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Histoire du Liban

1922
24 juillet

L'Acte de Londres confirme la tutelle française sur le Liban


Suite au Traité de Sèvres qui a démantelé l’Empire Ottoman, le Liban espère acquérir son indépendance. Toutefois, le mandat français établi par ce même traité est confirmé par l’Acte de Londres. Après s’être mobilisé pour que la France établisse les frontières d’un Grand Liban, les Libanais, et notamment les Maronites, militeront pour une indépendance qu’ils n’obtiendront véritablement qu’en 1946. Toutefois, le Liban est immédiatement doté d'un conseil représentatif puis d'une constitution en 1926.
Voir aussi : Traité de Sèvres - Histoire de la Colonisation

1941
14 juillet

Armistice au Liban et en Syrie


Aidées par une division de la France libre dirigée par le Général Catroux, les troupes britanniques contraignent les Vichystes à l’armistice en Syrie et au Liban. Les combats avaient commencé début juin. Le Général Catroux, au nom du Général de Gaulle, promet alors l’indépendance à Damas et à Beyrouth. Mais les français, pressés par les britanniques, ne sont en fait guère enthousiastes et préfèrent reculer l’échéance. De fait, la France ne renoncera à ses mandats que lorsque la guerre sera achevée en 1946, même si l’indépendance officielle du Liban date de 1943.
Voir aussi : Armistice - Histoire de Damas - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale

1943
22 novembre

Indépendance du Liban


Le Liban accède à l’indépendance lorsque le chrétien maronite Béchara El Khoury est relaché de prison. Défenseur de l’indépendance, il avait été élu président de la République. Bien qu’il soit théoriquement libre d’exercer librement son pouvoir, l’armée française reste en place. En août, il parvient à un accord avec le musulman sunnite Riad Solh, accord qui sera la base du pacte national de 1947. Le 22 novembre est depuis la date de la fête nationale.
Voir aussi : Indépendance - Dossier histoire fête nationale - Histoire de l'Etat

1946
août

Les troupes françaises quittent le Liban


Les dernières troupes françaises stationnées au Liban quittent le pays et le laisse enfin libre de toute occupation. Celui-ci pourra se structurer rapidement, malheureusement il devra régulièrement faire face à la présence d’armées étrangères sur son territoire.


1947
7 octobre

Pacte national


Le Liban adopte le Pacte national qui définit les partages de pouvoir entre les différentes communautés. Les chrétiens maronites obtiennent la présidence de la République tandis que les musulmans sunnites reçoivent la tête du gouvernement et les chiites la direction de l’Assemblée. Cette répartition communautaire est destinée à enrayer les risques de guerre civile et s’accompagne de l’abandon des ambitions panarabes du côté musulman. Quant aux chrétiens, ils doivent renoncer à la protection occidentale. Dans les relations extérieures, arabes et occidentaux seront ménagés. Toutefois, la rigueur et les concessions de ce pacte n’empêcheront pas la guerre civile d’éclater vingt ans plus tard.
Voir aussi : Maronites - Histoire de l'Etat

1958
15 juillet

Les troupes américaines au secours de Chamoun


Face à une guerre civile larvée, le Liban voit débarquer à Beyrouth les Marines américains. Les Etats-Unis répondent ainsi à la demande du président maronite Camille Chamoun qui doit faire face à une insurrection de musulmans menés par Rachid Karamé. La crise est née de la conjonction d’une crise politique intérieure et d’un climat international tendu depuis deux ans. Chamoun est accusé par ses détracteurs d’avoir truqué les élections de 1957, détracteurs musulmans qui n’ont d’ailleurs pas apprécié la position pro-occidentale de Beyrouth lors de la crise du canal de Suez en 1956. Ils applaudissent au contraire à la République arabe unie qui intensifie les liens entre l’Egypte et la Syrie désormais baasiste. C’est d’ailleurs ce dernier point qui fait craindre aux Etats-Unis l’instabilité et qui motive leur intervention.
Voir aussi : Histoire des Marines - Histoire des Guerres

1969
3 novembre

Les accords du Caire permettent aux fedayins et Libanais de s'entendre


Fedayins de l’OLP mené par Yasser Arafat et Libanais s’entendent lors des accords du Caire pour trouver une solution aux camps palestiniens qui fragilisent le Liban. Après avoir subi les ripostes israéliennes suites aux attaques palestiniennes et vainement tenté de se débarrasser de ces camps, le gouvernement libanais reconnait leur extraterritorialité. Mais leur présence accroît encore les oppositions entre les communautés libanaises : les chrétiens souhaitent le départ de fedayins soutenus par les musulmans. Tandis que sunnites et phalanges chrétiennes s’apprêtent à s’opposer, des mouvements politiques contestent l’organisation du régime et réclament un système laïc.
Voir aussi : Histoire de l'OLP - Arafat - Histoire du Conflit Israélo-Palestinien

