naissance des premières écoles centrales


Sur une proposition du député Joseph Lakanal, la Convention vote un décret instaurant la création d'écoles centrales. Dans ces nouveaux établissements, l'accent est mis sur l'enseignement scientifique plutôt que sur la tradition classique dominée par le latin. En octobre 1795, la Convention décidera d'établir une école centrale par département. Organisées par classes de niveaux, les écoles centrales constituent les ancêtres des lycées.
Voir aussi : Création - Histoire de la Convention - Dossier histoire de l' enseignement - Histoire des Ecoles centrales - Histoire des Institutions

1806
10 mai

Napoléon crée l’université impériale


Après avoir remplacé les écoles centrales par les lycées en 1802, Napoléon Bonaparte fonde l’université impériale. Il favorise ainsi l’établissement d’un enseignement public centralisé. L’université impériale détient en effet le monopole de l’éducation. Avec à sa tête un dirigeant nommé par Bonaparte lui-même, elle rassemble et gère tous les établissements français. Durant cette période, la France se voit également divisée en académies, avec un recteur à la tête de chacune d'entre elles. Deux ans plus tard, un décret organisera plus concrètement le système.
Voir aussi : Dossier histoire de l' enseignement - Napoléon Bonaparte - Histoire des Ecoles centrales - Histoire des Institutions

1833
28 juillet

La loi Guizot développe l’enseignement primaire


Ministre de l’Instruction publique, François Guizot fait voter une loi qui va bouleverser l’enseignement primaire. Elle oblige les communes de plus de 500 habitants à se munir d’au moins une école primaire de garçons et à entretenir au moins un instituteur. De plus, chaque département français doit désormais disposer d’une École normale d’instituteurs. Par ailleurs, les établissements privés sont légalisés et l’instruction religieuse maintenue. L’instruction publique sera modifiée plus tard par les lois Falloux et Ferry.
Voir aussi : Dossier histoire de l' enseignement - Jules Ferry - Guizot - Falloux - Histoire des Institutions

1848
28 avril

Apparition de l’ "école maternelle"


Le terme d’ "école maternelle" est employé pour la première fois et remplace ce que l’on appelait des "salles d’asile". Depuis 1830, ces dernières avaient pour fonction d’accueillir les jeunes enfants du peuple, qui restaient dans la rue pendant que leurs parents travaillaient. En plus de l’enseignement dispensé, elles portaient ainsi assistance à ces enfants, dont l’âge était compris entre 2 et 6 ans. La pédagogue sarthoise Marie Pape-Carpentier jouera un rôle important dans la modification du fonctionnement de ces établissements, notamment sur le plan des méthodes employées, relativement dures. Il faudra toutefois attendre les lois de Jules Ferry, en 1881, pour que les écoles maternelles soient véritablement instituées.
Voir aussi : Dossier histoire de l' enseignement - Dossier histoire de la révolution de février 1848 - Jules Ferry - Histoire des Institutions

1850
15 mars

La loi Falloux est votée


Promulguée sous l’impulsion d’Alfred de Falloux, alors ministre de l’Instruction publique, cette nouvelle loi instaure la liberté de l’enseignement secondaire. Elle fait la distinction entre l’enseignement public, à la charge d’une commune, d’un département ou de l’État, et l’enseignement privé, auquel est accordé une grande liberté. Par ailleurs, elle favorise l’enseignement catholique dans les établissements primaires et oblige les communes de plus de 800 habitants à ouvrir une école de filles. Contraire au principe de laïcité dans l’enseignement, cette loi sera finalement abrogée. En 1881 et 1882, les lois Ferry seront promulguées.
Voir aussi : Dossier histoire de l' enseignement - Jules Ferry - Histoire de la Laïcité - Falloux - Histoire des Institutions

1866
15 novembre

Naissance de la Ligue française de l’enseignement


La Ligue française de l’enseignement naît grâce à la volonté de Jean Macé. Ce dernier avait en effet lancé un appel dans le journal l’ "Opinion nationale", afin de réunir un maximum de volontaires pour améliorer l’instruction en France. Beaucoup s’enthousiasment pour le projet et y prennent part. Avec un nombre d’adhérents toujours croissant dans toute la France, la Ligue se battra pour l’éducation populaire et publique. Elle lancera également une pétition pour une instruction gratuite, obligatoire et laïque. Lorsque les lois Ferry seront promulguées, elle se donnera un statut juridique, s’organisera en fédérations et ne cessera de lutter contre les inégalités et pour le développement culturel.
Voir aussi : Dossier histoire de l' enseignement - Jules Ferry - Histoire des Institutions

1880
21 décembre

Création de lycées pour filles


Le député de gauche et proche de Jules Ferry, Camille Sée fait de l'enseignement supérieure des jeunes filles une affaire d'état en créant des institutions publiques. Il décrète: "Les filles sont aussi aptes que les garçons à recevoir l'éducation secondaire".Grâce à la loi Sée, l'instruction des filles ne sera plus dispensée que par les seules écoles privées ou religieuses. Des externats sont institués laissant aux municipalités la possibilité de créer des internats. L'enseignement de la religion disparaît au profit de la morale. Il faudra toutefois attendre 1925 pour que les programmes enseignés aux filles soient les mêmes que ceux destinés aux garçons. L'adoption de la loi Sée provoque un débat houleux à la chambre et au Sénat, notamment auprès de l'Eglise qui s'oppose à ce que l'on forme des "femmes libres penseurs".
Voir aussi : Dossier histoire du féminisme - Dossier histoire de l' enseignement - Lycée - Histoire des Femmes

1881
16 juin

L’école est désormais gratuite


Alors ministre de l’Instruction publique, Jules Ferry fait voter une loi qui établit la gratuité de l’école. Depuis 1879, l’homme politique promulgue une série de textes afin de promouvoir l’école publique et d’affaiblir le poids de l’Église dans l’éducation des jeunes français. Dans ce contexte, une nouvelle loi paraîtra encore le 28 mars 1882, rendant l’enseignement obligatoire pour les enfants de 3 à 6 ans, et définitivement laïc. L’instruction civique remplacera dorénavant l’instruction religieuse et même les instituteurs devront être laïcisés au sein des écoles spécialisées. C’est ainsi que seront posées les bases de l’enseignement public en France.
Voir aussi : Dossier histoire de l' enseignement - Jules Ferry - Histoire de la Laïcité - Histoire des Institutions

1945
9 octobre

Fondation de l'ENA


L'école nationale d'administration est fondée à Paris. Elle a pour but de former des hauts fonctionnaires destinés à constituer les cadres supérieurs de l'administration. En 1992, l'école a été délocalisée à Strasbourg.
Voir aussi : Histoire de Paris - Dossier histoire de l' enseignement - Histoire des Institutions




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