Histoire de la Turquie

Dates décroissantes    Titres seulement    (61 réponses)

1 | 2 | 3 | 4
-586
28 mai

Nabuchodonosor profite d'une éclipse


Une éclipse de soleil interrompt un combat entre les Mèdes du roi Cyaxare et les Lydiens du roi Alyatte. Cet événement, considéré comme un signe divin, impose la paix entre les deux belligérants grâce à l'arbitrage du roi de Babylone Nabuchodonosor II, allié des Mèdes. Celui-ci en profite pour annexer la Cilicie, plaine littorale de Turquie. Conscient de la montée en puissance des Mèdes, Nabuchodonosor II protégera son Empire par la construction des murailles de Babylone, dont les jardins suspendus sont considérés par les auteurs antiques comme l'une des sept merveilles du monde.
Voir aussi : Bataille - Dossier histoire des grandes batailles - Nabuchodonosor - Histoire de l'Antiquité

-490

Darius détruit Byzance


Lors de la première guerre médique, les troupes du roi perse Darius le Grand envahissent la cité de Byzance, la pillent et la détruisent. Occupée par des Grecs depuis sa fondation, semble-t-il deux siècles plus tôt, Byzance est irrémédiablement devenue l’une des cibles du roi perse. D’une part, elle bénéficie d’une position stratégique, entre l’Asie et l’Europe, sur la côte du Bosphore. D’autre part, Darius cherche à punir les Athéniens d’avoir soutenu les révoltes à son encontre.
Voir aussi : Dossier histoire des Guerres médiques - Histoire de Byzance - Darius Ier - Histoire de l'Antiquité

-479

Le Spartiate Pausanias prend Byzance


Régent de Sparte, Pausanias prend les rênes de l’armée grecque contre les Perses. Après s’être illustré lors de la bataille de Platée, il marche sur Chypre puis s’empare de la cité de Byzance. Détruite par Darius quelques années plus tôt, la ville sera alors reconstruite. Elle sera finalement prise par le général athénien Alcibiade, en -409.
Voir aussi : Histoire de Byzance - Histoire de l'Antiquité

-357

Byzance entre en guerre pour son indépendance


La cité de Byzance, qui subit depuis des siècles maintes invasions, décide de se battre pour acquérir son indépendance. Elle l’obtiendra en – 358, ce qui lui permettra de se développer davantage et d’accroître sa puissance maritime.
Voir aussi : Histoire de Byzance - Histoire de l'Antiquité

-357
21 juillet

Incendie du temple d'Artemis


Dans la nuit, Herostratus, un jeune homme de la cité antique d'Ephèse (Asie mineure) met le feu au temple d'Artémis, l'une des sept merveilles du monde. Herostratus commet ce geste dans le seul but de se rendre immortel. Il sera exécuté par les Ephisiens qui condamneront à mort toute personne de la cité qui prononcera son nom. Chef d'oeuvre de l'art ionien, le temple dédié à la déesse de la chasse a été construit vers 550 avant Jésus-Christ. Il était entouré de 127 colonnes.
Voir aussi : Incendie - Temple - Histoire de l'Antiquité

-341

Philippe de Macédoine tente de prendre Byzance


Assiégée par Philippe de Macédoine et ses troupes, Byzance résiste avec détermination. Grâce à l’aide que lui fournit Athènes, elle tient à distance les Macédoniens jusqu’en – 339. Elle devra toutefois accepter l’autorité d’Alexandre le Grand.
Voir aussi : Alexandre le Grand - Histoire de Byzance - Histoire de l'Antiquité

17

Ephèse détruite par un séisme


Un séisme secoue la côte ouest de l’actuelle Turquie, en Lydie. Extrêmement violent, ce tremblement de terre aurait rasé une douzaine de villes, dont les célèbres Ephèse et Sardes, connues pour être deux des sept Eglises citées dans l’Apocalypse de Jean. Selon le témoignage de Pline l’Ancien, le séisme dépasse en violence tous ceux que l’homme garde alors en mémoire. Tibère, l’empereur de Rome, fera acheminer de l’aide tandis que les fonds de la riche cité d’Ephèse, un des plus grands ports de l’Antiquité, aideront à une reconstruction rapide.
Voir aussi : Tremblement de terre - Tibère - Histoire des Catastrophes naturelles

