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Nébuleux, complexe, malin... Beaucoup d'adjectifs peuvent le définir, mais que sait-on exactement de Nostradamus ?
Médecin voyageur On sait peu de choses de Nostradamus. De son vrai nom Michel de Nostredame, il est né le 14 décembre 1503 à Saint-Rémy-de-Provence. Après des études de Lettres humaines à Avignon, il part à Montpellier, où il devient médecin à l'âge de 22 ans. En 1531, on trouve trace de lui à Agen. Il y devient père de deux enfants, qu'il perd rapidement, frappés par la peste. De 1540 à 1545, il voyage à travers la France puis est appelé à Aix pour tenter d'éradiquer la peste. Il y expérimente alors sa "pharmaceutie" à base de roses. En 1547, il revient définitivement s'installer à Salon-de-Provence et y restera jusqu'à sa mort, en 1566. Pendant ces 20 ans, quelques allers-retours en Italie lui font découvrir les vertus thérapeutiques de la confiture, qu'il contribue à diffuser en France.
Mystères autour de sa biographieSi la trajectoire de Nostradamus est celle d'un héros de roman, plusieurs témoignages, dont celui de son fils César, ("Histoire et chronique de Provence") ont brouillé la biographie du "prophète". A l'époque où il voyage à travers la France pour mettre en pratique ses talents de médecin, il se dit par exemple que Michel de Nostredame est appelé à Lyon pour soigner les malades. Or, les archives de la ville de Lyon n'attestent pas clairement de son passage... De même, pendant la période de semi-errance (1540-1545) qu'il traverse, certains affirment que Michel de Nostredame aurait embarqué pour l'Egypte. Difficile donc de retracer avec précision l'itinéraire d'un homme qui, par nécessité et par choix, avait pris goût au voyage...
Des plantes qui ont changé le cours de sa vie A partir de 1547, Michel de Nostredame commence à s'intéresser à l'astrologie. Observant le ciel sur le toit de sa maison, il se met à écrire des calendriers basés sur les astres, les almanachs, qu'il signe d'un nouveau nom : Michel de Nostradamus. Entre-temps, en voulant soigner sa vue, Nostradamus commence à consommer une plante, l'épervière, qui va bouleverser son existence. Ce stimulant provoque chez lui des agitations mentales comparables à des transes : pendant ces "crises", Nostradamus assure s'extraire du réel et voyager dans l'espace-temps... Une acuité qui lui aurait permis de rédiger ses Centuries, fameux quatrains énigmatiques groupés par centaines, dont le premier volume est publié en 1555. Dès lors, le docteur enfile définitivement son costume de "prophète". » Lire la suite : Qui a cru Nostradamus ?
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