Histoire de l'Irak
-605
|
25 septembre
Un nouveau Roi pour Babylone Nabuchodonosor II est couronné roi de Babylone à la mort de son père, Nabopolassar. Peu avant son couronnement, il a vaincu les Égyptiens à Kharkémish, les chassant ainsi du Moyen-Orient. Huit ans plus tard, il s'emparera de Jérusalem et déportera l'ensemble de la famille royale de Juda à Babylone. Lorsque les habitants de Jérusalem se révoltent contre le roi babylonien, en -587, toute la population juive sera chassée du pays, constituant ainsi la première diaspora. Nabuchodonosor II règnera jusqu'en -562.
Voir aussi : Sacre - Histoire de Babylone - Nabuchodonosor - Histoire de l'Antiquité
|
|
|
|
-331
|
1 octobre
Victoire d'Alexandre le Grand à Gaugamèles Le roi de Macédoine bat le roi de Perse, Darius III, en Mésopotamie. Agé de 25 ans à peine, Alexandre le Grand a déjà vaincu les Perses par deux fois. Cette troisième victoire lui permet d'asseoir son pouvoir sur le Proche-Orient et l'Egypte. Après cette défaite définitive, Darius III, dit "le Roi des Rois" s'enfuit dans les montagnes tandis que son vainqueur entre à Persépolis et Ecbatane. Alexandre s’empare des trésors de la dynastie achéménide et se fait proclamer roi d’Asie.
Voir aussi : Bataille - Dossier histoire des grandes batailles - Alexandre le Grand - Histoire de la Macédoine - Histoire de la Grèce antique
|
|
|
|
499
|
La rédaction du « Talmud de Babylone » Le « Talmud de Babylone », ensemble de lois orales (la « Mishna ») et de commentaires rabbiniques (la « Gemara »), est clôturé. Une autre version, le « Talmud de Jérusalem » avait été réalisé au siècle précédent mais n’était pas aussi approfondie. Ces écrits représentent un ensemble concret des fondements oraux de la religion juive et sont l’œuvre des sages amoraïm. Au fil des siècles, le « Talmud de Babylone » sera complété par différents rabbins et notamment par le rabbin français Rachi, qui fondera une grande école talmudique.
Voir aussi : Histoire de Jérusalem - Histoire de Babylone - Talmud - Histoire du Judaïsme
|
|
|
|
657
|
26 juillet
Bataille de Siffin Ali, le gendre du prophète Mahomet, est nommé quatrième calife, c'est-à-dire remplaçant du prophète. En désaccord avec cette décision, le gouverneur de Damas, Moawiya, prend les armes contre le nouveau calife à Siffin sur les bords de l'Euphrate (Irak actuel). Pendant la bataille, Moawiya a l'idée de brandir des versets du Coran au bout des lances de ses soldats. Ali se retrouve alors dans l'incapacité de poursuivre le combat et accepte l'arbitrage qui lui est proposé. Mais ce compromis lui sera fatal : une partie de ses partisans, les kharidjites, considérera l'arbitrage humain comme un outrage à la justice divine. Ali sera assassiné le 24 janvier 661.
Voir aussi : Bataille - Dossier histoire des grandes batailles - Mahomet - Ali - Histoire de l'Islam
|
|
|
|
661
|
24 janvier
Mort d'Ali, gendre de Mahomet Le gendre du prophète Mahomet et quatrième calife (remplaçant du prophète) est assassiné d'un coup d'épée empoisonnée devant la mosquée de Koufa, en Mésopotamie (Irak aujourd'hui). Son assassin n'est autre qu'un de ses ex-partisans devenu adepte de la secte kharidjite. La mort d'Ali entraîne un grave schisme dans le monde musulman entre les shiites d'Ali, qui prônent une grande rigueur dans la pratique de la religion, et les sunnites, défenseurs d'une application souple de la doctrine musulmane. Le prochain calife, Moawiya, un sunnite, établira la capitale de l'empire arabe à Damas et fondera la dynastie héréditaire des Omeyyades.
Voir aussi : Décès - Mahomet - Ali - Histoire de l'Islam
|
|
|
|
680
|
10 octobre
Le massacre de Kerbela A la mort du calife Muawiya, qui avait dépossédé Ali et fondé la dynastie omeyyade, Yazid, son fils, fut promu à la succession. Hussein, fils d’Ali et de Fatima, s’y opposa fortement et décida de rejoindre la ville de Koufa (Irak) pour soutenir la révolte. Sur le trajet, il est massacré à Kerbela par les omeyyades. Hussein sera considéré par les chiites comme un martyr. Ces derniers s’opposent au califat omeyyade, selon eux contraire à l’Islam primitif. Par ailleurs, il revendique le pouvoir de l’imâm, descendant d’Ali doué de connaissances divines, contre celui des califes. Bien que troublant le monde musulman dans sa totalité, cet épisode creusera davantage le fossé entre les chiites et les sunnites.