44

Paul voyage en Asie Mineure


Converti au christianisme depuis quelques années, Paul quitte Antioche et prend la route en direction de Chypre, accompagné de Barnabé. Après avoir converti le proconsul, il se rend en Asie Mineure, dans les villes d’Antioche de Pisidie, de Lystres et de Derbé. Dès lors, il fonde plusieurs communautés chrétiennes au cœur des territoires non évangélisés. Il est très souvent reçu à coup de pierres par les juifs de la région. Il ne regagnera Antioche qu’en 47, puis effectuera deux autres voyages missionnaires, l’un à partir de 50 et l’autre dès 54.
Voir aussi : Dossier histoire de la naissance du christianisme - Saint Paul - Antioche - Histoire de la Chrétienté

54

Dernier voyage missionnaire de Paul


Paul entreprend un troisième voyage, suivant à peu de choses près le même trajet que le précédent. Parti d’Antioche, il traverse l’Asie Mineure, où il séjourne quelques temps à Éphèse. Il rejoint ensuite la Macédoine, puis Corinthe, en Grèce pour finalement arriver à Tyr. Durant son parcours, il rédige plusieurs épîtres qui seront regroupés dans le Nouveau Testament. Toujours selon les Actes des Apôtres, il aurait été arrêté à Jérusalem, après avoir provoqué une vive colère au sein de la communauté juive. Retenu captif à Césarée durant deux années, il aurait ensuite été conduit à Rome, puis libéré avant d’être à nouveau emprisonné. Il aurait alors été exécuté vers 65.
Voir aussi : Dossier histoire de la naissance du christianisme - Saint Paul - Actes des Apôtres - Histoire de la Chrétienté

196

Septime Sévère ravage la cité de Byzance


Intégrée à l’Empire romain, Byzance essuie la colère de l’empereur Septime Sévère, auquel elle s’oppose. La cité se range en effet du côté de Pescennius Niger, gouverneur de Syrie désireux de monter sur le trône. La ville est pillée, puis rasée. Elle sera reconstruite quelques années plus tard.
Voir aussi : Histoire de Byzance - Septime Sévère - Histoire de la Rome antique

203

Construction de l’Hippodrome de Byzance


Après avoir rasé la cité, Septime Sévère entreprend la construction d’un immense hippodrome, au sommet d’une colline dominant la mer. Il sera agrandi par Constantin Ier et mesurera alors 450 mètres de long, sur 150 de large. Monument central de Byzance, puis de Constantinople, il sera actif jusqu’au pillage des croisés, en avril 1204.
Voir aussi : Dossier histoire de Constantinople - Histoire de Byzance - Histoire de la Rome antique

324
8 décembre

La création de Constantinople


L'empereur Constantin Ier pose la première pierre de la ville qui doit succéder à Rome comme capitale de l'Empire romain d'Orient. Constantinople connaîtra sa plus belle période sous le règne de Justinien (527-565). Elle tombera le 29 mai 1453 aux mains des Turcs et, sous le nom d'Istanbul, elle deviendra la capitale de l'Empire ottoman. Le 13 octobre 1923, elle perdra sa 1ère place au profit d'Ankara, capitale de la nouvelle Turquie.
Voir aussi : Fondation - Dossier histoire de Constantinople - Constantin - Antiquité - Histoire de l'Architecture

325
20 mai

Le concile de Nicée se réunit


L’Empereur Constantin convoque le tout premier concile œcuménique à Nicée, dans le but d’établir l’unité de l’Église en Orient comme en Occident. Il espère ainsi mettre fin au conflit causé par l’arianisme, qui nie la nature divine du Christ. Au terme de plusieurs mois de discussions, cette doctrine sera condamnée. En effet, le Fils de Dieu sera considéré comme "consubstantiel" - autrement dit de nature semblable – au Père. Ainsi, les évêques adopteront le Symbole de Nicée, profession de foi chrétienne, et définiront la date précise du jour de Pâques. Dans cette même voie, l’empereur Théodose Ier promulguera plus tard l’édit de Thessalonique, qui sera suivi par le concile de Constantinople, en 381. Le christianisme occupe donc une place de plus en plus importante au sein de l’Empire, lequel intervient également pour en fixer les caractéristiques.
Voir aussi : Dossier histoire de la naissance du christianisme - Constantin - Théodose - Concile de Constantinople - édit de Thessalonique - Histoire de la Chrétienté

330
11 mai

Naissance de Constantinople


Constantinople, fondée en 324 par Constantin le Grand sur le site de l'antique colonie grecque de Byzance, est inaugurée. Elle supplante rapidement Rome par sa richesse et le nombre d'habitants qui y vivent. En 395, elle deviendra la capitale de l'Empire romain d'Orient (ou Empire byzantin) et, à la chute de celui-ci en 1453, celle de l'Empire ottoman.
Voir aussi : Fondation - Dossier histoire de Constantinople - Constantin - Histoire de la Rome antique

