Dossier histoire de l' insurrection de Budapest

Histoire de l' insurrection de Budapest

SommaireEn DétailDates

  Dates  

1949
15 octobre

Rajk est exécuté


Accusé d’être un titiste, László Rajk est exécuté après avoir subi diverses tortures. Arrêté par le stalinien Rákosi, secrétaire général du Parti communiste de Hongrie, Rajk avait été porté au poste de ministre des affaires étrangères, en 1948. Son exécution sera le témoignage de la volonté de Rákosi de supprimer toutes éventuelles oppositions à son pouvoir. Mais dans un contexte où la Hongrie tentera de se libérer, Rajk sera réhabilité, en mars 1956.
Voir aussi : Dossier histoire de l' insurrection de Budapest - Histoire des Assassinats

1953
4 juillet

Rákosi est remplacé par Imre Nagy


Au lendemain de la mort de Staline, Mátyás Rákosi, qui soutenait fortement la politique du défunt, est contraint à quitter son poste de Président du Conseil hongrois. Il laisse ainsi la place à Imre Nagy, qui n’entend pas gouverner de la même manière. En effet, ce dernier soutient plutôt une politique de libéralisation. Rákosi conservera la tête du Parti communiste et parviendra à destituer temporairement Nagy en avril 1955. Il sera toutefois définitivement relevé de ses fonctions par l’URSS en 1956.
Voir aussi : Dossier histoire de l' insurrection de Budapest - Imre Nagy - Rakosi - Histoire des Elections

1955
18 avril

Imre Nagy est démis de ses fonctions


Président du Conseil de Hongrie depuis juillet 1953, Imre Nagy est destitué par les membres du Parti communiste, qui voient d’un mauvais œil sa politique de libéralisation. On ira jusqu’à l’exclure totalement du Parti. Rákosi en profite alors pour reprendre le pouvoir, mais de manière très brève puisqu’il sera démis de ses fonctions peu de temps après. L’insurrection qui a lieu à Budapest conduira à la restitution de Nagy fin octobre 1956.
Voir aussi : Dossier histoire de l' insurrection de Budapest - Imre Nagy - Rakosi - Histoire des Elections

1955
14 mai

Le pacte de Varsovie


L'Albanie, la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la RDA, la Roumanie, l'URSS et la Tchécoslovaquie signent un pacte militaire à Varsovie (Pologne). Ce pacte d'amitié et d'assistance mutuelle est conçu comme une riposte à l'intégration de la RFA, réarmée, aux forces de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) créée en 1949 par les Occidentaux. Il concrétise l'opposition entre les deux blocs Est et Ouest. En 1991, l'organisation militaire sera dissoute et les troupes soviétiques évacueront les anciens pays du Pacte.
Voir aussi : Dossier histoire de l' URSS - Dossier histoire de la guerre froide : la coexistence pacifique (1953-1962) - Dossier histoire de l' insurrection de Budapest - Histoire de Varsovie - Histoire du Pacte de Varsovie - Histoire des Traités

1956
24 février

Khrouchtchev dénonce les crimes staliniens


Lors du XXème Congrès du Parti communiste d'URSS, le Premier secrétaire Nikita Khrouchtchev brosse un bilan désastreux des années Staline (1941-1953). Pendant sept heures, il lira un rapport édifiant sur les "purges staliniennes" et remettra en cause les qualités militaires du "petit père des peuples". Ces accusations provoqueront la scission du PC d'URSS avec le PC chinois de Mao Tsé-toung qui défendra la mémoire de Staline.
Voir aussi : Dossier histoire de l' URSS - Dossier histoire de la guerre froide : la coexistence pacifique (1953-1962) - Staline - Dossier histoire de l' insurrection de Budapest - Khrouchtchev - Histoire des Partis

1956
28 juin

Les Polonais se révoltent à Poznan


Les ouvriers polonais se réunissent dans la ville de Poznan afin d’obtenir le retrait des troupes soviétiques. Les émeutes sont violemment réprimées et font plus de cinquante morts. Ces premières manifestations influeront sans conteste sur les soulèvements organisés en Hongrie au cours du mois d’octobre.
Voir aussi : Dossier histoire de l' insurrection de Budapest - Histoire de l'Opposition

1956
18 juillet

Démission forcée de Rákosi


Revenu au pouvoir après la destitution de Imre Nagy, Mátyás Rákosi est relevé de toutes ses fonctions par l’URSS. Quelques mois plus tôt, Khrouchtchev prononçait un discours alarmant sur les années de Staline, ce qui amorça le processus de déstalinisation. C’est Enö Gerö qui remplace Rákosi. Lors de l’insurrection de Budapest, qui éclatera le 23 octobre lorsque Gerö donne l’ordre de tirer sur des manifestants, Rákosi se réfugiera en URSS.
Voir aussi : Dossier histoire de l' insurrection de Budapest - Imre Nagy - Rakosi - Eno Gero - Histoire de l'Opposition