1975
13 avril

La guerre civile éclate au Liban


Après l’assassinat d’un garde du corps du phalangiste Pierre Gemayel, les milices de ce dernier provoquent l’incident d’Aï Remmaneh : 27 palestiniens sont massacrés dans un bus. Déjà victime d’un climat de violence quasi-quotidienne, le Liban s’enfonce à partir de cette date dans la guerre civile. Crées par Gemayel en 1936, les Kataëb - phalanges armées maronites d’inspiration franquiste - s’opposent aux nationalistes et aux progressistes arabes. Le territoire se partagera rapidement entre les deux camps qui s’affrontent dans les rues et multiplient les massacres. L’Etat libanais, dont la crédibilité a été déjà affectée ces dernières années par des crises internes, n’est pas en mesure de réagir : une barrière est-ouest va alors s’ériger entre chrétiens et arabes.
Voir aussi : Guerre du Liban - Maronites - Pierre Gemayel - Histoire des Guerres

1976
16 octobre

Conférence de Riyad


Le Liban, l’OLP et les principales nations arabes tiennent une conférence à Riyad pour régler la guerre civile Libanaise. Après l’appel du président libanais Frangié, l’armée syrienne est intervenue pour occuper le Liban et soutenir les chrétiens. La Syrie joue en fait le statu quo, ce qui n’arrêtera pas les violences. En 1978, les relations entre maronites et Syriens seront interrompues.
Voir aussi : Guerre du Liban - Histoire de l'OLP - Maronites - Soleiman Frangié - Histoire des Guerres

1978
14 mars

Israël lance l'opération Litani pour occuper le sud Liban


Alors qu’arabes et chrétiens s’entredéchirent, Israël décide de mettre en place une zone tampon au sud Liban pour se protéger des attaques des feddayins palestiniens. L’opération prend le nom de Litani car Jérusalem veut occuper et contrôler les terres qui se situent au sud du fleuve et en faire une zone de sécurité. Les réactions internationales sont vives et le Conseil de sécurité de l’ONU réclame dès le 19 mars le retrait des troupes israëliennes dans la résolution 425. Finalement, Tsahal se retirera en juin pour laisser place à la FINUL.
Voir aussi : Dossier histoire de l' ONU - Dossier histoire de l' Etat d'Israël - Guerre du Liban - Histoire de l'OLP - Tsahal - Histoire du Conflit Israélo-Palestinien

1978
13 juin

Attentat contre le fils de Soleiman Frangié


Si le Liban souffre de la guerre entre arabes et maronites, ces derniers se scindent également en deux mouvements qui multiplient les attentats. Ainsi, le fils de l’ancien président Soleiman Frangié est assassiné lors d’un attentat perpétré par des phalangistes de Pierre Gemayel. Ces derniers s’opposent aux négociations avec la Syrie prônés par les premiers. Tandis que les grandes puissances occidentales et l’ONU cherchent à rétablir la paix, la Syrie prend le parti d’un jeu ambigu et finit par occuper une partie plus importante du Liban.
Voir aussi : Guerre du Liban - Maronites - Pierre Gemayel - Soleiman Frangié - Histoire des Guerres

1978
7 septembre

Cessez-le-feu proclamé par la Syrie


Suite aux différentes propositions de paix proposées par les grandes puissances occidentales et au cessez-le-feu immédiat demandé par l’ONU, c’est finalement la Syrie qui décrète la fin des combats. En fait, cette proclamation devient lettre morte car aucun des camps n’est vraiment disposé à cesser le combat, et les successions d’attentats et actions militaires ne permettent pas l’existence d’une situation "lisible".
Voir aussi : Dossier histoire de l' ONU - Guerre du Liban - Histoire des Guerres

1979
18 avril

Saad Haddad proclame l'Etat du Liban-Sud


Le général chrétien Saad Haddad décrète la création de l’Etat libre du Liban-Sud. Saad Haddad et sa milice, l’Armée du Liban Sud (ALS), se sont vus confier par Israël une des positions acquises par cette dernière lors de son intervention de mars 1978. Accusé de trahison par le gouvernement Libanais, le général rebelle prolongera sa coopération avec Israël jusqu’à sa mort en 1984. Quant à l'ALS, elle gardera le contrôle de ce territoire jusqu'à sa dissolution lors du retrait des troupes israélienne en 2000.
Voir aussi : Guerre du Liban - ALS - Histoire des Guerres