337
22 mai

Constantin est baptisé sur son lit de mort


Constantin Ier, qui donna un nouveau souffle au christianisme, se fait baptiser à l’orée de sa mort. Étant le tout premier empereur romain de foi chrétienne, Constantin participe sans conteste à l’expansion de l’Église en Orient, comme en Occident.
Voir aussi : Dossier histoire de la naissance du christianisme - Constantin - Histoire de la Chrétienté

381

Premier concile de Constantinople


L’Empereur Théodose Ier réunit un concile œcuménique à Constantinople afin de définir encore plus concrètement les caractéristiques de la foi chrétienne pour tout l’Empire. Les évêques adoptent alors le symbole Nicée-Constantinople et statuent sur la nature du Saint-Esprit. Ils définissent ainsi ce dernier comme consubstantiel au Père et au Fils. Après avoir condamné l’arianisme et plusieurs autres groupes religieux, ils s’accordent sur le fait que l’évêque de Constantinople se situe en deuxième position de l’ordre honorifique, après celui de Rome.
Voir aussi : Empire byzantin - Dossier histoire de la naissance du christianisme - Dossier histoire de Constantinople - Théodose - Concile de Constantinople - Histoire de la Chrétienté

451
8 octobre

Réunion du concile de Chalcédoine


L’empereur d’Orient Marcien convoque un concile œcuménique dans le but de mettre fin aux convictions monophysites. Plusieurs centaines d’évêques condamnent alors cette doctrine prônée par Eutychès et qui nie la nature humaine du Christ. Au terme des discussions, la double nature du Christ, à la fois humaine et divine, est affirmée. Les deux sont totalement indissociables de son Être. Parmi les nombreux canons adoptés, l’un deux, qui consacre l’égalité patriarcale entre l’évêque de Constantinople et le pape de Rome, sera refusé par le pape Léon le Grand.
Voir aussi : Dossier histoire de la naissance du christianisme - Histoire de la Chrétienté

532
11 janvier

La sédition de Nika à Constantinople


L’Hippodrome, où se déroulent régulièrement les courses de chars, voit deux factions s’affronter en son sein. D’un côté, ceux que l’on surnomme les "Bleus", issus de l’aristocratie, et de l’autre, les "Verts", partisans de la démocratie. Les deux profitent souvent de l’événement pour montrer leur désaccord sur le gouvernement de l’Empire. Au cours de l’une des ces courses, les Verts s’opposent au préfet actuel, Jean de Cappadoce. Les manifestations violentes éclatent et Cappadoce ordonne qu’on s’empare de quelques hommes pour en faire des otages. Toutefois, par erreur, un Bleu est arrêté, puis exécuté deux jours plus tard. La faction bleue se joint alors aux émeutes, qui redoublent de violence. Durant trois jours, la ville sera ravagée avec pour bruit de fond les cris "Nika ! Nika !", signifiant "Victoire !". Les émeutiers seront finalement massacrés par l’empereur Justinien.
Voir aussi : Empire byzantin - Dossier histoire de Constantinople - Justinien - Sédition de Nika - Histoire du Moyen-Âge

532
18 janvier

L’empereur Justinien réprime la sédition de Nika


Depuis trois jours, la cité est ravagée par la révolte des factions bleue et verte qui tentent de donner le pouvoir à Hypatios, neveu d’Anastase Ier. Soutenu par son épouse, Théodora et par Bélisaire, commandant de l’armée, Justinien décide de résister et de réprimer les insurgés. Plus de 30 000 hommes sont tués dans l’Hippodrome. Quant à Hypatios, il sera mis à mort le lendemain.
Voir aussi : Empire byzantin - Dossier histoire de Constantinople - Justinien - Bélisaire - Sédition de Nika - Histoire du Moyen-Âge

537
27 décembre

Inauguration de la basilique Sainte Sophie


L'Empereur Justinien inaugure à Constantinople (actuelle Istanbul) la basilique Sainte-Sophie construite par les architectes Anthémios de Tralles et Isidore de Milet. Chef d'œuvre de l'architecture byzantine elle est élaborée avec des matériaux précieux et des éléments pris aux temples de Grèce ou d'Egypte. Sainte-Sophie deviendra une mosquée quand les Ottomans du sultan Mehmet II prendront Constantinople en 1453.
Voir aussi : Dossier histoire de Constantinople - Consécration - Histoire de la Chrétienté









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