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http://www.linternaute.com/histoire/magazine/magazine/dossier/histoire-belgique/wallons-flamands.shtml

La Belgique, entre union et désunion
 

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Un pays divisé
 
La Belgique est coupée en deux entre Wallons au sud et Flamands au nord
 

Il existe trois communautés culturelles et linguistiques en Belgique : les Flamands, majoritaires, les Wallons qui parlent français et la communauté germanophone, minoritaire.

Le français, langue de l'aristocratie

En 1830, date de son indépendance, la Belgique se divise alors en deux entités géographiques et culturelles distinctes. Pour la partie wallonne au sud, l'indépendance est l'occasion d'une séparation avec les Flandres, au nord. A la création du nouvel Etat, le français, alors langue des élites et de l'aristocratie, devient langue officielle et entraîne la vexation progressive d'élus flamands préoccupés de l'avenir de leur langue (ce n'est d'ailleurs qu'en 1930 que la première université en langue flamande est construite). Un "mouvement flamand" se construit alors en réaction à cette situation. Un antagonisme latent se creuse au long du XIXe siècle entre les deux communautés principales du pays.

Une séparation linguistique et économique

Cette séparation devient autant linguistique qu'économique. Le commerce international qui se développe à la fin du XIXe siècle profite aux Flandres et à ses ports (Zeebruge par exemple) alors que la Wallonie, dont l'économie était avant tout bâtie sur les industries lourdes et l'exploitation du charbon, est durement touchée par les conséquences de la crise de 1929. D'autre part, entre les deux guerres mondiales, des épisodes isolés accroissent le fossé entre les deux communautés. A partir de 1930, le gouvernement central décide ainsi d'instaurer l'emploi exclusif du néerlandais en Flandres et du français en Wallonie dans l'administration et les écoles.

La "Question royale"

La scission linguistique et économique dérive progressivement vers la sphère politique. Dans l'entre-deux-guerres, des mouvements extremistes séparatistes commencent à apparaître, comme le Rexisme wallon de Léon Degrelle et le Front Partij Flamand. Après la Seconde Guerre mondiale, c'est la "Question Royale" qui coupe la Belgique en deux. Tandis que les Flamands sont favorables au retour sur le trône du roi Léopold III, les Wallons s'y opposent. Cette fracture au sujet de l'identité du monarque provoque de violentes émeutes en Wallonie, calmées par l'abdication de Léopold III en faveur de son fils Baudoin Ier.



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