1982
juin

Fondation du Hezbollah


En retrait dans la guerre civile et dans la politique du Liban en général, partagés entre sunnites et maronites, les chiites forment un nouveau parti avec le Hezbollah. Créé en réaction à l’invasion israélienne, celui-ci se pensera avant tout comme une organisation militaire de résistance au pays hébreu. Soutenu par l’Iran et la Syrie, le "parti de Dieu" s’imposera assez rapidement dans la région comme une force avec qui compter. Il sera considéré comme une organisation terroriste par certaines puissances occidentales, notamment parce que sa stratégie est faite d’attentats et de prise d’otages.
Voir aussi : Guerre du Liban - Hezbollah - Histoire des Guerres

1982
6 juin

Déclenchement de l'opération "Paix en Galilée"


L'armée israélienne lance l'opération "Paix en Galilée" contre la présence palestinienne au Liban. Elle envahit le Liban et fait le siège de Beyrouth. Vaincue, l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) doit quitter le pays et s'installer en Tunisie. Les troupes israéliennes se retireront du Liban en 1985, tout en maintenant une "zone de sécurité" au sud jusqu'en mai 2000.
Voir aussi : Siège - Dossier histoire de l' Etat d'Israël - Histoire de l'OLP - Histoire de Beyrouth - Tsahal - Histoire du Conflit Israélo-Palestinien

1982
14 septembre

Assassinat de Bachir Gemayel


Alors que les Etats-Unis ont obtenu un cessez-le-feu entre Israël et l’OLP et qu’une force multinationale contrôle le départ des Palestiniens, les Libanais voient leur nouveau président de la République assassiné trois semaines après son élection. Immédiatement, Israël réagit en occupant une partie de Beyrouth, rompant ainsi le cessez-le-feu. La responsabilité est certainement syrienne, mais les Palestiniens paieront cet acte lors du massacre de Sabra et Chatila. Bachir Gemayel, dirigeant phalangiste intransigeant, fils de Pierre Gemayel, mais aussi homme fort du pays qui a su négocier le départ des Palestiniens, est alors remplacé par son frère Amine, moins connu mais plus modéré.
Voir aussi : Guerre du Liban - Histoire de l'OLP - Histoire de Beyrouth - Histoire du Conflit Israélo-Palestinien

1982
16 septembre

Massacre de Sabra et Chatila


Deux jours après l’assassinat de Béchir Gemayel, les phalanges chrétiennes pénètrent le 16 septembre dans les camps palestiniens et Sabra et Chatila. Pendant trois jours, les "forces libanaises" se livrent aux exactions sans être inquiétées. Le bilan s'élèvera à 3 000 morts. Le rôle de Tsahal est d’ailleurs ambigu : les soldats qui stationnaient à proximité ont laissé les mains libres aux phalangistes. L’armée se défendra d’avoir su ce qui se passait alors dans les camps mais beaucoup accuseront les chefs militaires, et notamment Ariel Charon, d’avoir facilité ces crimes.
Voir aussi : Dossier histoire de l' Etat d'Israël - Guerre du Liban - Tsahal - Sharon - Histoire du Conflit Israélo-Palestinien

1983
17 mai

Accord de paix israélo-libanais


Israël et le Liban concluent un accord de paix, notamment grâce à l’action diplomatique menée par les Etats-Unis en la personne de George Schultz. Mais cet accord n’est reconnu ni par l’OLP, ni par la Syrie, ni par l’URSS. En fait il n’aura aucun effet, et sera annulé par le gouvernement libanais le 5 mars 1984. Quant aux troupes israéliennes, elles quitteront le Liban en 1985 et stationneront encore dans le sud jusqu'en 2000.
Voir aussi : Dossier histoire de l' Etat d'Israël - Guerre du Liban - Histoire de l'OLP - Histoire des Guerres

1983
23 octobre

Attentats à Beyrouth


A 6h20 du matin un camion-suicide palestinien frappe le quartier général des forces américaines à Beyrouth, tuant 241 soldats américains. Deux minutes plus tard c'est au tour de l'immeuble abritant des parachutistes français le Drakkar, d'exploser: Bilan: 58 morts. Mandatés par l'ONU, les marines américains et les parachutistes français devaient faire respecter la paix civile au Liban. Devant les difficultés à remplir leur mission ils quitteront la pays en févier 1984.
Voir aussi : Attentat - Histoire de Beyrouth - Histoire du Terrorisme

1986
8 mars

Des journalistes français otages au Liban


Une équipe de journalistes de la chaîne Antenne 2 est enlevée par le Jihad islamique à Beyrouth. Le groupe justifie le rapt de Philippe Rochot, Georges Hansen, Aurel Cornéa et Jean-Louis Normandin en évoquant l'expulsion de France de deux Irakiens opposés au régime de Bagdad. A quelques jours des élections législatives, le Premier ministre Laurent Fabius déclare: "Nous ne céderons pas au chantage. Céder signifierait mettre en péril des Français partout dans le monde." Le 6 mars, le Jihad avait annoncé l'exécution du chercheur au CNRS Michel Seurat.
Voir aussi : Journalistes - Otages - Histoire du Terrorisme









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