1956
21 octobre

Gomulka reprend le pouvoir en Pologne


Vladislav Gomulka est élu Premier secrétaire du comité central du POUP – Parti ouvrier unifié polonais. En 1949, il avait été destitué du même poste et exclu du parti. Emprisonné de 1951 à 1954, il avait ensuite été réhabilité par Khrouchtchev. Cette réélection suit de près les manifestations ouvrières organisées quelques mois plus tôt à Poznan dans le but de démocratiser la politique polonaise et d’obtenir le retrait des troupes soviétiques. Cet événement se répercutera en Hongrie, où les étudiants se réuniront pour soutenir la Pologne et obtenir le retrait des troupes soviétiques dans leur pays également.
Voir aussi : Dossier histoire de l' URSS - Dossier histoire de la guerre froide : la coexistence pacifique (1953-1962) - Dossier histoire de l' insurrection de Budapest - Histoire des Elections

1956
23 octobre

Soulèvement anti-communiste en Hongrie


Budapest se soulève contre l'URSS qui occupe le pays depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Les Hongrois réclament le retour à la présidence du communiste modéré Imre Nagy. Les Soviétiques accepteront. Mais le nouvel homme fort de la Hongrie insufflera un élan démocratique à tout le pays et il ne tardera pas à prôner la séparation avec l'URSS. Les troupes soviétiques envahiront Budapest dès le 4 novembre pour mettre fin à l'insurrection hongroise. La rébellion fera 25 000 victimes et Imre Nagy sera exécuté en juin 1958.
Voir aussi : Dossier histoire de l' URSS - Dossier histoire de la guerre froide : la coexistence pacifique (1953-1962) - Soulèvement - Histoire du Parti Communiste - Histoire du PC - Histoire de l'Opposition

1956
24 octobre

Imre Nagy récupère le pouvoir


Pour apaiser les tensions insurrectionnelles de Budapest, le comité central décide de confier une nouvelle fois le pouvoir à Imre Nagy. János Kádár est alors nommé premier secrétaire du Parti communiste, à la place de Gerö. Nagy parviendra à négocier le retrait des troupes de l’Armée rouge, à Budapest. Il sera toutefois entraîné par l’insurrection populaire contre l’URSS.
Voir aussi : Dossier histoire de l' insurrection de Budapest - Imre Nagy - Eno Gero - Histoire de la Politique

1956
28 octobre

L’Armée rouge se retire de Budapest


Suite aux négociations d’Imre Nagy, revenu au pouvoir au lendemain de l’insurrection, les troupes soviétiques quittent la capitale hongroise. Cinq jours plus tôt, Enö Gerö donna l’ordre de tirer dans la foule, alors réunie sur la place Bem, pour manifester contre la présence soviétique. C’est ainsi que l’insurrection éclata. Malgré le retour de Nagy, les manifestants se procurèrent des armes et les affrontements se firent de plus en plus violents. C’est donc pour apaiser les tensions que le nouveau chef du gouvernement obtient le départ de l’Armée rouge.
Voir aussi : Dossier histoire de l' URSS - Dossier histoire de la guerre froide : la coexistence pacifique (1953-1962) - Dossier histoire de l' insurrection de Budapest - Imre Nagy - Histoire de l'Armée rouge - Histoire de la Politique

1956
1 novembre

Imre Nagy met en place un gouvernement de coalition


Au pouvoir après le retrait des troupes soviétiques de la capitale, Imre Nagy est rapidement entraîné par les insurgés sur la voie démocratique. Il forme alors un gouvernement de coalition afin d’extraire le pays du pacte de Varsovie. Il présente également une requête à l’ONU dans le but d’obtenir la reconnaissance de la neutralité du pays. Les troupes soviétiques ne tarderont pas à réagir en envahissant à nouveau Budapest.
Voir aussi : Dossier histoire de l' URSS - Dossier histoire de l' insurrection de Budapest - Imre Nagy - Histoire du Pacte de Varsovie - Histoire de l'Opposition

1956
4 novembre

L’armée soviétique intervient à Budapest


Les troupes soviétiques entrent dans la capitale hongroise afin de mettre un terme à l’insurrection, qui sévit depuis le 23 octobre. Moscou n’a pas supporté le comportement du chef du gouvernement Imre Nagy, qui avait formé un gouvernement de coalition quelques jours plus tôt. Les négociations sont interrompues tandis que János Kádár met en place un gouvernement d’opposition, soutenu par l’URSS. Le feu est ouvert et, malgré leur résistance, les insurgés ne peuvent tenir tête aux quelques 2000 chars soviétiques. Ils sont totalement écrasés. Plus de 25 000 d’entre eux périssent à Budapest, tandis qu’une dizaine de milliers d’autres sont déportés. La lutte se poursuivra toutefois en province, durant près de deux semaines. Quant à Imre Nagy, il sera arrêté et conduit en Roumanie, avant d’être exécuté en 1958.
Voir aussi : Dossier histoire de l' URSS - Dossier histoire de la guerre froide : la coexistence pacifique (1953-1962) - Dossier histoire de l' insurrection de Budapest - Imre Nagy - Histoire de l'Armée rouge - Histoire de l'Opposition

1958
29 janvier

Imre Nagy est exécuté


Le chef du gouvernement de coalition hongrois est exécuté à Budapest. Lorsque les troupes soviétiques firent leur entrée dans la capitale, il put se réfugier à l’ambassade de Yougoslavie. Le sauf-conduit qu’il obtint le 22 novembre ne lui permit pas d’échapper à son arrestation. Déporté en Roumanie, il dut attendre son procès durant plus d’un an. L’annonce officielle de son exécution sera faite le 17 juin.
Voir aussi : Dossier histoire de l' insurrection de Budapest - Imre Nagy - Histoire des Assassinats




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