Une époque très étudiée

L'"expérience amarnienne" a passionné de nombreux égyptologues. Epoque hors-normes, ce règne a laissé beaucoup de traces : en effet, Amarna, le site archéologique d'Akhetaton ("L'Horizon d'Aton"), capitale fondée par le pharaon, est la seule ville d'Egypte antique à n'avoir pas été recouverte par les générations suivantes.

La découverte des tablettes d'Amarna

Le site d'Amarna a livré ses premières révélations sur le règne d'Akhenaton en 1887, grâce à la découverte des "tablettes d'Amarna". Ecrites en akkadien cunéiforme, langue diplomatique de l'époque, elles racontent la correspondance entre Akhenaton et les dirigeants de la Syrie et de la Palestine ainsi qu'avec les rois de Babylone, d'Assyrie et du Mitanni.

Le mythe d'un Akhenaton mystique

Le site a commencé à être réellement exploré après cette découverte. Parmi les chercheurs, Sir Flinders Petrie, considéré comme le "père de l'archéologie moderne", a laissé des publications d'une grande valeur. Après ses relevés, le site fut en effet régulièrement vandalisé par les villageois des alentours. C'est de cette époque que date l'image d'un Akhenaton mystique, poète génial et premier monothéiste.

La part d'ombre d'Akhenaton

Depuis 1977, la Egypt Exploration Society procède à la fouille systématique du site d'Amarna, sous la direction de Barry J. Kemp, professeur à l'Université de Cambridge. Les dernières hypothèses contrarient complètement la vision qu'en ont eue les chercheurs du XIXe siècle : pour beaucoup, il serait un tyran, un despote athé et calculateur !

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