Voir aussi : Hussein - Ali - Fatima - Omeyyades - Histoire de l'Islam
|
|
|
|
750
|
La troisième dynastie de califes est fondée Abu al-Abbas al-Saffa met en place la dynastie des Abbassides. Descendant d’Abbas, un riche marchand converti à l’islam en 629 et oncle de Mahomet, il parvient à renverser les Omeyyades. Dès 749, il sera alors le premier calife d’une dynastie qui règnera jusqu’en 1258. Son successeur établira la capitale de l’empire musulman à Bagdad, en Irak. Durant leur règne, les Abbassides devront faire face à de nombreuses communautés autonomes, aux révoltes chiites. Souvent, les califes abbassides n’exerceront qu’un pouvoir nominal.
Voir aussi : Mahomet - Abbassides - Histoire de Bagdad - Chiisme - Omeyyades - Histoire de l'Islam
|
|
|
|
827
|
Al-Mamoun fait du mutazilisme une croyance d’État Le calife abbasside désire faire de la théologie mutazilite un dogme d’État. Il persécute alors ses opposants, intégrant la doctrine par la terreur. L’école mutazilite avait été fondée au IXe siècle, s’inspirant de traductions d’ouvrages philosophiques grecs. Elle soutenait que le Coran avait été créé au moment de la révélation et réfutait donc son caractère éternel. Fondée sur le raisonnement logique, l’école préconisait également la capacité humaine à différencier le Bien du Mal et donc à choisir librement son camp. Fortement attaqué par le théologien al-Achari, le mutazilisme est abandonné durant le règne de Mutawakkil (847-861).
Voir aussi : Abbassides - Coran - Histoire de l'Islam
|
|
|
|
922
|
26 mars
Al-Hallaj, grand soufi, est supplicié Adepte du mouvement théologique soufi, al-Hallaj est soumis à la torture puis exécuté. Plus ou moins opposé aux conceptions orthodoxes, le soufisme apparut en Irak, sous les Abbassides. Ses disciples rejetaient l’importance des biens matériaux pour des croyances plus spirituelles. Des années après la mort de son grand maître, le soufisme sera concilié avec l’orthodoxie par al-Ghazali. Les doctrines du soufisme se développeront et s’étendront au cours des siècles, donnant naissance à de nombreuses confréries.
Voir aussi : Abbassides - Soufisme - Histoire de l'Islam
|
|
|
|
1055
|
Toghroul Beg est reconnu sultan à Bagdad Appartenant à la dynastie turque sunnite seldjoukide, qui règne déjà sur la Perse, Toghroul beg s’empare de Bagdad et se fait reconnaître sultan par le calife abbasside. En 1038, il avait déjà pris le pouvoir de Nichâpour, avant de venir à bout de la dynastie bouyide. Par la suite, les Seldjoukides formeront un vaste empire musulman sunnite, s’étendant sur l’Asie mineure et sur la Syrie des Fatimides. Dès 1092, le territoire sera morcelé par des partages successoraux, la présence franque et les révoltes locales.
Voir aussi : Abbassides - Histoire de Bagdad - Sunnisme - Seldjoukides - Histoire de l'Islam
|
|
|
|
1193
|
4 mars
Mort du sultan Saladin Le sultan d'Egypte et de Syrie Salah al-Din Yusuf al-Ayyubi s'éteint à Damas à l'âge de 55 ans. Saladin a repris Jérusalem aux Croisés en 1187, après un siècle de présence occidentale. Il a mis en pratique une politique de tolérance religieuse dans la ville Sainte et a permis aux chrétiens le libre accès au Saint-Sépulcre. Cette grande indulgence lui vaudra l'estime des Croisés et des Arabes. A sa mort, l'Occident et l'Orient s'allient pour saluer la disparition d'un modèle de vertu chevaleresque.
Voir aussi : Décès - Sultan - Saladin - Histoire de l'Islam
|
|
|
|
1258
|
10 février
Les mongols anéantissent Bagdad Les troupes du redoutable Hûlagû Khan, petit-fils de Gengis Khan, assiègent la capitale de l'Islam depuis le 20 janvier. Elles donnent l'assaut final le 10 février en tuant toute personne cherchant à s'enfuir. La ville toute entière est désarmée. Hûlagû Khan exige que tous les habitants sortent de Bagdad et les fait massacrer. Le calife Al Musta'sim sera lui-même tué le 20, enveloppé dans un sac cousu et foulé par les pieds des chevaux mongols. Il est le dernier sultan de la dynastie des Abbassides.
Voir aussi : Bataille - Histoire de Bagdad - Histoire de l'Islam
|
|
|
|
1963
|
8 février
Coup d’État contre Karim Kassem Le général Karim Kassem, à la tête de la République d’Irak, est renversé par un groupe du parti Baas. Réfugié en Égypte, Saddam Hussein profite de la situation pour regagner l’Irak. Le général Abdel Salam Aref occupe désormais la présidence. Mais au bout de quelques mois, le parti Baas est évincé par le gouvernement, aboutissant à l’emprisonnement de Saddam Hussein.
Voir aussi : Saddam Hussein - Hussein - Histoire des Coups d'Etat
|
|
|
|
1968
|
17 juillet
Nouveau coup d’Etat en Irak Le général Hassan al-Bakr, à la tête des militants baasistes, organise un coup d’État avec la participation de Saddam Hussein. Ce dernier aurait d’ailleurs assiégé le palais présidentiel en char d’assaut. Al-Bakr prend la tête du Conseil du commandement de la révolution (CCR) et Saddam Hussein occupe, avec lui, le sommet de l’État. Dès l’année suivante, il sera d’ailleurs nommé vice-président du CCR, ce qui lui permettra d’asseoir sa domination sur les services de sécurité et sur l’armée.
Voir aussi : Saddam Hussein - Hussein - Histoire des Coups d'Etat
|
|
|
|
1975
|
6 mars
Signature des accords d’Alger En tant que vice-président du Conseil de commandement de la révolution (CCR), Saddam Hussein signe un accord avec le shah d’Iran, qui met fin au différend territorial entre les deux pays. L’Irak renonce ainsi à la région du Chatt el-Arab en échange de la promesse iranienne de ne plus soutenir les populations kurdes. Toutefois, cet accord ne sera pas vraiment respecté. Il sera même dénoncé en 1980 par Saddam Hussein lui-même, qui déclenchera la guerre Iran-Irak.
Voir aussi : Saddam Hussein - Hussein - Histoire de la Diplomatie
|
|
|
|
1979
|
16 juillet
Saddam Hussein président d’Irak Le deuxième homme fort du pays succède au président Hassan al-Bakr, qui vient de poser sa démission pour raison de santé. Saddam Hussein possède désormais la totalité des pouvoirs en occupant les fonctions les plus importantes du régime : président de la République, président du CCR, secrétaire général du parti et commandant en chef des armées. Dès la fin du mois de juillet, il sécurise son pouvoir en organisant une purge sanglante au sein de son entourage politique.
Voir aussi : Saddam Hussein - Histoire de la Politique
|
|
|
|
1980
|
22 septembre
L'Irak envahit l'Iran Saddam Hussein attaque l'Iran de l'ayatollah Khomeiny. Des intérêts territoriaux sont en jeu mais la véritable intention du dictateur irakien est de mettre un terme au régime de Khomeiny, car il craint la prolifération de l'intégrisme à l'ensemble du Proche-Orient. Bagdad bombarde l’Iran, visant des cibles militaires et pétrolières. Saddam Hussein reçoit un soutien international conséquent de l’URSS, de la France, de la plupart des pays du Golfe persique ainsi que l'appui des Etats-Unis. 1,2 million de personnes vont périr dans cette guerre qui va durer huit années. Un cessez-le-feu sera décrété en 1988, les deux pays adopteront le statu quo et les dictatures de chacun d’eux se durciront davantage.
Voir aussi : Invasion - Saddam Hussein - Khomeiny - Histoire des Guerres
|
|
|
|
1988
|
16 mars
Bombardement de Halabja La ville kurde d’Halabja est bombardée avec les armes chimiques utilisées contre l’Iran. Ainsi, pour la première fois, un État utilise ses agents chimiques contre sa propre population. Le bilan est catastrophique : on compte 5000 morts, femmes, hommes et enfants. Les images font le tour du monde. Un tel massacre intervient dans le cadre de la répression contre les Kurdes, qui ont profité de la guerre Iran-Irak pour reprendre la lutte contre Saddam Hussein et pour leur autodétermination. En effet, quelques jours auparavant, la ville d’Halabja avait été prise par les peshmergas (maquisards) de l’Union patriotique du Kurdistan, auxquels s’étaient ralliés les Gardiens de la révolution iranienne (pasdaran).
Voir aussi : Massacre - Saddam Hussein - Histoire de la Société
|
|
|
|
1988
|
20 août
Fin de la guerre Iran-Irak L'Iran et l'Irak acceptent la résolution des Nations Unis qui mène à un cessez-le-feu et met fin à huit ans de guerre. En septembre 1980, Saddam Hussein avait envoyé ses troupes en Iran pour récupérer le contrôle de la région du Chatt al-Arab et annexer le Khouzestan. L'Irak avait alors reçu le soutien, notamment en armes, de certains pays occidentaux qui redoutaient l’influence de la République islamique, installée en Iran depuis 1979. En plus d’un terrible bilan humain, les deux pays sont à bout de force et considérablement endettés.
Voir aussi : Paix - Saddam Hussein - Histoire des Guerres
|
|
|
|
1990
|
2 août
Début de la guerre du Golfe Saddam Hussein envoie les premiers blindés irakiens au Koweït. Depuis des mois, le maître de Bagdad menace cet émirat en raison de ses richesses pétrolières et de sa façade sur le Golfe persique. Le Koweït, protectorat britannique en 1899, a obtenu son indépendance en 1961, mais l'Irak n'a pas reconnu ses frontières. L'invasion est immédiatement condamnée par l'ONU et entraîne l'intervention d'une force multinationale à prépondérance américaine. Le Koweït sera libéré en février de l'année suivante.
Voir aussi : Invasion - Saddam Hussein - Bush - Histoire de la Guerre du Golfe
|
|
|
|
|